<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206</id><updated>2012-02-16T07:16:05.030-08:00</updated><category term='ESISC'/><category term='Aménagement Territoire'/><category term='Albert Fischler'/><category term='Social'/><category term='Biographie'/><category term='IFG'/><category term='Ecologie'/><category term='Hélène Rousselot'/><category term='Economie'/><category term='Sciences Po'/><category term='Adrien Fauve'/><category term='EHESS'/><category term='Géopolitique'/><category term='Juliette Le Doré'/><category term='Renaud François (Lcl)'/><category term='Serge Prévot'/><title type='text'>Eurokaz Research</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>16</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-6881810338805595480</id><published>2010-03-22T16:00:00.000-07:00</published><updated>2010-03-27T00:30:46.275-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ESISC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géopolitique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Renaud François (Lcl)'/><title type='text'>Asie Centrale : Entre mythes et réalités, l'état de la menace islamiste</title><content type='html'>&lt;div class="Section1" align="justify"&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Si tout au long de l’année 2009, la stratégie américaine pour l'Afghanistan et le Pakistan, plus connue sous le diminutif d’&lt;i&gt;Af-Pak&lt;/i&gt;, a dominé l’essentiel du débat géopolitique, il semble bien que, malgré l’émergence de nouveaux points particulièrement chauds comme le Yémen, la Somalie et l’Afrique du Nord, l’&lt;i&gt;Af-Pak &lt;/i&gt;continuera d’occuper les tous premiers rôles en 2010. Avec, en toile de fond, les éventuels dommages collatéraux sur la stabilité de l’Asie centrale. Depuis l’effondrement de l’empire soviétique, les républiques centrasiatiques ont fait, chacune à sa manière, tant bien que mal et avec plus ou moins de retenue, face aux tentatives de déstabilisation de la part des mouvements islamistes. Les récents développements militaires dans la zone &lt;i&gt;Af-Pak &lt;/i&gt;- offensive généralisée des forces de la coalition et des forces afghanes contre les Talibans (Opération &lt;i&gt;Moshtarak &lt;/i&gt;- Ensemble - dans la province du Helmand), opérations d’envergure de l’armée pakistanaise contre les islamistes des zones tribales - font craindre un retour massif des militants extrémistes vers les pays centrasiatiques dont ils sont majoritairement issus.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;D’autre part, le soutien indirect grandissant de certaines des républiques centrasiatiques - Kazakhstan, Kirghizistan et Ouzbékistan - aux opérations militaires de la coalition en Afghanistan pourrait servir de prétexte à un regain d’activités subversives des mouvements clandestins qui, en remettant en cause le fragile équilibre politique, chercheraient à renverser les régimes issus de la chute de l’URSS et à instaurer le Califat [1]. &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;1.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Un redéploiement logistique à hauts risques &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Dès le début des opérations militaires en Afghanistan, les forces aériennes de la coalition ont eu recours à des facilités sur les territoires du Kirghizistan, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les États-Unis ont disposé, jusqu’à fin 2005, de la base aérienne de Karshi-Khanabad en Ouzbékistan. Évincés de cette base, à la suite des critiques formulées à l’encontre du président Islam Karimov pour sa « &lt;i&gt;gestion de la crise &lt;/i&gt;» d’Andijan[2], ils ont néanmoins effectué, en mai 2009, aux termes d’un accord négocié entre la Corée du Sud et les autorités ouzbèkes[3], leur retour dans le pays, sur la base de Navoï, au Nord-est de Boukhara. Ils disposent également, depuis 2001, d’une base aérienne au Kirghizistan, la base de Manas- Bichkek. Les forces aériennes françaises sont implantées depuis 2002 sur la base de Douchanbé au Tadjikistan. Quant aux forces terrestres allemandes, elles disposent d’une base à Termez, en Ouzbékistan, à la frontière avec l’Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Si cette présence n’a, jusqu’à présent, jamais fait l’objet de la moindre menace ou tentative d’attaque de la part des mouvements islamiques, il semble bien que la décision de ces trois républiques centrasiatiques de permettre l’utilisation de leur territoire pour le transit de fret à destination de la coalition change considérablement la donne géopolitique. Elle pourrait bien constituer le point de départ d’une nouvelle agitation.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Depuis bientôt neuf ans, la logistique des forces américaines et des troupes de l’OTAN en Afghanistan, repose sur des flux logistiques terrestres qui, en provenance du port pakistanais de Karachi, pénètrent en Afghanistan via la passe de Khyber. Pour faire face à la recrudescence des attaques talibanes sur ces itinéraires, la coalition a revu sa stratégie logistique et mis sur pied un axe routier et ferré complémentaire qui, de la Russie à l’Afghanistan, traverse l’Asie centrale.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ce nouveau réseau logistique, appelé le &lt;i&gt;Northern Distribution Network &lt;/i&gt;(NDN) - Réseau de Distribution Nord (RDN) -, est composé de trois branches. Une branche nord qui, partant du port letton de Riga, débouche au Kazakhstan après avoir traversé le territoire russe. Une branche sud qui prend naissance à Poti, port géorgien sur la Mer noire, et qui traverse la Géorgie, puis l’Azerbaïdjan et franchit ensuite la Mer Caspienne. Branche nord et branche sud se rejoignent au Kazakhstan pour former la branche centrasiatique. Cette dernière traverse successivement le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et le Kirghizistan, avant de pénétrer en Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Cette « participation » à l’effort de guerre de la coalition, même s’il ne s’agit que d’autoriser le transit d’équipements non létaux, place désormais ces trois pays au sein d’un conflit dont on redoute qu’il pourrait se propager bien au-delà de l’Afghanistan. Trois facteurs semblent être en mesure de contribuer à cette éventuelle propagation. En premier lieu, les mouvements islamiques traditionnels centrasiatiques. Dans un deuxième temps, mais dans une moindre mesure, al-Qaïda. Dernier facteur enfin, l’attitude des dirigeants politiques centrasiatiques eux-mêmes, dont les excès en matière de répression peuvent expliquer la radicalisation des mouvements religieux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;2.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Les différents mouvements islamiques centrasiatiques &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;L’implication grandissante des mouvements islamiques a été mise en évidence en septembre 2009 au moment où l’on a assisté à une recrudescence des activités dans la province afghane de Kunduz. Cette province septentrionale, frontalière du Tadjikistan, sous contrôle des troupes allemandes, était jusqu’à présent restée relativement calme. Selon les autorités locales, les dernières attaques talibanes dans cette province - dont la très médiatique prise de deux dépôts de carburants au mois de septembre 2009 - ont impliqué des combattants islamistes d’origine centrasiatique. Des attaques sur des véhicules militaires allemands ont également eu lieu dans la région et les Talibans auraient procédé à des envois importants de renforts vers les provinces nord. Ces renforts seraient majoritairement composés de militants appartenant à l’&lt;i&gt;Islamic Movement of Uzbekistan &lt;/i&gt;(IMU) - Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MIO).&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;a) L’&lt;i&gt;Islamic Movement of Uzbekistan &lt;/i&gt;(IMU) - Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MOI)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Actifs, dans les années 1990, en Ouzbékistan ainsi que dans d’autres pays centrasiatiques, les partisans de ce mouvement se sont, dans un premier temps, repliés en Afghanistan avant de trouver refuge au sein des zones tribales pakistanaises à partir de 2001, lors du début de l’offensive américaine en Afghanistan. Leurs effectifs seraient d’environ 5.000 combattants et ils auraient pris part, aux côtés du &lt;i&gt;Tehrik-i-Taliban Pakistan &lt;/i&gt;(TTP) - Mouvement des Talibans du Pakistan -, aux combats contre les forces armées pakistanaises ainsi qu’à la plupart des attentats commis en 2009 au Pakistan (une moyenne de sept attentats par jour, plus de 3.000 morts et 7.334 blessés).&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Une des branches les plus radicales du MIO, &lt;i&gt;Islamic Jihad Union &lt;/i&gt;- l’Union du Jihad islamique -, est connue pour ses liens avec des émigrés turcs et afghans en Allemagne. C’est cette branche que la police fédérale allemande soupçonne d’avoir planifié des attentats contre des aéroports, des restaurants, des cafés, une base américaine ainsi qu’à Berlin, contre l’ambassade d’Ouzbékistan. L’objectif visé était de déclencher une vague de protestations qui aurait conduit la population allemande à demander le retrait des troupes d’Afghanistan et de la base de Termez, à la frontière ouzbéko-afghane.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Depuis le deuxième semestre 2009, on assiste à un net regain des activités du MIO, tant en Afghanistan que sur le territoire des anciennes républiques socialistes soviétiques d'Asie centrale. Fin juin 2009, les forces kirghizes annoncent avoir abattu huit militants du MIO[4], cinq à proximité de Jalal-Abad et trois dans la région d’Osh, deux villes voisines de la frontière orientale de l’Ouzbékistan. Le 19 octobre, les gardes-frontières kirghizes annoncent la reddition d’une poignée de militants armés dans l'enclave tadjike de Vorukh, au coeur de la province de Batken au Kirghizistan. La veille, les forces de police tadjikes avaient abattu quatre militants du MIO, lors d’une fusillade dans la ville d’Isfara, une ville de la vallée de la Ferghana, à proximité des frontières kirghize et ouzbèke. Ces quatre militants étaient fortement suspectés d’avoir pris part, en septembre 2009, à l’assassinat d’un inspecteur du ministère de l’Intérieur dans cette même ville d’Isfara[5].&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les autorités locales afghanes affirment que les 15 militants capturés par les forces américaines, le 11 octobre 2009, dans la province de Kunduz appartenaient au MIO[6]. Le ministère afghan de la Défense estime à un peu plus de 4.000 le nombre des mercenaires étrangers affiliés à ce mouvement qui opèrent dans les provinces nord de l’Afghanistan. Ce regain d’activités du MIO intervient au milieu de changements importants à la tête du mouvement. Selon certains experts, la mort, en août 2009, de son leader, Tokhir Yuldashev, éliminé par un missile tiré depuis un drone américain, a créé un vide dans lequel se serait engouffré le « &lt;i&gt;supposé &lt;/i&gt;» nouveau leader de ce mouvement, Abdur Rahman. Pour Bill Roggio, l’auteur d’un blog sur la guerre d’Afghanistan, le &lt;em&gt;Long War Journal&lt;/em&gt;[7], « &lt;i&gt;Tokhir Yuldashev s’était contenté d’être le bras armé des Talibans au Pakistan et, ce faisant, il avait perdu de vue les objectifs initiaux du MIO, à savoir le renversement des autorités ouzbèkes et l’instauration du Califat &lt;/i&gt;». Paul Quinn-Judge, directeur du programme Asie centrale de l’&lt;i&gt;International Crisis Group &lt;/i&gt;(ICG), pense que « &lt;em&gt;la disparition de ce leader connu pour son dogmatisme et son absence de charisme&lt;/em&gt;[8] » a ouvert la voie à une nouvelle race de dirigeants plus extrémistes.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ce qui est symptomatique c’est que, dans les deux mois qui ont suivi la disparition de Tokhir Yuldashev, le regain d’actions violentes de la part des militants du MIO dans les provinces septentrionales de l’Afghanistan et en direction du Tadjikistan semble indiquer que des chefs beaucoup plus audacieux et agressifs ont bien succédé à la vieille garde. S’il se confirme que c’est Abdur Rahman, d’origine tartare, qui a pris les rênes du mouvement, cela signifierait alors que le MIO est sur le point de se transformer en un mouvement transnational, aux antipodes du mouvement djihadiste ouzbèk original. Paul Quinn-Judge estime, par ailleurs, que de nombreux militants tchétchènes et daghestanais sont en train de rejoindre ses rangs.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Pour Andreï Grozin, directeur du Département Asie centrale à l'Institut de la CEI à Moscou, dans une interview à &lt;i&gt;Eurasianet&lt;/i&gt;, le 19 octobre 2009, « les &lt;i&gt;conditions sont réunies pour un retour en force du MIO sur le terrain centrasiatique et la détérioration des conditions socioéconomiques est un puissant levier que les leaders du MIO ne manqueront pas d’actionner pour influer sur les populations locales &lt;/i&gt;».&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;b) Le &lt;i&gt;Hizb ut-Tahrir al-islami &lt;/i&gt;(HTI) - Parti Islamique de Libération&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;D’un pouvoir de nuisance parfois comparé à celui d’al-Qaïda, le mouvement &lt;i&gt;Hizb ut-Tahrir al-islami &lt;/i&gt;(HTI) est une organisation panislamiste d’obédience sunnite dont le principal objectif stratégique est la création d’un Califat mondial appelé à remplacer l’ensemble des gouvernements nationaux en unifiant tous les peuples musulmans. Le HTI rejette toute autre forme de régime et de société, et n’envisage la réalisation de la &lt;i&gt;Shari’a &lt;/i&gt;que dans le cadre du Califat. Aussi appelé Parti islamique de libération, le HTI prône la non-violence.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Cependant, depuis la fin de 2007, ce mouvement s’est montré beaucoup plus actif sur le plan militant. Bien implanté en Asie centrale et dans certaines régions d’Europe - en particulier au Royaume-Uni[9] - ce mouvement se targue d’être activement présent dans une quarantaine de pays. Il annonce des effectifs compris entre 5.000 et 10.000 membres et se réclame du soutien de plusieurs centaines de milliers de partisans de par le monde[10]. Il est réputé détenir de sérieuses places fortes dans la vallée de la Ferghana, une vallée particulièrement frondeuse et agitée que se partagent l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan. Selon Vitaly Ponomarev, expert de l’Asie centrale pour le groupe russe de défense des droits de l’homme Memorial, « &lt;em&gt;de tous les mouvements islamiques autrefois bannis en URSS, le HTI est le seul qui, avec ses dizaines de milliers de membres, se classe parmi les mouvements de masses&lt;/em&gt;[11] »&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Fondé en 1953 par Taqiuddin an-Nabhani à Jérusalem-Est, à l’époque administrée par la Jordanie, ce mouvement, après quelques expériences malheureuses à la fin des années 1960 - implication dans la préparation de coups d’Etat ratés en Syrie, Jordanie et Égypte – se recentre sur l’action politique. Il considère le monde entier comme son terrain de manoeuvre et il envisage la conquête des Etats impérialistes et la chute des despotes qui gouvernent les pays musulmans. Ce but est clairement exprimé dans des livres tels que : « &lt;i&gt;Le Régime islamique »&lt;/i&gt;, « &lt;i&gt;La Démocratie est un système des infidèles »&lt;/i&gt;, « &lt;i&gt;La Politique islamique »&lt;/i&gt;, « &lt;i&gt;La Société islamique »&lt;/i&gt;, ainsi que dans toute une série d’autres livres traduits de l’arabe et distribués dans les langues vernaculaires de la région centrasiatique.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;En Asie centrale, le HTI est essentiellement actif en Ouzbékistan, pays profondément laïc qui entend maintenir une stricte séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir religieux, et dont 80% de la population est d’obédience sunnite. Le caractère répressif du pouvoir d’Islam Karimov, des conditions de vie déplorables, une économie gangrenée par la corruption et la banalisation de la torture associée à une liberté d’expression quasiment inexistante constituent le terreau particulièrement fertile de l’islamisme dans ce pays et expliquent le regain de popularité récent qu’ont connu, à la fois, le HTI et le MIO.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Selon un dissident du HTI, Saidakbar Oppokhodjayev, la doctrine politique du HTI se focalise exclusivement sur l’Ouzbékistan et est dirigée contre son président Islam Karimov[12]. Ce qui pousse de nombreux observateurs à considérer le HTI plus comme une organisation militante qui vise au renversement de Karimov que comme une organisation pacifique qui chercherait à unir les musulmans.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Au Kirghizistan, les autorités avaient, autrefois, une attitude relativement plus permissive. Les mouvements islamistes étaient tolérés à condition qu’ils se tiennent tranquilles et ne causent aucun problème aux autorités. Mais depuis la Révolution des tulipes, en mars 2005, le président Kourmanbek Bakiev a adopté une attitude beaucoup plus rigide. Implanté dans le sud du pays, le HTI serait impliqué, avec le MIO, dans des attaques contre des forces de police. Beaucoup redoutent de voir les autorités kirghizes prendre les mêmes mesures drastiques que celles adoptées par l’Ouzbékistan et de nombreux observateurs craignent que le président Bakiev, endossant le rôle de supplétif de son homologue ouzbek Karimov, ne propulse son pays au centre du cercle vicieux « provocation-répression » qui ne peut que profiter aux islamistes.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Au Tadjikistan, où le Parti de la Renaissance islamique (PRI) est, à l’heure actuelle, le seul parti politique islamique autorisé, le HTI est interdit depuis 2004, et depuis cette date une quarantaine de militants a été jugée. De nombreuses caches ont été découvertes et des imprimeries clandestines démantelées. Le HTI est quasiment inactif au Kazakhstan et au Turkménistan.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Bien que, dans les pays où il est le plus actif, de nombreuses campagnes et opérations aient été menées contre ses militants, le HTI est relativement résilient et a fait, à plusieurs reprises, la preuve de sa capacité à recruter rapidement de nouveaux militants. Les autorités centrasiatiques ont semblé, ces derniers temps, marquer de nombreux points contre le HTI.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;De ce fait, en réduisant les capacités d’action de ce mouvement, elles semblent éloigner la menace qui pèse contre elles. Paradoxalement, la façon dont elles s’y prennent – arrestations et emprisonnements arbitraires, violences inutiles - pourrait pousser les mouvements islamistes à se radicaliser. &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l6 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;3.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Le facteur al-Qaïda &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l6 level1 lfo3"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La capacité d’Oussama Ben Laden à faire la part des choses entre l’essentiel et l’accessoire constitue l’une des principales caractéristiques de sa personnalité. En raison de cette constante, les principaux objectifs des autres mouvements islamiques - rayer Israël de la carte et renverser les régimes « &lt;i&gt;corrompus &lt;/i&gt;» d’Asie centrale - ne figurent pas au premier rang des ses préoccupations.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La relative indifférence de Ben Laden ne doit cependant pas être prise comme l’expression d’un désintérêt certain mais plutôt comme la traduction de ses réflexions sur la réalité des choses. L’Asie centrale, qu’al-Qaïda définit comme la zone s’étendant, d’Ouest en Est, de la Tchétchénie à la province chinoise du Xinjiang, a toujours suscité l’intérêt de Ben Laden.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Mais, en raison de l’activisme récurent des Wahhabites et des Salafistes, ce dernier n’a jamais jugé nécessaire de consacrer d’énormes moyens à la lutte contre les pouvoirs en place.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#1f497d;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;a) Naissance de l’activisme islamique centrasiatique&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;L’invasion et l’occupation russes de l’Afghanistan en 1979 constituent le point de départ de l’activisme islamique en Asie centrale. Au lieu de renforcer la main mise soviétique sur l’Afghanistan et de créer une zone tampon entre l’URSS de l’époque et les arabes radicaux, la mésaventure afghane de l’Armée rouge a contribué à la radicalisation des islamistes afghans et pakistanais. Elle a aussi permis aux insurgés afghans de propager leur message religieux en Asie centrale.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Le mouvement, &lt;i&gt;Jamiat-e-Islami - &lt;/i&gt;Bloc Islamique -, du commandant Ahmed Chah Massoud, « le Lion du Panshir », et, dans une moindre mesure, le mouvement de Gulbuddin Hekmatyar, &lt;i&gt;Hezb-i-Islami - &lt;/i&gt;Parti de l’Islam -&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;figurent avec les services secrets pakistanais du président de l’époque, Zia-ul-Haq, parmi les plus actifs des responsables de cette propagation idéologique. Certains musulmans d'Asie centrale ont acquis, aux côtés des forces du commandant Massoud, une formation et une expérience militaire lors du Jihad contre les forces soviétiques. À cette époque, entre 1979 et 1989, le rôle de Ben Laden en Asie centrale était négligeable, à l'exception de l’envoi de conseillers auprès de Massoud et du financement de ses opérations.&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Trois évènements majeurs ont présidé à l’accélération de l’islamisation en Asie centrale : le retrait des troupes russes d’Afghanistan en 1989, l’effondrement de l’empire soviétique, deux ans plus tard, en 1991 (avec pour corollaire l’arrivée au pouvoir de dictateurs corrompus à la tête des nouvelles républiques centrasiatiques) et la disparition du régime communiste afghan en 1992. Pour de nombreux islamistes proche-orientaux, ces évènements laissaient penser que les conditions étaient réunies pour la création d’États islamistes sur les ruines centrasiatiques de l’empire soviétique. L’engagement des autorités saoudiennes et émiraties derrière les moudjahiddines afghans ne visait pas seulement la défaite soviétique. Riyad et les capitales du Golfe voyaient en l’Afghanistan une base idéale pour l’expansion du wahhabisme et du salafisme, versions centrasiatiques de leur sunnisme, et un rempart idéal contre les visées expansionnistes des chiites iraniens.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Sous la houlette bienveillante de Riyad, de nombreuses ONG des Etats arabes du Golfe se sont implantées, plus ou moins ouvertement, en Asie centrale avec leur « kits » habituels de services : soins sanitaires, formation, éducation et endoctrinement religieux. Les descendants des nombreux musulmans centrasiatiques qui, dans les années 1920 et 1930, avaient fui l’arrivée et la répression des bolcheviques, et qui, depuis, ont fait fortune dans les eldorados pétroliers du Golfe, ont financièrement contribué à la renaissance islamique de leurs lointaines mères patries.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;b) L’implication progressive mais discrète d’al-Qaïda&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La période de 1988 à 1995 donne à Oussama Ben Laden l’occasion de s’engager plus en avant envers les musulmans centrasiatiques. C’est pendant la guerre civile au Tadjikistan que l’on voit apparaître pour la première fois les éléments d’al-Qaïda, en particulier l’un de ses plus proches collaborateurs, Wali Khan Amin Shah (qui sera arrêté en 1995, en Malaisie) et Ibnul-Khattab, qui s’illustrera plus tard comme commandant des moudjahiddines étrangers dans le Caucase. Même après son départ pour le Soudan, Ben Laden continue de diriger des camps d’entraînement en Afghanistan où de nombreux Tadjiks, Ouzbeks, Ouighours et Tchétchènes reçoivent une formation militaire.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Cependant, Oussama Ben Laden a, pour deux raisons, limité le rôle d’al-Qaïda en Asie centrale à de simples prises de contact et une assistance militaire, d’ailleurs plus symbolique que réelle. Tout d’abord, il n’y avait pas, à cette époque, en Asie centrale de cible suffisamment importante dont la destruction se serait inscrite dans l’objectif général de sape de l’autorité américaine. Deuxième raison, l’importance de l’Asie centrale en matière d’armes de destruction massive (ADM), qu’elles soient de nature chimique, bactériologique ou nucléaire, imposait à Ben Laden de faire profil bas.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;A partir de 1992, al-Qaïda met sur pied une cellule, composée de scientifiques, d’ingénieurs et de techniciens, dont la mission est l’obtention de ces ADM et dont les activités essentielles se focalisent sur les arsenaux de l’ex-URSS. Grâce aux contacts pris par les moudjahiddines afghans avec des officiers corrompus de l’Armée rouge ou des services de renseignement impliqués dans de nombreux trafics (stupéfiants, pierres précieuses et autres matériaux), al-Qaïda peut tranquillement partir à la recherche d’ADM dans l’ancienne URSS.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;C’est ce qui explique la faible intensité des opérations d’al-Qaïda en Asie centrale. En se faisant ainsi « oublier », le mouvement de Ben Laden a évité d’attirer sur lui une attention qui n’aurait pas manqué de sortir de son inquiétante léthargie le processus russo-américain de sécurisation des arsenaux de destruction massive de l’ancienne Union soviétique.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;c ) Un activisme à moindre coût&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Il semble bien en effet que Ben Laden et al-Qaïda puissent tirer profit d’un éventuel chaos en Asie centrale sans avoir besoin d’y consacrer d’importantes ressources financières et de nombreux militants. La répression des mouvements islamistes dans la région et en Chine, l’intérêt croissant des musulmans centrasiatiques pour un Islam conservateur, le prosélytisme des ONG sponsorisées par les États du Golfe, la croissance exponentielle des réseaux afghans de trafics de drogue et la montée en puissance progressive de l’organisation islamiste subversive &lt;i&gt;Hizb-ut Tahrir &lt;/i&gt;dans cette région sont des facteurs de troubles beaucoup moins coûteux, en hommes et en moyens, et nettement plus rentables, pour al-Qaïda et les Talibans. &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l4 level1 lfo6"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;4.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;L’attitude des dirigeants centrasiatiques &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l4 level1 lfo6"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Dernier facteur, et non des moindres, dans l’agitation islamiste, l’attitude des régimes envers les mouvements religieux. Cette attitude a fait l’objet d’un très intéressant film intitulé « &lt;em&gt;Le mythe de l’extrémisme religieux en Asie centrale&lt;/em&gt;[13]», réalisé par Michael Andersen, journaliste et analyste politique danois spécialiste de l’Asie centrale. Interviewé par l’agence d’information &lt;i&gt;Ferghana.ru&lt;/i&gt;, le réalisateur explique qu’il a pu « &lt;em&gt;observer pendant des années comment les dictateurs d’Asie centrale ont instrumentalisé la soi-disant menace terroriste pour asservir et oppresser ceux qui s’opposent à eux en les qualifiant de terroristes ou d’extrémistes et comment les démocraties occidentales ont prêté l’oreille à des dictateurs comme Islam Karimov&lt;/em&gt;[14]».&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Historiquement, l’islam centrasiatique a toujours été un islam remarquablement modéré et tolérant. Aussi loin que l’on remonte dans le temps, en particulier aux écrits dogmatiques de Najm ad-Din Abu Khafs Omar un-Nasafi (1068-1142), les théologiens centrasiatiques ont toujours estimé que « &lt;em&gt;se retrouver sous l’autorité d’un non-croyant (ghayr-i din), voire d’un mécréant (kafir), ne pose aucun problème pour des musulmans tant que de tels dirigeants ne remettent pas en cause l’existence des mosquées et des écoles coraniques (madrassas), qu’ils autorisent les musulmans à pratiquer leur foi et qu’ils garantissent l’application de la charia&lt;/em&gt;[15]».&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Karimov et ses homologues ont, en se présentant comme le seul rempart contre le terrorisme, utilisé l’image de l’islamisme extrémiste pour assurer leur pouvoir et justifier, au nom de la stabilité et de la sécurité intérieure, les « entorses » au processus démocratique. Aujourd’hui, conséquence directe de l’attitude des pouvoirs autoritaires et de la faillite de leurs politiques socio-économiques, cette menace est devenue beaucoup plus réelle et moins mythique. Il est important d’en préciser les racines afin de mieux la contrecarrer. Si l’extrémisme est bien le résultat des politiques d’oppression en Asie centrale, il serait naïf de le résumer à un extrémisme uniquement religieux. L’écrivain Mohammed Solikh, leader de l’opposition ouzbèke exilé en Norvège, « &lt;em&gt;redoute un accroissement dramatique de l’extrémisme en Ouzbékistan, et pas seulement sur le plan religieux &lt;/em&gt;[16]». Selon lui, de nombreux hommes d’affaires, d’enseignants et d’ouvriers sont de plus en plus attirés par le radicalisme. Pour Michael Andersen, le réalisateur du film, les tragiques événements d’Andijan en 2005, ainsi que les manifestations et accrochages meurtriers qui se sont produits depuis en Asie centrale montrent clairement que de plus en plus de personnes basculent dans l’extrémisme.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Parwiz Mullojanov, un expert tadjik, estime que les dirigeants centrasiatiques ne comprennent rien à l’islam. « &lt;em&gt;Ils en ont peur ! Dans l’incapacité de cerner la différence entre extrémiste et croyant modéré, ils n’ont aucun discernement dans leur attitude et, ce faisant, ils font le lit des organisations radicales&lt;/em&gt; [17]». Pour Muhiddin Kabiri, chef du Parti islamique de la Renaissance du Tadjikistan (PIRT), les Occidentaux « &lt;em&gt;ne perçoivent l’Asie centrale que sous deux angles, soit celui de l’extrémisme religieux, soit celui des régimes autoritaires &lt;/em&gt;[18]».&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Et dans leur souci de préserver leurs intérêts économiques et la stabilité de leurs approvisionnements énergétiques, les principaux dirigeants occidentaux préfèrent soutenir les despotes centrasiatiques au détriment des populations d’Asie centrale. Comme le faisait remarquer Michael Anderson, en mai 2008, « &lt;em&gt;la politique de l’Union européenne en Ouzbékistan se résume à une question d’intérêts géopolitiques &lt;/em&gt;[19]».&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Seuls les kleptocrates au pouvoir ont tiré profit de la situation. Jeter des milliers de personnes en prison est particulièrement contreproductif et constitue le fondement des groupes radicaux comme le montrent les rapports de l’&lt;em&gt;International Crisis Group &lt;/em&gt;[20]. Dilyor Jumabaev, un des représentants du HTI au Tadjikistan résume ainsi la situation : « &lt;em&gt;Il y a actuellement en prison des personnes qui n’ont rien à voir avec nous mais qui nous rejoindront à leur sortie car ils n’auront plus rien à perdre ! &lt;/em&gt;[21]». C’est ce que Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Ouzbékistan constatait : « &lt;em&gt;Les occidentaux, en soutenant les régimes autoritaires d’Asie centrale, ont déclenché le compte à rebours d’une formidable bombe qui se nourrit du ressentiment et du mécontentement des populations asservies &lt;/em&gt;[22]». &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l2 level1 lfo7"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;5.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Conclusion &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l2 level1 lfo7"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La situation dans la zone &lt;i&gt;Af-Pak &lt;/i&gt;est périlleuse et personne de sensé ne souhaite assister à la contamination des zones voisines. L’extension du conflit afghan à un arc qui engloberait l’Asie centrale serait l’illustration du fameux « effet domino » et signifierait la ruine de la région.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ce n’est, ni plus ni moins, ce que disait, le 7 janvier dernier, Richard Holbrooke, représentant spécial américain pour l’Afghanistan et le Pakistan, le Monsieur &lt;i&gt;Af-Pak &lt;/i&gt;de l’administration Obama, lors d’un colloque au Brookings Institute de Washington. Il y déclarait notamment que « &lt;em&gt;de Pékin à Moscou et Washington, de Riyad ou Abu-Dhabi aux pays de l’Union européenne, tout le monde est d’accord pour estimer que la stabilité de l’Afghanistan et celle du Pakistan constituent un enjeu stratégique vital, non seulement pour les États-Unis mais aussi pour l’Europe, l’Asie centrale, l’Asie du Sud et le Proche-Orient &lt;/em&gt;[23]».&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;En l’état actuel des choses, la menace islamiste ne semble pas en mesure de remettre en cause les pouvoirs en place, mais elle constitue néanmoins un facteur de nuisance non négligeable. Signe des temps, quelques jours après la tournée centrasiatique de Richard Holbrooke, fin février, les États-Unis annoncent leur intention de mettre sur pied, au Kirghizistan, dans la région méridionale de Batken, un centre d’entraînement au contre-terrorisme pour les forces kirghizes. En octobre dernier, l’ambassadeur américain au Kirghizistan, Tatiana Gfoeller, avait participé à l’inauguration du centre d’entraînement du Bataillon Scorpion des forces spéciales kirghizes, implanté à Tokmok, à l’est de Bichkek, et pour lequel les États-Unis ont investi 9 millions de dollars [24].&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Soucieux de maintenir un strict équilibre entre Moscou et Washington, le président Bakiev pour qui les frontières sud de son pays constituent plus une menace qu’un rempart, a aussitôt annoncé son désir de voir se concrétiser la proposition russe de construction d’un centre d’entraînement. Celui-ci serait également implanté dans le sud du pays et servirait de base pour l’une des unités militaires de la nouvelle force de réaction rapide de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) [25].&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Globalement, la politique des pays occidentaux en Asie centrale fait face à un dilemme dont on peut craindre qu’al-Qaïda et ses alliés tirent le maximum de bénéfices. Depuis les événements d’Andijan, l’attitude qui consiste à rechercher l’appui tacite des leaders centrasiatiques - octroi de bases militaires et d’autorisations de survol et de transit - tout en affichant une volonté non déguisée d’accession aux immenses ressources énergétiques de ces pays et en se réservant, simultanément, le droit de critiquer et condamner les violations des droits de l’homme en Asie centrale, est proprement intenable. Quelle que soit l’option choisie - défense des droits de l’homme ou, pour de sombres raisons économiques, accession aux ressources énergétiques - elle ne peut contribuer qu’à renforcer la position des militants islamistes.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Avec en prime, l’occasion rêvée pour la Chine de prendre massivement et durablement pied en Asie centrale en préemptant les formidables ressources énergétiques dont son formidable développement économique a cruellement besoin. Peu regardante en matière de respect des droits de l’homme et d’une « &lt;i&gt;remarquable et efficace détermination &lt;/i&gt;» dans le règlement du conflit entre la minorité musulmane des Ouïghours et les Hans (au moins 150 morts), dans la province du Xinjiang en août dernier, la Chine ne peut, en effet, que plaire aux potentats centrasiatiques, les rassurer et les conforter dans leur attitude intransigeante face aux mouvements religieux contestataires. &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;i&gt;Par le lieutenant-colonel (e.r) Renaud FRANÇOIS&lt;br /&gt;Chercheur associé à l’ESISC&lt;br /&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Le 22 mars 2010 sur &lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt;&lt;a href="http://www.esisc.eucopyright/"&gt;http://www.esisc.eucopyright/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Copyright© ESISC 2010&lt;br /&gt;Article en &lt;a href="http://www.esisc.eu/documents/pdf/fr/asie-centrale-entre-mythes-et-realites-letat-de-la-menace-islamiste-463.pdf"&gt;version pdf&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;1 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';color:black;"&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hizb_ut-Tahrir"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hizb_ut-Tahrir&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;2 Les évènements d’Andijan débutent le 13 mai 2005 quand, aux alentours d’une heure du matin, un groupe islamiste, fortement armé, prend d’assaut un commissariat de police et une caserne. Le bilan réel des pertes en vie humaines ne sera jamais probablement connu. Les autorités reconnaîtront officiellement 169 morts. De leur côté, les observateurs indépendants et les ONG présents sur place estiment les pertes en vies humaines à plus de 800, dont près de 200 dans la petite ville frontalière avec le Kirghizstan, Pakhtaobod. A ce sujet, cf. &lt;a href="http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/ouzbekistanoublier-andijan-393.pdf"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/ouzbekistanoublier-andijan-393.pdf&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;3 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav051109a.shtml"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav051109a.shtml&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;4&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.rferl.org/content/Kyrgyzstan_Kills_Suspected_Islamist_Militants/1764490.html"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';color:#3333ff;"&gt;http://www.rferl.org/content/Kyrgyzstan_Kills_Suspected_Islamist_Militants/1764490.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;5 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav102009b.shtml"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';color:#3333ff;"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav102009b.shtml&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;6 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;7&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt; &lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.longwarjournal.org/"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://www.longwarjournal.org/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;8 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav102009b.shtml"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav102009b.shtml&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;9 A la suite des attentats de Londres, le 7 juillet 2005, le gouvernement Blair a, un temps, envisagé l’interdiction de ce mouvement qui, avec près de 8.500 militants annoncés, est rapidement devenu l’une des organisations islamiques les plus actives du Royaume-Uni. Cf. à ce sujet « The Moderate Muslim Brotherhood », Foreign Affairs Journal, p.120, vol. 86 no. 2, march / April 2007 by Robert S. &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Leiken and Steven Brooke&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;10 &lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt;http://www.newstatesman.com/200409130018&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;11 &lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt;http://www.agentura.ru/experts/ponomarev/&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;12 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.jamestown.org/single/?no_cache=1&amp;amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=365"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://www.jamestown.org/single/?no_cache=1&amp;amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=365&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;13 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://english.aljazeera.net/programmes/peopleandpower/2010/01/201012062540517354.html"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';color:#3333ff;"&gt;http://english.aljazeera.net/programmes/peopleandpower/2010/01/201012062540517354.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;14 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://enews.ferghana.ru/article.php?id=2604"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';color:#3333ff;"&gt;http://enews.ferghana.ru/article.php?id=2604&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;15 « &lt;i&gt;Roots of Radical Islam in Central Asia &lt;/i&gt;» Carnegie Endowment Carnegie Paper No. 77, January 2007 (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&amp;amp;id=18967"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&amp;amp;id=18967&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;16 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;17 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;18 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;19 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://enews.ferghana.ru/article.php?id=2376"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://enews.ferghana.ru/article.php?id=2376&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;20 &lt;a href="http://www.crisisgroup.org/library/documents/asia/central_asia/b97_central_asia___islamists_in_prison_web.doc"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;http://www.crisisgroup.org/library/documents/asia/central_asia/b97_central_asia___islamists_in_prison_web.doc&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;21 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://enews.ferghana.ru/article.php?id=2604"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://enews.ferghana.ru/article.php?id=2604&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;22 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;23 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.brookings.edu/events/2010/0107_afghanistan.aspx"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://www.brookings.edu/events/2010/0107_afghanistan.aspx&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;24 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';"&gt;&lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav030410..shtml"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;color:#3333ff;"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav030410.shtml&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;25 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 14.45pt; TEXT-INDENT: -14.45pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-6881810338805595480?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/6881810338805595480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/asie-centrale-entre-mythes-et-realites.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/6881810338805595480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/6881810338805595480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/asie-centrale-entre-mythes-et-realites.html' title='Asie Centrale : Entre mythes et réalités, l&apos;état de la menace islamiste'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-3147299303905997474</id><published>2010-03-03T14:18:00.000-08:00</published><updated>2010-03-08T04:28:28.735-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Biographie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Albert Fischler'/><title type='text'>Biographie d'Albert Fischler</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Albert Fischler&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mr Albert Fischler est professeur, maître conférencier et historien. Témoin privilégié de l'émergence du Kazakhstan sur la scène internationale, il a reçu en 1997 le prix pour la paix et la tolérance culturelle de la République du Kazakhstan. Il est en outre Officier des Palmes Académiques et reconnu comme un grand spécialiste du Kazakhstan.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Publications en rapport avec le Kazakhstan&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Contribution intitulée "La steppe : espace de divergences et de convergences, l’exemple du Kazakhstan" insérée au recueil "L'homme et la Steppe" publié chez EUD en 1999 (388 p., p. 55-63, ISBN 2-906645-27-3), sous la direction de M. Perrot et D. Pitavy.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/07/que-boire-au-kazakhstan.html"&gt;Que boire au Kazakhstan ?&lt;/a&gt; sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;Regard sur Est&lt;/a&gt; le 1er juillet 2008&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-3147299303905997474?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/3147299303905997474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/biographie-dalbert-fischler.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/3147299303905997474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/3147299303905997474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/biographie-dalbert-fischler.html' title='Biographie d&apos;Albert Fischler'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-5035278504977473011</id><published>2010-02-01T04:17:00.000-08:00</published><updated>2010-02-02T14:32:25.217-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Juliette Le Doré'/><title type='text'>Kazakhstan: Une Présidence à double tranchant</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S2gYwJfZ9RI/AAAAAAAACa8/WyUsVqXmjWw/s1600-h/article_20100131042408.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433620165882934546" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 130px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S2gYwJfZ9RI/AAAAAAAACa8/WyUsVqXmjWw/s320/article_20100131042408.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le 1er janvier 2010, le Kazakhstan a pris la présidence de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) pour un an. Il faut reconnaître l’importance symbolique de l’évènement: c’est la première fois qu’un État de l’ex-URSS, région où l’OSCE est la plus active, en prend les commandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le symbole est inséparable de la controverse qu’il implique, car ce pays n'applique que très partiellement lui-même les principes qu’il est censé faire respecter désormais.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Kazakhstan doit donc faire attention à ce que le prestige qu’il souhaite tirer de cette présidence ne se transforme pas en opprobre généralisée. La présidence tchèque de l’Union européenne[1] a en effet montré que l’image d’un pays sur la scène internationale peut être durablement entamée si les fonctions qu’il est censé assumer à la tête d’une organisation d’importance le sont d’une manière insuffisante ou inadaptée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La liste est en effet longue des domaines dans lesquels le Kazakhstan ne remplit pas ses obligations vis-à-vis de l'OSCE ou d'autres traités internationaux auxquels il est partie: liberté des médias, liberté de culte, liberté d’expression, droit de réunion pacifique, protection des défenseurs des droits humains. Le tableau du respect des droits fondamentaux au Kazakhstan est loin d’être idyllique, et pas une semaine ne se passe sans qu’une nouvelle atteinte à ces derniers ne soit rapportée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une candidature passée de «peu probable» à «désirable»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dès lors, pourquoi avoir confié à ce pays la présidence d’une organisation dont le but est précisément, entres autres, d’œuvrer à la défense de ces droits?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Kazakhstan était candidat à ce poste de longue date. En effet, toujours désireux de donner un rayonnement régional et international à son pays, le Président Noursoultan Nazarbaev l’avait fait entrer dans la course à la présidence dès 2005.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jusqu’en novembre 2007, pourtant, les Etats membres de l’OSCE avaient refusé cette perspective, arguant du passif bien trop insatisfaisant du pays en matière de droits humains. Mais certains éléments ont fait passer, en quelques mois, une réponse positive à la candidature du Kazakhstan de «peu probable» à «désirable».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En premier lieu, ce qui pesa dans la balance fut le mécontentement grandissant au sein de l’organisation, exprimé par certains pays de l’ex-URSS (Russie en tête), au sujet, entres autres, de l’activité d’observation électorale de l’OSCE. L'organisation était en effet accusée d’appliquer un double standard au détriment des pays de l’ex-bloc soviétique. Ce débat ayant entraîné une ambiance de plus en plus délétère au sein de l’organisation un rééquilibrage des présidences au profit des pays situés à l’est de l’Oural devenait nécessaire, et même urgent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Également, certains membres de l’OSCE souhaitaient s’impliquer plus avant en Asie centrale pour des raisons énergétiques ou géopolitiques (l’Afghanistan se trouvant à proximité). Il devenait donc important de s’attacher les faveurs du seul État de la région considéré comme relativement stable politiquement, économiquement viable, et ouvert à l’Occident.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il fut donc décidé, lors du Conseil ministériel de l’OSCE de Madrid en novembre 2007, qu’en échange de réformes effectuées avant la fin 2008 concernant le code électoral, d’amendements à la loi sur les médias et d’assouplissements des conditions d’enregistrement des partis politiques, le Kazakhstan prendrait la présidence de l’OSCE en janvier 2010.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Qu’en est-il des promesses faites à Madrid en 2007?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui, où en est le Kazakhstan de ces réformes? Là encore, on est loin du compte. Quelques changements «cosmétiques» ont été introduits, notamment concernant les médias. Mais ces amendements soumis par le gouvernement au Parlement en novembre 2008 et intégrés dans la loi en février 2009 n'ont pas réglé les problèmes essentiels, et la situation s'est détériorée depuis sur plusieurs plans. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En effet, comme en témoigne, entre autres, la condamnation à trois ans de prison, en août 2009, du journaliste Ramazan Esergepov pour avoir dénoncé les liens entre un homme d'affaires et les services secrets kazakhstanais, les conditions de travail des journalistes y sont toujours aussi problématiques. C’est également le cas pour les défenseurs des droits humains, qui sont régulièrement la cible des autorités. Le cas d’Evgenyï Jovtis, directeur réputé d’une ONG kazakhstanaise de défense des droits humains, parle de lui-même: cet homme a été condamné en octobre dernier à 4 ans de détention pour un accident de la route dont il n’était pas responsable à l’issue d’un procès aux nombreux vices de procédure et politiquement motivé, selon les ONG.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il en va hélas de même pour des domaines non couverts par les promesses faites à Madrid, comme le droit de réunion pacifique et le droit à la liberté de culte, ainsi que le montre un rapport de l'ONG Human Rights Watch publié en juin 2009[2].&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En outre, pour un pays qui s’est engagé à défendre l’activité d’observation électorale de l’OSCE, le fait que la Chambre basse du Parlement, le Majilis, ne soit composée que d'un seul parti, semble pour le moins paradoxal. En effet, lors des élections de l’été 2007, largement critiquées par l’OSCE, aucun autre parti que Nour Otan («lumière de la patrie»), le parti du président, n’a réussi à dépasser le seuil des 7% requis pour entrer au Parlement. Enfin, la même année, un changement constitutionnel a été entériné, autorisant N. Nazarbaev, au pouvoir depuis 1989, à briguer un nombre de mandats présidentiels illimité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, on ne fera que mentionner l’affaire «Rakhat Aliev», du nom de l'ex-gendre du président, passé du statut de dauphin à celui de la disgrâce absolue. Il se cache aujourd’hui en Autriche (où il était auparavant ambassadeur pour le Kazakhstan auprès de l’OSCE), d’où il attaque régulièrement N. Nazarbaev[3], celui-ci l’ayant entre temps fait condamner à 40 ans de prison par contumace. Cette affaire a pris des proportions grand-guignolesques, lorsqu’en février 2009 des policiers viennois ont été suspendus pour avoir cherché des informations sur R. Aliev, au profit des services secrets kazakhstanais.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une présidence risquée pour l’OSCE… Mais aussi pour le Kazakhstan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La présidence kazakhstanaise de l’OSCE comporte donc de nombreux risques, alors que l’organisation est déjà fragilisée par ses tensions internes. Mais c’est avant tout, et on a tendance à l’oublier, une présidence à hauts risques pour le Kazakhstan. En effet, l’exposition politique, diplomatique et médiatique qu’elle va engendrer peut certes avoir des retombées positives pour le pays et son Président, mais elle peut également avoir des conséquences désastreuses, notamment si des incidents l’émaillent ou si de trop grandes contradictions entre les paroles et les actes sont constatées.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Kazakhstan fera donc bien de prendre en compte alors ce double tranchant et de se conformer au plus vite aux promesses faites à Madrid en 2007. Ce n'est en effet pas le Eurasia Media Forum, événement organisé tous les ans par la fille du président et destiné à donner un vernis de respectabilité à un pays qui est actuellement 142ème sur 175 en matière de respect de la liberté de la presse[4], qui pourra berner l'opinion publique mondiale.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[1] Du 1er janvier au 30 juin 2009. Cette présidence a été émaillée de nombreux incidents et faux pas, cf. notamment les nombreuses déclarations anti-européennes du président de la République tchèque, Vaclav Klaus.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[2] «Human Rights in Kazakhstan: Seven Months before the OSCE Chairmanship», Human Rights Watch, 19 mai 2009. Consultable sur le site : &lt;a href="http://www.hrw.org/"&gt;www.hrw.org/&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[3] La dernière en date étant la publication d’un livre décrivant les agissements de la nébuleuse Nazarbaev: The Godfather in law, en anglais aux éditions The Real Documentation, mai 2009.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[4] Selon Reporters sans Frontières, rapport mondial 2009. &lt;a href="http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html"&gt;http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Par Juliette LE DORE* Le 01/02/2010 sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;*Diplomate, auparavant collaboratrice de l’ONG Human Rights Watch, co-auteur du livre «Le Grand Jeu: XIXeme siècle, Les enjeux géopolitiques de l’Asie centrale» paru aux éditions Autrement en 2009.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Photo: Astana, Juliette Le Doré, mai 2008. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-5035278504977473011?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/5035278504977473011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/02/kazakhstan-une-presidence-double.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/5035278504977473011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/5035278504977473011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/02/kazakhstan-une-presidence-double.html' title='Kazakhstan: Une Présidence à double tranchant'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S2gYwJfZ9RI/AAAAAAAACa8/WyUsVqXmjWw/s72-c/article_20100131042408.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-5331218636546353116</id><published>2010-01-24T16:01:00.000-08:00</published><updated>2010-03-25T23:18:30.697-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ESISC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Renaud François (Lcl)'/><title type='text'>Kazakhstan/OSCE : Une présidence sous haute surveillance</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;Le 30 novembre 2007, la décision historique du Conseil annuel des ministres de l’OSCE, réuni à Madrid, de confier sa présidence, pour l’année 2010, au Kazakhstan, consacrait l’émergence de ce pays, tant au niveau régional qu’international. Pivot stratégique au coeur de la vaste zone Asie centrale - Bassin de la Mer Caspienne, le Kazakhstan est un pays riche en ressources énergétiques et il constitue une importante et potentielle passerelle pour le commerce et les communications entre l'Europe et l'Asie. Toutefois, il se situe au coeur d’une région dont la stabilité et la sécurité sont deux conditions indispensables pour les intérêts énergétiques des pays occidentaux (États-Unis et Union européenne, en tête) mais aussi pour ceux de la Russie, de la Chine et des pays du sous-continent sud asiatique (Inde et Pakistan). &lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="Section1" align="justify"&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Malgré son caractère historique, cette décision n’en a pas moins été fortement controversée. Si le Kazakhstan est, à la fois, la première des anciennes républiques socialistes soviétiques, le premier membre de la CEI et le premier des pays centrasiatiques à assumer une telle responsabilité, sa désignation, pour un an à la présidence tournante de cette organisation, soulève de nombreuses questions. De nombreux observateurs mettent sérieusement en doute la capacité et la volonté de ses dirigeants actuels - qui ne passent pas pour être de fervents démocrates et d’ardents avocats de la cause des droits de l’homme - d’assumer pleinement les responsabilités qu’impliquent la présidence d’une organisation qui traite un large éventail de questions non seulement liées à la sécurité et à la coopération, mais aussi aux droits de l'homme, aux minorités nationales et à la démocratisation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l3 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;1.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Une désignation aux forceps&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;C’est sur fond de rivalités russo-américaines que s’est ouvert le Conseil madrilène des ministres de l’OSCE. Russie et États-Unis abordaient chacun cette réunion avec des points de vue diamétralement opposés sur un certain nombre de questions. La majeure partie d’entre-elles portant sur la volonté affichée de Moscou de cantonner l'OSCE et ses institutions rattachées aux problèmes de sécurité et de reléguer au second plan, voire d’enterrer sans tambours ni trompettes, les problèmes de démocratisation, de défense des droits de l’homme et de libertés des médias.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Des divergences profondes sont nettement apparues lors de la discussion de la proposition russe - soutenue par le Kazakhstan et cinq autres états membres de la Communauté des États Indépendants (CEI) - de limiter à 50 le nombre des observateurs électoraux du &lt;i&gt;Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme (BIDDH) - Organization for Democratic Institutions and Human Rights (ODIHR)&lt;/i&gt;, et de placer les équipes d’observateurs sous la tutelle des états contrôlés. Ces divergences étaient les conséquences de deux évènements récents. Il s’agissait, d’une part, du rapport que le BIDDH avait rendu public à l’issue des élections kazakhes du 18 août 2007. Il y était noté que le Kazakhstan avait fait des progrès en matière de processus électoral mais qu’un certain nombre d’engagements envers l’OSCE n’avaient pas été tenus et que les normes du Conseil de l’Europe n’avaient pas été respectées&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;. Et, d’autre part, il s’agissait de la décision prise par l’OSCE de renoncer à sa mission d’observation électorale en Russie. Le BIDDH devait, dans le cadre des élections législatives du 2 décembre 2007, déployer ses équipes mais il a du y renoncer en raison des « &lt;i&gt;difficultés insurmontables &lt;/i&gt;» rencontrées pour l’obtention de visas pour ses équipes d’observateurs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Finalement, après plusieurs passes d’armes à fleurets très peu mouchetés entre le sous-secrétaire d’état américain en charge des affaires politiques, Nicolas Burn, et Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, un compromis a été trouvé et le président en exercice de l’OSCE, Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des relations étrangères, pouvait conclure que le consensus obtenu&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; était un signe de stabilité pour l’OSCE. Les coups fourrés et chamailleries qui ont dominé une grande partie de la réunion de Madrid ont néanmoins fortement renforcé la perception que les plus influents des États membres de l’OSCE suivent des trajectoires radicalement différentes et des objectifs contraires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;2.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;L’écran de fumée d’une communication savamment orchestrée&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les autorités kazakhes n’ont jamais caché l’importance que revêtait à leurs yeux le fait d’être la toute première des anciennes républiques socialistes soviétiques à assumer la présidence de cette organisation paneuropéenne qui compte 56 états membres. Pour elles « &lt;i&gt;l’élection du Kazakhstan à la présidence de l’OSCE et les processus qui en découleront auront un effet bénéfique pour la modernisation globale du pays et de la région, pour le renouveau de l’OSCE et pour le bien de tous ses États membres&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Le succès de Madrid intervient après une première candidature, infructueuse, en 2002. Il constitue, pour les autorités kazakhes, particulièrement soucieuses de leur image &lt;i&gt;urbi et orbi&lt;/i&gt;, le point d’orgue de campagnes de communication axées sur la reconnaissance de l’importance politique et économique croissante de leur pays au plan régional et international. Néanmoins ces campagnes de communication, savamment orchestrées, soulèvent de nombreuses questions, engendrent bien des suspicions et des doutes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les arcanes de la première de ces campagnes mènent au &lt;i&gt;Kazakhgate&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt; et la seconde implique le &lt;i&gt;Centre d’études stratégiques et internationales - Center for Strategic and International Studies (CSIS)&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;a) Le Kazakhgate, une histoire sans fin&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;L’affaire commence en 2003, quand les autorités américaines arrêtent James Giffen, à Kennedy Airport, au moment où il s’apprêtait à embarquer pour Paris. Porteur d’un passeport diplomatique kazakh&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;, ce citoyen et homme d’affaires américain, conseiller spécial du président Noursultan Nazarbaïev, est mis en examen pour violation de la loi américaine sur la corruption.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Il est soupçonné d’avoir servi d’intermédiaire dans une tentative de versement de pots-de-vin aux autorités kazakhes par des compagnies américaines&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt; désireuses de s’ouvrir les portes du formidable marché énergétique kazakh. Les sommes versées - 84 millions de dollars actuellement bloqués à la demande des autorités américaines - avaient été déposées sur des comptes bancaires suisses. James Giffen est également accusé d’avoir, au passage, prélevé une quote-part sur ces fonds, pour son usage personnel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Le Ministère américain de la justice et la Banque Mondiale avaient imaginé un plan de sortie de crise. L’idée était de débloquer ces 84 millions de dollars au profit d’un programme de lutte contre la pauvreté au Kazakhstan, programme dont la réalisation aurait été confiée à l’&lt;i&gt;Eurasia Foundation&lt;/i&gt;. Paul Wolfowitz&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt;, alors directeur de la Banque mondiale, a reconnu qu’il avait, à la demande de hauts responsables de cette organisation internationale, approuvé ce projet. Et selon des proches de l’affaire, il aurait, personnellement, discuté de ce plan avec le président Noursultan Nazarbaïev, en octobre 2006, lors d’une soirée à Blair House, la résidence pour les réceptions diplomatiques, en face de la Maison Blanche. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Début mai 2008, un grain de sable vient bloquer la mise en oeuvre de ce plan. Le Ministère de la Justice suspend son application au motif que la fondation proposée, l’&lt;i&gt;Eurasia Foundation&lt;/i&gt;, compte parmi son conseil d’administration des personnes qui sont financièrement liées, au travers de sociétés de lobbying, au président Nazarbaïev et à son gouvernement et que, par conséquent, elle ne présente pas les garanties d’indépendance requises.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Selon le ministère américain de la Justice qui tient à jour le fichier des firmes américaines officiellement employées comme lobbyistes par des gouvernements étrangers, il y a, actuellement, deux firmes américaines au service des autorités kazakhes&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La première de ces firmes est &lt;i&gt;APCO Worldwide Inc&lt;/i&gt;., dont la présidente, Margery Kraus, est membre du conseil d’administration de l’&lt;i&gt;Eurasia Foundation&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;, cette fondation qui précisément était pressentie pour recevoir et gérer les 84 millions de dollars. De son côté, la vice-présidente d’&lt;i&gt;APCO Worldwide Inc.&lt;/i&gt;, Elizabeth Jones, ancienne ambassadrice des États-Unis au Kazakhstan, est membre du conseil d’administration de l’&lt;i&gt;Eurasia Foundation of Central Asia&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;, une émanation centrasiatique de l’&lt;i&gt;Eurasia Foundation&lt;/i&gt;. Le dossier d’enregistrement n°4561&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;, déposé en octobre 2007, précise que cette firme entend conduire des opérations de lobbying et de relations publiques au nom du gouvernement du Kazakhstan.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;On comprend un peu mieux les réticences du Ministère de la Justice. À la lumière des révélations du site Internet d’&lt;i&gt;ABC News&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt;, le 29 septembre 2008, il se pourrait que la décision de suspendre le programme ait été particulièrement bien inspirée. Le site d’&lt;i&gt;ABC News &lt;/i&gt;révèle en effet que certaines des analyses produites par le &lt;i&gt;Central Asia – Caucasus Initiative (CACI) &lt;/i&gt;de l’Université John Hopkins ont été financées, via &lt;i&gt;APCO Worldwide&lt;/i&gt;, par les autorités kazakhes. Le 31 janvier 2008, &lt;i&gt;APCO Worldwide Inc. &lt;/i&gt;a effectué, au nom de l’ambassade du Kazakhstan, un versement de 52. 300 dollars à l’Université Hopkins pour deux rapports intitulés « &lt;i&gt;La nouvelle classe moyenne du Kazakhstan&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt; » et « &lt;i&gt;Parlement et Partis politiques du Kazakhstan&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt; », respectivement publiés en mars et avril 2008 sur le site du &lt;i&gt;CACI&lt;/i&gt;. Elizabeth Jones, a admis qu’un troisième rapport, publié en juillet de la même année, « &lt;i&gt;Le Kazakhstan et la nouvelle donne géopolitique eurasiatique&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt; » faisait également l’objet d’un financement de la part des autorités kazakhes. Pour sa part, le directeur du &lt;i&gt;CACI&lt;/i&gt;, S. Frederick Starr, a reconnu être informé des activités de lobbying d’&lt;i&gt;APCO Worldwide Inc. &lt;/i&gt;au profit du Kazakhstan mais il se dédouane en arguant du fait qu’il n’a jamais directement traité avec les autorités kazakhes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La deuxième de ces firmes est une compagnie internationale de services juridiques, &lt;i&gt;DLA Piper&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt; qui compte 3.700 juristes, employés dans 65 agences réparties dans 25 pays. Elle n’a aucun lien avec l’&lt;i&gt;Eurasia Foundation &lt;/i&gt;ou le &lt;i&gt;Kazakhgate&lt;/i&gt;, mais il est cependant intéressant de voir comment elle conçoit ses actions de lobbying au profit du Kazakhstan. Fondée en juillet 2001, elle est enregistrée sous le n°3712&lt;sup&gt;18&lt;/sup&gt; auprès du Ministère de la Justice et elle définit ainsi sa mission : « &lt;i&gt;Intervenir lors des auditions du sous-comité des relations internationales de la Chambre des Représentants qui aborderont le thème des droits de l’homme et du développement démocratique dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale &lt;/i&gt;». Le but d’une telle intervention est de « &lt;i&gt;s’assurer que les auditions dépeignent une vue équilibrée de la situation des droits de l’homme et du développement démocratique au Kazakhstan &lt;/i&gt;». Pour ce faire, &lt;i&gt;DLA Piper &lt;/i&gt;prévoit d’organiser « &lt;i&gt;des  rencontres préalables à ces auditions entre les membres les plus importants de ce souscomité et des représentants de l’ambassade du Kazakhstan &lt;/i&gt;». Au besoin, &lt;i&gt;DLA Piper &lt;/i&gt;envisage de préparer intellectuellement les représentants kazakhs en leur communiquant toutes « &lt;i&gt;informations utiles &lt;/i&gt;» sur les membres de la Chambre qu’ils seront amenés à rencontrer. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Pour faire bien dans le décor, &lt;i&gt;DLA piper &lt;/i&gt;prévoit de faire accompagner la délégation kazakhe « &lt;i&gt;d’un représentant des médias indépendants, de femmes d’affaires et d’un représentant de la communauté juive kazakhe &lt;/i&gt;». En résumé, &lt;i&gt;DLA Piper&lt;/i&gt;, s’engage par son intervention, à « &lt;i&gt;gommer les aspérités &lt;/i&gt;» qui entachent ou pourraient entacher l’image du Kazakhstan.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Sarah Carey, la présidente du conseil d’administration de l’&lt;i&gt;Eurasia Foundation&lt;/i&gt;, estime que sa fondation offre suffisamment de garanties et qu’il est « &lt;i&gt;inimaginable &lt;/i&gt;» d’envisager de possibles malversations. Le Ministère de la Justice se contente de rappeler que sa décision est guidée par un seul et unique souci : éviter toute interférence des autorités kazakhes sur le programme d’emploi des 84 millions de dollars ; en clair, éviter que ces 84 millions de dollars aboutissent dans les poches de ministres et fonctionnaires corrompus. Quant à James Giffen, l’homme par qui le scandale a éclaté, il n’a toujours pas, à ce jour, été jugé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;b) Le Centre d’études stratégiques et internationales&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ce laboratoire d’idées américain, fondé en 1962, dont « &lt;i&gt;le but est de conduire des recherches et des analyses prospectives afin d’anticiper les changements en matière de défense, de sécurité, de stabilité régionale et d’appréhender les défis internationaux tels que climat, énergie, développement mondial et intégration économique&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;19&lt;/sup&gt; » a mis sur pied une &lt;i&gt;Task Force USA-Kazakhstan &lt;/i&gt;pour « &lt;i&gt;mettre en forme et soutenir le programme de la présidence kazakhe de l’OSCE&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;20&lt;/sup&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;C’est une initiative conjointe du programme des « &lt;i&gt;Nouvelles démocraties européennes &lt;/i&gt;» du &lt;i&gt;CSIS &lt;/i&gt;et de l’&lt;i&gt;Institut pour les nouvelles démocraties - Institute for New Democracies (IND)&lt;/i&gt;. Cet institut, installé à Washington, s’est donné pour mission de « &lt;i&gt;promouvoir la bonne gouvernance, les droits de l’homme et l’état de droit dans les pays en pleine mutation politique en soutenant les réformes démocratiques au travers de l’éducation, de la recherche et d’une aide aux administrations, à la société civile et aux médias &lt;/i&gt;&lt;sup&gt;21&lt;/sup&gt; ». Ce que le site Internet de cet Institut omet de préciser, alors que celui du CSIS le fait brièvement, c’est que son fonctionnement est financé - à hauteur de 290. 000 dollars - par le gouvernement kazakh&lt;sup&gt;22&lt;/sup&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Il n’est donc pas surprenant de découvrir que cette Task Force, livre dans son rapport final&lt;sup&gt;23&lt;/sup&gt;, une opinion « &lt;i&gt;globalement positive &lt;/i&gt;» de la situation des droits de l’homme dans ce pays. Dans le chapitre consacré aux recommandations, la Task Force en identifie quatre pour l’OSCE et seulement une pour les autorités kazakhes. A savoir que celles-ci doivent « &lt;i&gt;poursuivre et renforcer leurs efforts de démocratisation de la société, garantir le respect des droits de l’homme et soutenir le pluralisme politique en mettant en application le plan d’action national 2002-2012 pour les droits de l’homme et le concept de politique juridique au Kazakhstan&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;24&lt;/sup&gt; ». Mais comme le souligne un expert extérieur qui a demandé à conserver l’anonymat, « &lt;i&gt;cette recommandation est beaucoup trop vague et générale pour être réellement suivie d’effets&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;25&lt;/sup&gt; ». Il remarque aussi que ce rapport, bien qu’il se base sur des données factuelles correctes et exactes, ne reflète pas la stricte réalité des choses. Il cite l’exemple de la récente réforme de la loi sur les partis politiques mentionnée dans ce rapport.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;S’il est exact que le nombre de membres nécessaires pour la création d’un parti politique a été abaissé de 50. 000 à 40. 000, le rapport omet de rappeler que, jusqu’en 2002, il suffisait de 1.500 membres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Lors de la présentation officielle de ce rapport final, le 3 décembre dernier, Margarita Assenova, fondatrice et directrice générale de l’IND, a invoqué la crise économique et les risques d’instabilité pour expliquer « &lt;i&gt;qu’en dépit de promesses partiellement tenues, le Kazakhstan est un pays qui va dans la bonne direction &lt;/i&gt;».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Au final, les autorités kazakhes, Noursultan Nazarbaïev en tête, peuvent se féliciter, d’avoir en partie, atteint leurs objectifs. À grands renforts de dollars et de rapports de commande, voire de complaisance, la poigne de fer qui règne sans partage sur le pays depuis 1990, a été habilement gantée de velours.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;D’indéniables succès économiques et une prudente diplomatie&lt;sup&gt;26&lt;/sup&gt; qui, tout en donnant des gages de loyauté et de fidélité à la &lt;i&gt;CEI&lt;/i&gt;, à &lt;i&gt;l’Organisation du Traité de Sécurité collective (OTSC) &lt;/i&gt;et à l’&lt;i&gt;Organisation de coopération de Shanghai (OCS)&lt;/i&gt;, tisse des liens de coopération avancée avec l’OTAN&lt;sup&gt;27&lt;/sup&gt;, ont permis de « &lt;i&gt;gommer &lt;/i&gt;» la désagréable impression que les observateurs ont, chaque année à pareille époque, à la lecture des rapports annuels des différentes ONG de défense de droits de l’homme, de la liberté de la presse et des médias ou des observatoires de la corruption et de la démocratie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l2 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;3.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Les priorités de la présidence kazakhe&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Quelle sera l’attitude réelle des autorités kazakhes à la tête de l’OSCE, face au défi des droits de l’homme, de la liberté de la presse et de la démocratisation ? Cette présidence sera-t-elle de la poudre aux yeux uniquement destinée à redorer le blason de Noursultan Nazarbaïev ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ou bien donnera-t-elle aux autorités kazakhes l’occasion de respecter réellement leurs promesses ? Au bénéfice du doute, tout espoir est permis. Au cours du sommet ministériel d’Athènes du 1er au 2 décembre 2009, le secrétaire d’état et ministre des affaires étrangères, Kanat Saubadaïev, a, une nouvelle fois, réaffirmé solennellement les engagements de son pays et a levé le voile sur ce qu’il fixe comme priorités à la présidence kazakhe&lt;sup&gt;28&lt;/sup&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;a) La poursuite du processus de Corfou&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Lancé en juin 2009, par la présidence grecque, lors d’un meeting informel des ministres des affaires étrangères réunis pour la circonstance sur l’île de Corfou, ce processus a pour but de relever les défis de la sécurité en Europe - de nombreux problèmes n’ont toujours pas été résolus alors que de nouveaux défis se font jour - et de déterminer les mesures concrètes pour restaurer la confiance (relance du &lt;i&gt;Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe-Conventional Armed Forces in Europe Treaty (CFE Treaty)&lt;/i&gt;, renforcer la démocratie, affirmer la primauté de l’état de droit, tirer les conséquences de la crise économique, poursuivre la lutte contre le terrorisme et le crime organisé et combattre l'instabilité des pays voisins. La présidence kazakhe entend continuer ce processus et compte le pérenniser officiellement au cours d’un sommet de l’OSCE destiné à célébrer simultanément le 65ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, le 35ème anniversaire de la signature de l’Acte final d’Helsinki et le 25ème anniversaire de la Charte de Paris.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;b) Le facteur afghan&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Conscient de l’impact catastrophique qu’un effondrement de l’Afghanistan pourrait avoir sur l’Asie centrale - « &lt;i&gt;un Afghanistan déstabilisé, source de terrorisme international et principal producteur mondial de drogue, constitue une menace pour la stabilité régionale et la sécurité européenne&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;29&lt;/sup&gt; » -, le ministre des affaires étrangères du Kazakhstan, a délibérément placé les problèmes d’aide et de réhabilitation de ce pays au centre des préoccupations de sa présidence. Il a, à cet effet, annoncé la signature, avec les autorités afghanes, d’un accord quinquennal qui porte sur un programme de formation, dans les universités kazakhes, de plus d’un millier de civils afghans - essentiellement des ingénieurs agricoles, des médecins et des techniciens du bâtiment - et est estimé à plus de 10 millions de dollars par an.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;De tous les pays centrasiatiques, le Kazakhstan est le seul à participer effectivement à la reconstruction de l’Afghanistan. Pour l’année fiscale 2007-2008, il a accordé plus de 3 millions de dollars pour des projets sociaux et d’infrastructures, l’assistance humanitaire et l’entraînement des garde-frontières et des forces de sécurité afghanes. Pour la période 2009 - 2011, il s’est engagé à consacrer 5 millions de dollars à l’amélioration de l'approvisionnement en eau et des infrastructures pour l’acheminement des céréales ou d’autres biens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;c) La dimension humaine&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Kanat Saubadaïev a annoncé son intention d’organiser deux réunions supplémentaires de l’OSCE en 2010. La première traitera de la promotion de l'équilibre entre les hommes et les femmes et de l’accroissement de la participation des femmes dans les vies politique et publique. La seconde sera dédiée à la lutte contre la traite des enfants. Il compte également, en coopération avec le BIDDH, mettre sur pied un certain nombre de projets. En particulier, l’organisation d’une conférence pour le 20ème anniversaire de la signature du document de Copenhague&lt;sup&gt;30&lt;/sup&gt;, document fondateur publié à l’issue de la conférence sur la dimension humaine de la CSCE&lt;sup&gt;31&lt;/sup&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l0 level1 lfo4"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;4.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Conclusion&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ce n’est qu’en décembre 2010, à l’aune des avancées et des résultats obtenus, que l’on pourra porter un jugement sur la présidence kazakhe qui vient de débuter. Pouvant, sans aucun doute, être considérée comme une grande première dans l’histoire de l’OSCE, cette présidence atypique et controversée sera néanmoins placée sous haute surveillance. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;De nombreuses organisations de défense des droits de l’homme et de promotion de la démocratie restent dubitatives sur les chances de voir la situation politique kazakhe évoluer favorablement. Comme le note Kenneth Roth, directeur de &lt;i&gt;Human Rights Watch&lt;/i&gt;, une ONG new-yorkaise, la principale question qui se pose est de savoir « &lt;i&gt;quelle sera l’attitude des autorités kazakhes en matière de droits de l’homme durant leur présidence à la tête de l’OSCE&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;32&lt;/sup&gt; ». Sauront-elles être un leader incontesté et incontestable ou bien ne feront-elles preuve que d’hypocrisie ? Pour Janez Lenarcic, le directeur du BIDDH, « &lt;i&gt;assumer la présidence de l’OSCE est une grande responsabilité et un défi pour chaque état membre, y compris le Kazakhstan&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;33&lt;/sup&gt; ». Bien qu’il reconnaisse que le Kazakhstan est une démocratie en gestation, il espère que « &lt;i&gt;le fait de présider au destin d’une organisation qui s’érige en défenseur des droits de l’homme et des libertés fondamentales l’incitera à poursuivre ses propres efforts sur le plan intérieur&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;34&lt;/sup&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Le 14 septembre dernier, le parti présidentiel, le &lt;i&gt;Nur Otan&lt;/i&gt;, proposait que Noursultan Nazarbaïev soit nommé président à vie. Deux ans auparavant la constitution kazakhe avait été modifiée, transformant le quinquennat en septennat et abolissant la limitation qui avait été fixée à deux mandats consécutifs. Si aucune décision n’a encore été prise au sujet de cette proposition, une chose est sûre : le mandat de Noursultan Nazarbaïev à la tête de l’OSCE sera le plus court mandat présidentiel qu’il aura jamais eu à assumer durant sa vie politique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ce n’est peut-être pas plus mal car le sentiment qui domine actuellement parmi les observateurs c’est qu’un loup qui entre dans une bergerie devient rarement un agneau et que l’image de l’OSCE pourrait fort bien être durablement ternie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Par le lieutenant-colonel (e.r) Renaud FRANÇOIS&lt;br /&gt;Chercheur associé à l’ESISC&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;&lt;em&gt;Le 24 janvier 2010 sur &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.esisc.eu/"&gt;&lt;em&gt;http://www.esisc.eu/&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Copyright© ESISC 2010&lt;br /&gt;Article en &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.esisc.eu/documents/pdf/fr/kazakhstan-osce-une-presidence-sous-haute-surveillance-456.pdf"&gt;version pdf&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;1 &lt;a href="http://www.osce.org/documents/odihr/2007/08/25960_en.pdf"&gt;http://www.osce.org/documents/odihr/2007/08/25960_en.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;2 La Grèce est désignée pour assurer la présidence 2009, à la suite de la Finlande, et la Lituanie succèdera en 2011 au Kazakhstan.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;3 &lt;a href="http://www.osce.org/documents/mcs/2007/12/28637_fr.pdf"&gt;http://www.osce.org/documents/mcs/2007/12/28637_fr.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;4 Néologisme qui rappelle l’affaire du « &lt;i&gt;Watergate &lt;/i&gt;», le scandale qui avait contraint le président américain, Richard Nixon, à la démission, le 9 août 1974. Le Watergate était le nom du complexe hôtelier où cinq agents à la solde de la Maison Blanche avaient été surpris, en juin 1972, en train de s’introduire dans les locaux du comité national du parti démocrate à des fins d’espionnage.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;5 &lt;a href="http://csis.org/"&gt;http://csis.org/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;6 Ce qui est d’autant plus surprenant que la loi kazakhe interdit la double nationalité.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;7 &lt;i&gt;Mobil Oil Co&lt;/i&gt;., &lt;i&gt;Amoco &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Texaco &lt;/i&gt;sont les trois firmes pour lesquelles James Giffen a joué le rôle de « &lt;i&gt;facilitateur &lt;/i&gt;». Elles ont été, depuis les faits, respectivement absorbées par &lt;i&gt;Exxon Mobil&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;BP &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Chevron&lt;/i&gt;, ce qui leur a évité, jusqu’à maintenant, d’être poursuivies.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;8 Ancien numéro deux du Pentagone, sous Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz a défrayé la chronique en raison de différents scandales qui ont émaillé sa courte présidence à la tête de la Banque mondiale. Il est maintenant &lt;i&gt;intervenant extérieur &lt;/i&gt;- &lt;i&gt;visiting scholar &lt;/i&gt;auprès de l’&lt;i&gt;American Enterprise Institute &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;AEI&lt;/i&gt;) (&lt;a href="http://www.aei.org/scholars/scholarID.126,filter.all/scholar.asp"&gt;http://www.aei.org/scholars/scholarID.126,filter.all/scholar.asp&lt;/a&gt;), un laboratoire d’idées des néoconservateurs washingtoniens. Dick Cheney, l’ancien vice-président américain, figure sur la liste des anciens élèves de cet Institut (&lt;a href="http://www.sourcewatch.org/index.php?title=AEI"&gt;http://www.sourcewatch.org/index.php?title=AEI&lt;/a&gt;) tandis que son épouse, Lynne, fait partie des &lt;i&gt;membres distingués &lt;/i&gt;- &lt;i&gt;senior fellow (&lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.aei.org/scholars/scholarID.10,filter.all/scholar.asp"&gt;http://www.aei.org/scholars/scholarID.10,filter.all/scholar.asp&lt;/a&gt;) auprès de l’&lt;i&gt;American Enterprise Institute &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;AEI&lt;/i&gt;), un laboratoire d’idées des néoconservateurs washingtoniens. Dick Cheney, l’ancien vice-président américain, figure sur la liste des anciens élèves de cet Institut tandis que sa femme, Lynne, fait partie des &lt;i&gt;membres distingués &lt;/i&gt;- &lt;i&gt;senior fellow&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;9 &lt;a href="http://www.usdoj.gov/criminal/fara/links/search.html"&gt;http://www.usdoj.gov/criminal/fara/links/search.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;10 &lt;a href="http://www.eurasia.org/about/trustees.aspx"&gt;http://www.eurasia.org/about/trustees.aspx&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;11 &lt;a href="http://www.efcentralasia.org/en/index.php?option=content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=46&amp;amp;Itemid=22"&gt;http://www.efcentralasia.org/en/index.php?option=content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=46&amp;amp;Itemid=22&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;12 &lt;a href="http://www.fara.gov/docs/4561-Exhibit-AB-20071015-3.pdf"&gt;http://www.fara.gov/docs/4561-Exhibit-AB-20071015-3.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;13 &lt;a href="http://www.abcnews.go.com/Blotter/story?id=5908348&amp;amp;page=1"&gt;http://www.abcnews.go.com/Blotter/story?id=5908348&amp;amp;page=1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;14 &lt;a href="http://www.silkroadstudies.org/new/docs/Silkroadpapers/0803Daly.PDF"&gt;http://www.silkroadstudies.org/new/docs/Silkroadpapers/0803Daly.PDF&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;15 &lt;a href="http://www.silkroadstudies.org/new/docs/Silkroadpapers/0804Bowyer..pdf"&gt;http://www.silkroadstudies.org/new/docs/Silkroadpapers/0804Bowyer..pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;16 &lt;a href="http://www.silkroadstudies.org/new/docs/Silkroadpapers/0807Weitz.pdf"&gt;http://www.silkroadstudies.org/new/docs/Silkroadpapers/0807Weitz.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;17 &lt;a href="http://www.dlapiper.com/global/about/overview/"&gt;http://www.dlapiper.com/global/about/overview/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;18 &lt;a href="http://www.fara.gov/docs/3712-Exhibit-AB-20010718-GRDU8602.pdf"&gt;http://www.fara.gov/docs/3712-Exhibit-AB-20010718-GRDU8602.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;19 &lt;a href="http://csis.org/about-us"&gt;http://csis.org/about-us&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;20 &lt;a href="http://csis.org/program/us-kazakhstan-osce-task-force"&gt;http://csis.org/program/us-kazakhstan-osce-task-force&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;21 &lt;a href="http://www.ind-dc.org/mission.html"&gt;http://www.ind-dc.org/mission.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;22 &lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav121009a..shtml"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav121009a..shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;23 &lt;a href="http://csis.org/files/publication/091202_Bugasjski_Kazakhstan_Web..pdf"&gt;http://csis.org/files/publication/091202_Bugasjski_Kazakhstan_Web..pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;24 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;25 &lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav121009a..shtml"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav121009a..shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;26 Cf. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:'Georgia','serif';color:black;"&gt;&lt;a href="http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/kazakhstan-un-tsar-est-ne-413.pdf"&gt;&lt;span style="font-family:'Times New Roman','serif';font-size:130%;"&gt;http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/kazakhstan-un-tsar-est-ne-413.pdf&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;27 Astana participe au Conseil du partenariat Euro atlantique de l’OTAN (NATO Euro-Atlantic Partnership Council) et est partie prenante du Partenariat pour la Paix (Partenariat for Peace). Le Kazakhstan est également le seul état centrasiatique à avoir entamé, en 2006, des négociations pour un plan d’action individuel de partenariat (Partnership Action Plan - IPAP) de l’OTAN. En juin 2004, le sommet de l’OTAN consacrait l’importance croissante de l’Asie centrale en désignant la région comme une zone d’attention particulière et en détachant, à Astana, un officier de liaison pour la mise en place des programmes d’aide pour la modernisation des structures militaires nationales et en créant &lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt;le poste de représentant spécial du secrétaire général de l’OTAN pour le Caucase et l’Asie centrale.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;28 &lt;a href="http://www.osce.org/documents/cio/2009/12/41764_en.pdf"&gt;http://www.osce.org/documents/cio/2009/12/41764_en.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;29 &lt;a href="http://www.eurasiantransition.org/files/2a3af57f0ba7ad8128c911aa763b0610-249.php"&gt;http://www.eurasiantransition.org/files/2a3af57f0ba7ad8128c911aa763b0610-249.php&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;30 &lt;a href="http://www.osce.org/documents/odihr/1990/06/13992_en.pdf"&gt;http://www.osce.org/documents/odihr/1990/06/13992_en.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;31 La Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) a donné naissance à l’OSCE en 1995.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;32 &lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav062409a.shtml"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insightb/articles/eav062409a.shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;33 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;34 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 21.55pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-5331218636546353116?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/5331218636546353116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/kazakhstanosce-une-presidence-sous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/5331218636546353116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/5331218636546353116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/kazakhstanosce-une-presidence-sous.html' title='Kazakhstan/OSCE : Une présidence sous haute surveillance'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-7778377917236543458</id><published>2009-10-23T15:59:00.000-07:00</published><updated>2010-03-25T23:13:08.935-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ESISC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Renaud François (Lcl)'/><title type='text'>Mer Caspienne : Le casse-tête du partage</title><content type='html'>&lt;div class="Section1" align="justify"&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Depuis 1991, le bassin de la mer Caspienne est considéré comme l'une des plus importantes réserves énergétiques dont l'exploitation devrait connaître un développement important. D'après l'Agence américaine de l'énergie, le sous-sol de cette immense mer fermée de 374 000 km² et celui de ses abords immédiats renfermeraient environ 250 milliards de barils de pétrole de réserves prouvées et quelque 200 autres milliards de réserves supposées. Cette même agence américaine estime les réserves de gaz naturel à environ de 9,2 billions de m3. Sur une base moyenne de 50 euros le baril de pétrole et de 200 euros les 1000 m3 de gaz, l'évaluation chiffrée des réserves prouvées atteint à la somme colossale de 4 billions d'euros. De telles ressources placent, bien évidemment, la région au cœur d'une féroce compétition. Celle-ci, un temps initialement circonscrite à la Russie et aux États-Unis, est maintenant ouverte à de nombreux autres acteurs comme la Chine, la Corée du sud, l'Inde, le Japon et l'Union européenne. Le casse-tête juridique du partage de cette mer handicape sérieusement son exploitation et, par voie de conséquence, le développement économique de la région. L'absence de traité sur le statut de la mer Caspienne a, par exemple, bloqué de nombreux projets occidentaux dont celui du gazoduc transcaspien (d'un montant de près de 4 milliards d'euros pour une capacité annuelle envisagée de 30 milliards de m&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;) entre le Turkménistan et l'Azerbaïdjan et ralentit sérieusement le projet européen du « &lt;i&gt;Nabucco &lt;/i&gt;»&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;A. Le partage de la mer Caspienne&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l1 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;1.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Un enjeu juridique …&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;L'évolution des différentes positions des pays riverains sur le partage de la Caspienne au cours des dix dernières années souligne la nécessité de définir son statut international car, bien qu'à ce jour aucun accord n'ait été conclu entre les cinq pays riverains - Russie, Iran, Azerbaïdjan, Kazakhstan et Turkménistan -, son exploitation est déjà bien entamée. Les compagnies pétrolières y ont un intérêt évident. L'existence d'un régime juridique est indispensable au développement des ressources pétrolières et gazières de la Caspienne, pour l'acheminement des hydrocarbures par voie de surface ou la construction de gazoducs et oléoducs sous-marins.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Par ailleurs, de nombreux et importants gisements situés dans des zones contestées par plusieurs pays riverains comme celui d'Alov revendiqués par l'Azerbaïdjan, l'Iran et le Turkménistan, ou ceux de Chirag et Kiapaz, par l'Azerbaïdjan et le Turkménistan, constituent une source potentielle de conflits. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Jusqu'en 1991, date de l'écroulement du bloc soviétique, l'exploitation de la mer Caspienne ne soulevait aucun problème. La base juridique du statut de la mer Caspienne était définie par le traité soviéto-iranien de 1921 qui autorisait les Iraniens à posséder leur propre flotte et à naviguer sous leur pavillon, et faisait de la Caspienne une mer exploitée en commun et à égalité par les deux États riverains. Le traité soviéto-iranien de 1940 confirmait cet accord en définissant la Caspienne comme étant « &lt;i&gt;une mer soviétique et iranienne &lt;/i&gt;». L'éclatement de l'URSS avec l'apparition de trois nouveaux États riverains - l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan -, a bouleversé la donne dans cette région.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l2 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;2.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Mer ou lac ?&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Le statut juridique de la Caspienne est un sérieux sujet de discorde entre les pays riverains et la distinction entre lac et mer entraîne des conséquences diamétralement opposées. En effet, en droit international, l'utilisation des ressources d'un lac ne peut se décider qu'à l'unanimité des pays riverains, alors que, dans le cas d'une mer, chaque État riverain se voit attribuer des zones dont il est libre d'exploiter les ressources à sa convenance. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;De plus, s'il s'agit d'un lac, les richesses « &lt;i&gt;offshore &lt;/i&gt;» sont réparties en cinq parts égales alors que, dans le cas d'une mer, les eaux territoriales ne dépassent pas 12 miles nautiques soit environ 22 km. La Caspienne constitue donc une source de conflits entre, d'une part, la Russie, l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan, qui souhaitent lui octroyer un statut de mer afin de pouvoir librement exploiter ses ressources et, d'autre part, l'Iran et le Turkménistan qui revendiquent le régime juridique d'un lac dans le but de partager en parts égales et à l'unanimité ses ressources.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Depuis 1991, les pays concernés militent, chacun en ce qui le concerne, pour le statut correspondant le mieux à leurs intérêts du moment qui évoluent avec la découverte et la localisation de nouveaux gisements.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;      a.  Une position russe géométriquement variable&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La Russie a longtemps défendu l'option « &lt;i&gt;lac &lt;/i&gt;». Pour Moscou, la mer Caspienne, n'étant pas reliée naturellement à l'océan mondial, constitue un lac. Les normes du droit maritime international traitant en particulier de « &lt;i&gt;mer territoriale &lt;/i&gt;», de « &lt;i&gt;zone économique exclusive &lt;/i&gt;» et de « &lt;i&gt;plateau continental &lt;/i&gt;» ne lui sont donc pas applicables&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. Moscou étayait également son argumentation sur l'existence des traités antérieurs à 1991 pour défendre le principe d'une exploitation commune de la Caspienne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La Russie se référait aussi à la déclaration d'Almaty du 21 décembre 1991, acte fondateur de la CEI, par laquelle « &lt;i&gt;les pays membres de la CEI garantissent le respect des engagements internationaux pris par l'ex-URSS&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt; » pour invoquer le respect du statut hérité des accords soviéto-iraniens jusqu'à ce qu'un nouvel accord soit signé par les cinq parties concernées ou qu'un régime de coopération soit instauré.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La Russie proposait en conséquence la création d'un condominium instaurant l'exploitation égale et commune de toutes les ressources de la Caspienne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Cette proposition était relayée par l'Iran qui, avec 1146 km de côtes, possède ainsi que l'Azerbaïdjan avec 825 km, une moindre longueur de côtes que les autres États riverains&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;. Cependant, Azerbaïdjan et Iran, de leur côté, plaident pour une zone d'eaux territoriales de 45 miles pour chacun des États riverains, soit beaucoup plus que les 12 miles prévus par le droit international quand il s'agit d'une mer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Depuis la découverte de nouvelles réserves d'hydrocarbures au large des côtes russes, la position de Moscou a sensiblement évolué en faveur de l'option mer. Le 6 juillet 1998, les autorités russes signent un accord bilatéral avec le Kazakhstan, puis le 9 janvier 2001 avec l'Azerbaïdjan sur une division de la Caspienne selon une ligne médiane. En 2002, elles signent deux autres accords avec ces pays sur l'exploitation de plusieurs champs offshore mitoyens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Par ces textes, la Russie avalise la partition de facto des réserves de la Caspienne et s'aligne donc maintenant sur la position du Kazakhstan et de l'Azerbaïdjan. Le 14 mai 2003, elle pérennise sa position en signant un accord tripartite avec ces deux pays sur le partage des richesses du nord de la Caspienne en fonction de la longueur des côtes respectives, ce qui donne une part de 18 % à l'Azerbaïdjan, 19 % à la Russie et 27 % au Kazakhstan. L'Iran et le Turkménistan s'opposent à cette partition de fait et contestent à l'Azerbaïdjan ses droits sur plusieurs zones offshore.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;     b.  Azerbaïdjan, Kazakhstan&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ces deux nouveaux riverains défendent la thèse selon laquelle la Caspienne est une mer fermée à laquelle s'applique le droit international de la mer réglementé par la Convention des Nations unies de 1982&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt; et revendiquent, comme étant les leurs, les fonds de la Caspienne tels qu'ils avaient été délimités en 1970 par le ministère soviétique du Pétrole, donnant au découpage le nom de « &lt;i&gt;division de principe &lt;/i&gt;».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -36pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l3 level1 lfo3; mso-text-indent-alt: -18.0pt"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;       &lt;/span&gt;c.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;            &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;L'Iran&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Pour l'Iran, le régime juridique est bien celui d'un lac, précisé par les traités de 1921 et 1940. Le contentieux frontalier porte notamment sur le champ d'Alov dont les droits d'exploitation ont été concédés en août 1998 par l'Azerbaïdjan à un consortium international dirigé par BP. En juillet 2001, Téhéran fait arraisonner, par un navire de guerre, deux bateaux d'exploration pétrolière de ce consortium, estimant qu'ils se trouvaient dans ses eaux territoriales, cet incident ayant pour conséquence de suspendre &lt;i&gt;sine die &lt;/i&gt;les prospections engagées par la compagnie britannique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -36pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l0 level1 lfo4; mso-text-indent-alt: -18.0pt"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;d.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;            &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Le Turkménistan&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Nouvel État riverain de la Caspienne comme l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan, il mène depuis 1991 une politique autonome et a une position moins tranchée. Il s'est d'abord aligné sur le point de vue des nouveaux États indépendants, pour finir par s'accorder avec l'Iran et la Russie, le 12 novembre 1996, sur une proposition de statut reconnaissant aux pays riverains une zone d'eaux territoriales de 45 miles où chacun disposerait de droits exclusifs sur les hydrocarbures, le reste de la Caspienne étant territoire commun.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;A l'instar de l'Iran, le Turkménistan conteste à l'Azerbaïdjan ses zones de prospection offshore, notamment les exploitations gazières autour du champ de Chirag.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Aujourd'hui, avec le ralliement de la Russie à la position du Kazakhstan et de l'Azerbaïdjan, l'Iran et le Turkménistan sont en minorité pour défendre la partition de la Caspienne en parts égales.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;L'autre sujet de discorde entre les pays riverains réside dans la réglementation à adopter pour le passage des oléoducs au fond de la mer. Ainsi, la Russie s'accorde, depuis mai 2003, avec l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan sur un partage de la Caspienne selon une ligne médiane; cependant, elle soutient que l'accord de l'ensemble des cinq pays est indispensable pour le passage des oléoducs sous-marins alors que l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan estiment que l'accord du seul pays traversé par les tubes est nécessaire. La conséquence de ces divergences est que les pays riverains continuent à développer dangereusement leur flotte de guerre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;B. Des discussions sans fin&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Dix-huit ans après la chute de l'empire soviétique, aucun traité sur le statut de la Mer Caspienne n'a été signé entre les cinq pays riverains. Ce vide juridique constitue le principal obstacle au plein développement des immenses ressources hydrocarbonées que renferme le sous-sol du bassin caspien. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Après deux décennies de propositions, de contre-propositions, de demandes, de surenchères et de discussions de marchands de tapis, la 25ème rencontre du groupe de travail des États riverains de la Caspienne, qui s'est tenue à Moscou le 14 avril dernier, semblait avoir ouvert la voie à une solution.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les débats ont été largement dominés par Mehdi Safari, vice-ministre des Affaires étrangères iranien, et son homologue russe, Alexeï Borodavkine. Rappelant l'importance que ce sujet a aux yeux des chefs d'État des pays riverains, Mehdi Safari a plaidé en faveur d'une accélération des discussions afin de parvenir rapidement à un accord ouvrant la voie à une meilleure et plus grande coopération entre tous les pays riverains du bassin caspien. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;De son côté, Alexandre Golovine, ambassadeur itinérant russe, se montrait optimiste en estimant que l'accord était en très bonne voie. L'optimisme d'Alexandre Golovine dissimulait mal cependant les problèmes encore en suspens - le partage des fonds sous-marins et la délimitation des eaux de surface -, problèmes qui sont à l'origine du blocage du dossier depuis 1991.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;D'un côté, l'Iran estime que la mer Caspienne devrait être équitablement partagée (fonds et eaux de surface) entre les cinq pays riverains ; chaque pays se verrait ainsi attribuer 20%. De l'autre, la Russie défend la position d'un partage basé sur la longueur des littoraux respectifs. Avec ce calcul, l'Iran ne recevrait plus qu'entre 12 et 14% des eaux et des fonds de la mer Caspienne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Sous la férule de son fantasque leader, feu Saparmourad Niazov, le Turkménistan n'a cessé, au gré des humeurs du « &lt;i&gt;Turkmenbachi &lt;/i&gt;», d'osciller entre positions russe et iranienne. Les résultats des audits internationaux chargés d'estimer les réserves énergétiques du Turkménistan ayant propulsé ce pays au 2ème rang mondial des producteurs de gaz, le président Gurbanguly Berdimuhammedov, successeur du président Niazov mystérieusement décédé fin 2006, vient de rallier la position russe, avec pour conséquence un affaiblissement de la position iranienne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Bien que rien de concret ni de définitif ne soit sorti de la rencontre de Moscou, il y a certains signes qui indiquent que la position iranienne semble moins figée que par le passé. Derrière une rigueur toute de façade - « &lt;i&gt;il n'y a et n'y aura aucun changement dans la position iranienne&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt; » - Mehdi Safari explique que les discussions devraient permettre un rapprochement des différentes propositions. Le troisième sommet annuel des États riverains qui se tiendra à Bakou d'ici à la fin de l'année devrait permettre aux observateurs d'y voir un peu plus clair dans ce dossier complexe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Selon le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, les « &lt;i&gt;positions évoluent favorablement et le seul problème en suspens concerne la délimitation des eaux de surface et la répartition des fonds sous-marins de la partie méridionale de la mer Caspienne&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt; ». En mentionnant ainsi la partie méridionale du bassin caspien, Sergueï Lavrov envoie un signal sans ambiguïté aux Iraniens. Alexandre Golovine rappelle en effet que la Russie, l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan ont approuvé et déjà signé un accord sur la délimitation et le partage de la partie septentrionale du bassin caspien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Avec un Turkménistan manifestant ouvertement sa volonté de sortir de l'impasse qui paralyse l'exploitation de ses ressources et sur le point de basculer en faveur du camp russe, Moscou isolerait ainsi Téhéran. Les autorités iraniennes, soucieuses elles aussi de pouvoir exploiter leurs ressources, pourraient être rapidement contraintes à réviser leur position et à se dire qu'une certitude immédiate sur les 12 à 14% des ressources de la mer Caspienne est préférable aux hypothétiques 20% qu'elles revendiquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;C. Le sommet informel du 11 septembre&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Les chefs d'État des pays riverains, à l'exception notable de l'Iran qui n'était pas invité, se sont retrouvés le 11 septembre au Kazakhstan, dans la ville portuaire d'Aktau, pour un sommet « &lt;i&gt;informel &lt;/i&gt;» pour discuter de la mer Caspienne. Les autorités iraniennes ont immédiatement exprimé leur indignation. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manuchehr Mottaki, estime que « &lt;i&gt;ce sommet viole les accords précédents qui stipulent que toute décision relative à la mer Caspienne doit être prise à l'unanimité des pays riverains&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Pour Federico Bordonaro, analyste associé au groupe italien d'études des risques, &lt;i&gt;Equilibri&lt;/i&gt;, « &lt;i&gt;les Iraniens craignent avant tout la reconstitution autour de la Russie d'un bloc des anciennes républiques socialistes soviétiques qui permettrait à cette nouvelle alliance de dicter sa loi sur la Caspienne&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt; ». Une autre explication possible à la non invitation de l'Iran à ce sommet tient à la position délicate de l'Iran sur la scène internationale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Conclusion&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Empêtré depuis deux décennies dans les méandres de discussions sans fin, le dossier du partage de la mer Caspienne ne semble pas prêt d'être résolu. Et au vu des derniers développements internationaux - Assemblée générale des Nations unies et sommet du G 20 de Pittsburg - il se pourrait qu'il prenne maintenant une toute autre dimension.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;En réalité, l'initiative russe du sommet informel du 11 septembre, ressemble à une partie de billard à plusieurs bandes. D'un côté du tapis vert, les États-Unis, soucieux, avec de nombreux pays occidentaux, de mettre un terme à l'aventure nucléaire iranienne. De l'autre, la Russie désireuse de pérenniser le transit par son territoire des flux énergétiques caspiens et centrasiatiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Anticipant de quelques jours l'annonce officielle par le président Barack Obama de l'abandon de l'initiative américaine de missiles en Europe de l'Est, le président russe Dimitri Medvedev, en échange de son rapprochement avec les Occidentaux sur le dossier nucléaire iranien, se donne les moyens d'engranger les dividendes de ce nouvel épisode géopolitique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;En rejoignant à pas comptés le camp des pays favorables aux sanctions internationales contre l'Iran, il offre aux États-Unis et à leurs alliés une formidable opportunité sur ce dossier. La Chine, désormais isolée dans son « &lt;i&gt;soutien tacite &lt;/i&gt;» à Téhéran, sera plus facile à manœuvrer dans le cadre du Conseil de sécurité de l'ONU.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;En tout état de cause, le troisième sommet annuel des chefs d'État des pays riverains de la mer Caspienne, prévu à Bakou pour la fin de l'année risque d'être des plus intéressants, si ce n'est des plus animés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par le lieutenant-colonel (e.r) Renaud FRANÇOIS&lt;br /&gt;Chercheur associé à l'ESISC&lt;br /&gt;Le 23 octobre 2009 sur &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.esisc.eucopyright/"&gt;&lt;i&gt;www.esisc.eu&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Copyright© ESISC 2010&lt;br /&gt;Article en &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.esisc.eu/documents/pdf/fr/mer-caspienne-le-casse-tete-du-partage-449.pdf"&gt;version pdf&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;1 Cf. &lt;a href="http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/turkmenistan-la-revelation-doctobre-421.pdf"&gt;http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/turkmenistan-la-revelation-doctobre-421.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;2 Assemblée générale des Nations unies, 1994&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;3 Cette déclaration implique le respect du statut hérité des accords soviéto-iraniens de 1921 et 1940, autrement dit le partage de la mer Caspienne entre la Russie et l'Iran, jusqu'à ce qu'un accord soit signé par les cinq parties concernées ou qu'un régime de coopération soit instauré.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;4 Azerbaïdjan; Kazakhstan 2 320 km; Russie 1460 km, Turkménistan 1200 km.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;5 &lt;a href="http://www.un.org/french/law/los/unclos/closindx.htm"&gt;http://www.un.org/french/law/los/unclos/closindx.htm&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;6 &lt;a href="http://www.energy-daily.com/reports/Analysis_Caspian_division_inches_forward_999.html"&gt;http://www.energy-daily.com/reports/Analysis_Caspian_division_inches_forward_999.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;7 Ibid.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;8 &lt;span style="color:black;"&gt;&lt;a href="http://www.rferl.org/content/Caspian_Summit_Opening_In_Kazakhstan_But_Iran_Not_Invited/1819715.html"&gt;http://www.rferl.org/content/Caspian_Summit_Opening_In_Kazakhstan_But_Iran_Not_Invited/1819715.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -22.95pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;9 Ibid.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-7778377917236543458?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/7778377917236543458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/mer-caspienne-le-casse-tete-du-partage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/7778377917236543458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/7778377917236543458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/mer-caspienne-le-casse-tete-du-partage.html' title='Mer Caspienne : Le casse-tête du partage'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-2259274689971245617</id><published>2009-09-13T08:20:00.000-07:00</published><updated>2009-09-26T07:01:01.331-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Serge Prévot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='IFG'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Biographie'/><title type='text'>Biographie de Serge Prévot</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;SERGE PREVOT&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="mailto:serge.prevot@eurokaz.org"&gt;serge.prevot@eurokaz.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Serge Prévot réalise des recherches dans le cadre d'une thèse, sous la direction de Béatrice Giblin à l'Institut Français de Géopolitique et dont le sujet est "Les Enjeux géopolitiques du développement du Kazakhstan sur la scène internationale"&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Chercheur en géopolitique et ingénieur Arts &amp;amp; Métiers, Serge Prévot a commencé sa carrière dans la construction où il a participé à la plupart des grands chantiers de Paris dont le Stade de France en 1998. Il a passé la seconde partie de sa carrière dans l'industrie au sein de groupe industriels internationaux, au particulier Arcelor. Il est ainsi devenu un specialiste du management des organisations industrielles.&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sa connaissance du Kazakhstan ne se limite pas à un savoir littéraire et académique. Son épouse est Kazakhstanaise et leur premier enfant est né dans ce pays. Il retourne régulièrement dans le pays des steppes où il conserve des liens familiaux, amicaux et professionnels très étroits.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Début 2008, il créé Eurokaz, association conçue pour favoriser les relations entre la France et le Kazakhstan et diffuser dans le monde francophone, des informations actualisées sur le Kazakhstan d'hier et d'aujourd'hui.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Publications en rapport avec le Kazakhstan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/04/linfluence-turque-faiblit-en-asie.html"&gt;L'influence turque faiblit en Asie Centrale &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt; le 1er avril 2008&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/02/la-petite-renaissance-de-la-mer-daral.html"&gt;La petite (renaissance de la) Mer d'Aral &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt; le 15 février 2009&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;strong&gt;Interventions en rapport avec le Kazakhstan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Table ronde à l'Assemblée Nationale le 10 décembre 2008&lt;br /&gt;"le modèle kazakh de concorde interethnique et interconfessionnelle"&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/eglises-du-monde/eglises-du-monde-kazakhstan/00046580"&gt;Emission "Eglise du monde" sur le Kazakhstan &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;présentée par David Milliat sur &lt;a href="http://www.ktotv.com/"&gt;KTO&lt;/a&gt; et diffusée le 15 septembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-2259274689971245617?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/2259274689971245617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/09/biographie-de-serge-prevot.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2259274689971245617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2259274689971245617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/09/biographie-de-serge-prevot.html' title='Biographie de Serge Prévot'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-5147197193238475231</id><published>2009-09-11T12:29:00.000-07:00</published><updated>2009-09-13T09:07:31.228-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hélène Rousselot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EHESS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Biographie'/><title type='text'>Biographie d' Hélène Rousselot</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;HELENE ROUSSELOT&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:hrousselot@infonie.fr"&gt;hrousselot@infonie.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hélène Rousselot réalise des recherches dans le cadre d'une thèse de troisième cycle à l'EHESS dont le sujet est « L'influence de la rente énergétique sur la formation du pouvoir au Kazakhstan et au Turkménistan »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se spécialise dès les années 1980 sur la Russie et l'Asie Centrale dont en particulier le Kazakhstan, l'Ouzbékistan et le Turkménistan. Elle a en particulier réalisé plusieurs missions d'études vers ces destinations. Elle a travaillé sous la direction de Georges Sokokoff (1991, INALCO) et de Vincent Fourniau (depuis 2007, EHESS).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, Hélène Rousselot est responsable de la section « Asie Centrale » au Comité de rédaction de la revue en ligne Regard sur l’Est (&lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt;) depuis 2005. Elle est également documentaliste et traductrice de russe, membre de l'association LRS (Littérature russe et d'expression russe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, elle a rédigé un mémoire sur la question de la &lt;a href="http://memsic.ccsd.cnrs.fr/mem_00000033.html"&gt;«Constitution d'un annuaire de chercheurs internationaux et catalogage dans un SIGB : les problèmes liés à l'intégration d'informations multilingues»&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;..&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Publications en rapport avec le Kazakhstan&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=624"&gt;Ces femmes qui dirigeront, peut-être, bientôt l’Asie centrale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt; le 2 juin 2006&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://eurokaznews.blogspot.com/2006/10/lasie-centrale-est-le-point-de.html"&gt;«L’Asie centrale est le point de rencontre des intérêts entre la Russie et la Chine» &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt;, entretien avec Sanat Kouchkoumbaev le 1 octobre 2006&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/03/kachagan-une-illustration-de-la-gestion.html"&gt;Kachagan : une illustration de la gestion politique des hydrocarbures au Kazakhstan&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt; &lt;/a&gt;le 15 mars 2008, en collaboration avec Samuel Lussac&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/09/les-reactions-en-asie-centrale-la-crise.html"&gt;Les réactions en Asie centrale à la crise osséto-géorgienne Vers un nouveau non-alignement? (I)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt; le 15 octobre 2008&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=887"&gt;Les réactions en Asie centrale à la crise osséto-géorgienne Vers un nouveau non-alignement? (II)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt; le 1 novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;a href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html"&gt;Hydrocarbures au Kazakhstan et au Turkménistan indépendants : la construction d’un secteur stratégique, 1991-2002&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;sur &lt;a href="http://www.diploweb.com/"&gt;http://www.diploweb.com/&lt;/a&gt; le 21 juin 2009&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-5147197193238475231?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/5147197193238475231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/09/biographie-dhelene-rousselot.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/5147197193238475231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/5147197193238475231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/09/biographie-dhelene-rousselot.html' title='Biographie d&apos; Hélène Rousselot'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-2492097541939474133</id><published>2009-06-21T10:51:00.000-07:00</published><updated>2010-02-02T14:28:47.682-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hélène Rousselot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EHESS'/><title type='text'>Hydrocarbures au Kazakhstan et au Turkménistan indépendants : la construction d’un secteur stratégique, 1991-2002</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Géopolitique de l’énergie. Alors que de grandes manoeuvres stratégiques se déroulent autour des réserves énergétiques d’Asie centrale, il importe de savoir comment les différentes composantes des sociétés kazakhstanaise et turkmène ont cherché à s’approprier les revenus des exportations d’hydrocarbures qui comptent parmi les principales richesses de leur pays. Cet article novateur lève le voile sur un paramètre tabou : l’appartenance clanique ou tribale.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avec, en bas de page, une fiche pays sur le Kazakhstan et une fiche pays sur le Turkménistan.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’ORGANISATION des secteurs des hydrocarbures kazakh et turkmène, tant à l’époque soviétique qu’après l’indépendance en 1991, est assez mal connue en raison de la rareté des informations. La nature des régimes en place, d’une part - notamment au Turkménistan, où même la liste des membres du gouvernement relève quasiment du secret d’État – et le caractère tabou de certains aspects qui nous intéressent ici, à savoir l’appartenance clanique ou tribale [&lt;a class="spip_note" id="nh1" title="[1] Un très bref aperçu historique de la formation de ces groupes est (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb1" name="nh1"&gt;1&lt;/a&gt;] des décideurs, d’autre part, expliquent cette rareté.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les questions d’organisation humaine et institutionnelle et l’histoire de la constitution de ces secteurs est négligée au détriment de l’aspect géostratégique de l’évacuation des hydrocarbures qui est plus souvent traité, particulièrement dans le cas turkmène. Aussi la question de savoir comment les différentes composantes des sociétés kazakhstanaise et turkmène ont cherché à s’approprier les revenus des exportations d’hydrocarbures qui comptent parmi les principales richesses de leur pays, alors que ces secteurs sont en pleine construction, nous paraît pertinente.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu’en 2002, le Kazakhstan se dotait de la compagnie nationale KazMunajGaz (KMG), verticalement intégrée, capable de partir à la conquête de marchés étrangers, comme celui de la Roumanie quelques années plus tard, le Turkménistan n’avait pas encore franchi ce pas. Les principales étapes menant à la création de KMG sont exposées dans cet article, avec en regard, les obstacles qui n’ont pas permis au Turkménistan de suivre une voie comparable, malgré des éléments communs comme l’émergence de figures majeures dans le secteur. Celles-ci appartiennent à des structures tribales dont le rôle ne doit pas être négligé dans les luttes pour le contrôle du secteur, la formation de ministères et la lutte pour le pouvoir, dans le cadre de deux régimes qui ont évolué l’un vers une dictature, l’autre vers un pouvoir autoritaire fort.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Développement accéléré de la production pétrolière au Kazakhstan indépendant&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’économie du Kazakhstan était, comme celle du Turkménistan, l’une des plus intégrées à l’économie soviétique. Le Turkménistan qui avait, comme son voisin, pour principale mission de fournir aux autres républiques des matières premières, essentiellement le coton et le gaz, n’a pas développé un secteur secondaire semblable à celui du Kazakhstan.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La croissance de la production de pétrole dans ces deux pays et surtout le décollage de leurs exportations d’hydrocarbures au cours des années 1990 (les exportations de pétrole kazakh ont été multipliées environ par près de 9 et celles du gaz turkmène par plus de 3, entre 1992 et 2002) ne doit pas faire oublier qu’elle tenait une place relativement marginale dans l’ensemble soviétique. De plus, la production de gaz turkmène avait diminué en 2002 de 36,5% par rapport à celle de 1991 à la suite d’un effondrement au cours de la seconde moitié des années 1990. La part du pétrole turkmène dans la production soviétique atteint 5,3% en 1950 et ne fait ensuite que décroître pour stagner autour de 1% durant la deuxième moitié des années 1980. La production de gaz naturel turkmène ne décolle qu’en 1975 avec une part de 17,9% du total soviétique et se hisse au deuxième rang dans les années 1980. Ce qui avait alors rendu l’économie turkmène relativement prospère. Peu peuplé et faiblement industrialisé [&lt;a class="spip_note" id="nh2" title="[2] Les raisons de cette faible industrialisation restent à explorer. A (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb2" name="nh2"&gt;2&lt;/a&gt;], ce pays était et reste en mesure d’en exporter une large part, soit 65% de sa production en 1992, contre 30% en 1990.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au Kazakhstan, la production de pétrole a augmenté lentement, mais régulièrement, dans les années 1980, avec l’exploitation de gisements comme ceux de Kamyšitovyj et de Žanažol. En 1992, il était le second derrière la Russie avec environ 5 % de la production de l’ex-URSS et le seul de cette même ex URSS à être exportateur net de pétrole brut. La production de gaz naturel s’est également développée lentement. La part du gaz kazakh, elle reste, entre 1965 et 1991, inférieure à 2% dans la production soviétique totale. Les gisements d’hydrocarbures se trouvent dans six des quatorze régions administratives : Atyrau, Mangistau, Ouest du Kazakhstan, Aktûbinsk, Kyzyl-Orda, et, dans une moindre mesure, Karaganda. En 2000, les deux premières concentraient environ 70 % de la production kazakhe, les 30% restants étant fournis par la région d’Aktobe et Kyzyl-Orda.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au Turkménistan, la répartition géographique des gisements s’étend des rives de la mer Caspienne, à l’Ouest, jusqu’aux frontières Sud-Est et au Nord-Est, à proximité de la frontière avec l’Ouzbékistan. L’une des dernières découvertes est le champ gazier d’Osman en 2007, près de la ville de Mary, dans l’Est du pays. Le site le plus ancien est celui de Čeleken, au bord de la Caspienne, où des militaires russes observèrent, dans la première moitié du XIXe siècle, des geysers de pétrole. Cette ressource était exploitée et commercialisée par la tribu des Yomut dont le chef Kiat-bek et sa famille possèdaient la moitié des geysers vers 1836.&lt;br /&gt;Intérêts politiques et identités tribales&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tribus turkmènes et hordes kazakhes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le système tribal turkmène, ancêtre de celui qui existe au début du XXe siècle se constitue entre les XIVe et XVIIe siècles. Sept groupes turkmènes numériquement importants sont aujourd’hui les Teke, Saryk, Yomut, Chovdur, Geklen, Salyr et les Ersary. Les plus nombreux sont les Teke qui composent au moins 40% de la population. Certains Teke, appelés Ahal-Teke vivent dans la région de Ahal, située dans le centre sud du pays et qui comprend la capitale Achgabat. Au Kazakhstan, la formation des Grande, Moyenne et Petite hordes date du XVIe siècle, début d’une longue période pendant laquelle le territoire du pays actuel n’était pas inclus dans un empire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La répartition de la représentation des hordes et des tribus dans les différentes instances du pouvoir au sein des deux républiques soviétiques aurait bénéficié, jusqu’à l’indépendance, d’une « règle » tacite sur laquelle s’était créé un certain équilibre. Au Kazakhstan, un équilibre de la représentation des trois hordes était observé au sein des équipes dirigeantes. Avec la disparition du parti communiste soviétique, l’appartenance à l’une des hordes au Kazakhstan est devenue un facteur important de la vie politique, à la fois au niveau national et régional. Durant sa présidence depuis 1991, Nursultan Nazarbaev a alterné des stratégies de maintien au pouvoir, en utilisant notammant des rivalités entre hordes. Après 1991, au fur et à mesure de l’établissement d’un pouvoir présidentiel de plus en plus autoritaire, cette « règle » a été de moins en moins respectée puis abandonnée au profit de la horde à laquelle appartient N. Nazarbaev. Au Turkménistan, l’évolution de cette politique très différente, a nénamoins aussi abouti à une prépondérance de la représentation du clan de Saparmurat Niazov.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’historien kazakh Nurbulat Masanov précise qu’il existe de vrais clans qui ont un caractère non pas ethnique mais politique et clientéliste et nous retiendrons, pour la période considérée, cette acception au sens de groupes liés par des intérêts politiques et économiques et s’entraidant pour les défendre, y compris dans des relations de dépendance. A ces notions de tribu et de horde, bien conservées parmi les élites politiques, s’ajoute donc la dimension clientéliste qui peut l’emporter sur les appartenances dites tribales. Ces intrications complexes entre identité tribale c’est-à-dire l’appartenance à une horde et appartenance à un clan, au sens défini ci-dessus, sont le signe d’une nouvelle recomposition de réseaux dans lesquels la notion de « famille » domine au sommet du pouvoir au Kazakhstan. Selon le journaliste et philosophe kazakh Nurlan Amrekulov, la parenté a laissé place au clan qu’il définit comme un groupe de parents proches et dont le poids est particulièrement fort dans les secteurs monopolistiques, comme celui des hydrocarbures au Kazakhstan. L’exemple de la compagnie nationale kazakhe KazMunajGaz en est une illustration avec la présence de Timur Kulibaev, gendre du président N. Nazarbaev au poste de président du Conseil de surveillance depuis juin 2006.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Étouffement des velléités turkmènes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au Turkménistan, depuis 1991, des stratégies semblables à celles des trois hordes kazakhes, considérées comme l’un des modes d’accès au pouvoir ou à des réseaux influents au sein de la vie politique [&lt;a class="spip_note" id="nh3" title="[3] S. Peyrouse, Turkménistan Un destin au carrefour des empires, Editions (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb3" name="nh3"&gt;3&lt;/a&gt;], n’ont pu être échafaudées au même niveau et, en tout cas, pas dans une lutte ouverte pour le contrôle du gaz. La personnalité même de S. Niazov et le régime ultra-répressif qu’il avait mis en place les ont limitées. Des relations clientélistes existent bien, mais la lutte pour le pouvoir a été nettement gelée avec l’élimination systématique de tout rival potentiel.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le président turkmène S. Niazov, lui-même Ahal-Teke, et décédé en décembre 2006, refusait officiellement de distinguer ces différents clans ce qui, par ailleurs, ne l’empêchait pas d’assurer leur représentativité lors des nominations des responsables régionaux et au sein de son gouvernement. Ainsi, les responsables régionaux étaient issus du groupe majoritaire dans la région. Si chaque responsable régional étant considéré comme un vrai chef par son entourage ou son cercle intime, S. Niazov les démettait et les remplaçait sans cesse. Il leur aurait interdit la possibilité de devenir vice Premier ministre, évitant ainsi de voir des personnes d’autres clans entrer dans son cercle. Des rivalités régionales existaient, mais ne s’exprimaient pas ouvertement et leur issue dépendait du Président. Les ministres du Pétrole et du Gaz n’ont pas fait exception à la règle. Sur la période 1994-2002, se succèdent pas moins de huit hommes d’État. Le premier d’entre eux, Nazar Suûnov, après avoir inspiré le premier programme de développement du secteur, préfère émigrer dès 1995, tandis que le dernier de la période considérée, Kurbannazar Nazarov est envoyé comme ambassadeur aux Émirats Arabes Unis au bout de dix huit mois de service.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La lente maturation du secteur des hydrocarbures au Kazakhstan&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En 2002, est créée la compagnie nationale KazMunajGaz, « machine » à conquérir des marchés à l’international, avec une ambition affichée : faire du Kazakhstan l’un des dix plus grands producteurs d’hydrocarbures mondiaux. Cette création institutionnelle survient après plusieurs années de luttes internes entre deux figures politiques.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les prémices de l’expansion de l’industrie des hydrocarbures du Kazakhstan indépendant L’exploitation de deux gisements d’importance majeure, Karačaganak et Tengiz, découverts dans les années 1970, a contribué au développement de l’industrie des hydrocarbures au Kazakhstan indépendant. L’ingénieur-pétrolier kazakh Tulegen Žukeev est l’un des principaux instigateurs du projet d’exploitation du champ de Tengiz à la fin des années 1980. Ayant reçu l’approbation de N. Nazarbaev, alors Président du Cabinet des ministres de la république, le vice-Président du Conseil des ministres de la RSS du Kazakhstan [&lt;a class="spip_note" id="nh4" title="[4] de juin 1988 à septembre 1989." href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb4" name="nh4"&gt;4&lt;/a&gt;] Erik Asanbaev, proche de la Petite horde, son collègue Kadyr K. Bajkenov [&lt;a class="spip_note" id="nh5" title="[5] Kadyr K. Bajkenov est vice-Président du Conseil des ministres de la RSS (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb5" name="nh5"&gt;5&lt;/a&gt;], membre de la Moyenne horde, le président du Comité d’État à l’Economie Kalyk Abdullaev, membre de la Grande horde et Tulegen Žukeev, membre de la Petite horde, constituent un groupe de soutien à ce projet afin de court-circuiter les autorités soviétiques qui avaient déjà pris langue avec la compagnie américaine Chevron. Au fur et à mesure de l’avancement du projet, des dissensions apparaissent au sein du groupe. Des intrigues entre la Petite et la Grande hordes se nouent contre des représentants de la Moyenne au sein du Cabinet des ministres. D’autre part, N. Nazarbaev tente de prendre la direction du projet. Enfin, le mécontentement des partenaires occidentaux vis-à-vis des responsables qui cherchent à défendre les intérêts de l’État kazakh ont raison de l’unité du groupe. N.Nazarbaev et le président de Chevron signent néanmoins en avril 1993 un accord pour la création de la société mixte TengizChevronOjl. Son directeur en 1993-1994 est Ravil’ Čerdabaev, chef de l’administration de la région d’Atyrau et membre d’une « dynastie de pétroliers » kazakhs, comme l’URSS avait commencé à en former dès les années 1930. Il est alors proche du représentant d’une autre de ces « dynasties », Nurlan Balgimbaev. Le rôle de ce dernier dans le secteur des hydrocarbures deviendra prépondérant dès 1994.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Création du ministère de l’Industrie pétrolière et gazière et d’entreprises kazakhs&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A la veille de l’indépendance, ni le Kazakhstan, ni le Turkménistan n’était pourvu de ministère de l’industrie pétrolière ou gazière. En juillet 1990, le directeur de la partie turkmène du groupement de production Soûzgaztehnologiâ publie un article [&lt;a class="spip_note" id="nh6" title="[6] Batyrov S, Abdyyev A, Turkmenia not deriving proper economic benefit (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb6" name="nh6"&gt;6&lt;/a&gt;] dénonçant la situation de l’industrie gazière turkmène qui n’est alors qu’une « dépendance » du consortium soviétique Gazprom [&lt;a class="spip_note" id="nh7" title="[7] Gazprom est le successeur du ministère soviétique de l'Industrie gazière. (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb7" name="nh7"&gt;7&lt;/a&gt;], la majeure partie du profit important réalisé lors de la vente du gaz revenant à ce dernier. Les pouvoirs ont donc dû créer les structures de leur secteur après 1991.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En l’absence d’un tel ministère au Kazakhstan, c’est à celui de l’Energie et de l’Electrification de la république et au Comité d’État à la géologie et à la conservation du sous-sol qu’échoit la gestion des hydrocarbures, à la fin de l’année 1991. Quelques mois plus tard, le 7 février 1992, ce ministère est supprimé et remplacé par celui de l’Energie et des Combustibles. Celui-ci est à son tour divisé, le 13 juin 1994, en un ministère de l’Industrie de l’Energie et du Charbon et en un ministère de l’Industrie pétrolière et gazière. Ce dernier aura donc vu le jour près de trois ans après l’indépendance et fera partie de ceux qui comptent le plus de Kazakhs, soit environ 80% [&lt;a class="spip_note" id="nh8" title="[8] La population se composait d'environ 40% de Kazakhs et de 38% de Russes (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb8" name="nh8"&gt;8&lt;/a&gt;].&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La bataille pour le contrôle du secteur des hydrocarbures&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au cours des trois années du gouvernement de S. Tereŝenko [&lt;a class="spip_note" id="nh9" title="[9] Ukrainien kazakhophone né en Russie de mère kazakhe, il a effectué ses (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb9" name="nh9"&gt;9&lt;/a&gt;], naissent de nouvelles entreprises, sous des noms déjà utilisés à l’époque soviétique, dans un secteur des hydrocarbures en formation. Le foisonnement des créations et les changements de statuts juridiques se poursuivent jusqu’en 1997, date de la fondation des deux compagnies KazahOjl et de KazTransOjl.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En octobre 1994, ce gouvernement est remplacé par celui d’Akežan Kažegeldin qui est un membre de la Moyenne horde. S’ouvre alors une lutte féroce entre représentants des intérêts pétroliers et partisans du Premier ministre. Au cours de la période 1991-1999, caractérisée par cette bataille interne au Kazakhstan pour le contrôle des hydrocarbures, le président N. Nazarbaev affermit son pouvoir en procédant à des changements importants dans les institutions de l’État, à savoir la création de l’Assemblée des Peuples du Kazakhstan en mars 1995, l’annulation des élections législatives, le référendum sur le mandat présidentiel en avril, la nouvelle Constitution et la formation d’un parlement à deux chambres. Les trois hordes se partagent alors encore le pouvoir avec, pour la Grande : le sommet de l’État et la présidence du Sénat, pour la Petite : le ministère de l’Industrie du Pétrole et du Gaz et la chambre basse (Majlis) et pour la Moyenne le gouvernement, mais cette dernière n’a aucune représentation aux postes clés du Parlement. Avec l’arrivée de A. Kažegeldin au poste de Premier ministre et le lancement des privatisations des entreprises pétrolières, s’engage un duel entre celui-ci et son ministre de l’Industrie du Pétrole et du Gaz N. Balgimbaev.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tandis que le Turkménistan a ignoré les réformes et fonctionné sur l’ancien modèle soviétique jusqu’à la fin 1995, le Kazakhstan a été l’un des premiers États issus de l’effondrement de l’ex-URSS à adopter des mesures de passage à l’économie de marché avec un programme intitulé « Une stratégie pour l’avenir et le développement du Kazakhstan en tant qu’État souverain ». Entamées en 1991, les privatisations au Kazakhstan indépendant se sont déroulées en trois étapes. La dernière qui court de 1996 à 1998, correspond à un regain d’intérêt pour le secteur des hydrocarbures de la part des étrangers.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les premières annonces de privatisation dans ce secteur tombent durant l’été 1995. Les entreprises concernées sont Ûžneftegaz, Aktûbinskneft’, la raffinerie de Chimkent, puis en 1996 MangistauMunajGaz (MMG) qui avait créée en 1995. Le lancement de la privatisation de cette dernière, met le feu aux poudres. Sept compagnies se montrent intéressées : deux américaines, une iranienne, une indonésienne, deux kazakhstanaises (dont la direction de MMG) et une russe. Les offres russe et iranienne sont rejetées pour des raisons respectivement financières et politiques. C’est finalement le Directeur de l’Agence pour les plans stratégiques Eržan Utembaev qui persuade N. Nazarbaev de choisir l’indonésienne, Central Asia Petroleum Ltd Company. Ce qui est annoncé le 11 mai 1997.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En février 1997, c’est-à-dire avant que ne soit décidé le sort de MMG, N. Balgimbaev accuse A. Kažegeldin d’avoir intentionnellement mis à mal MMG et favorisé sa crise financière. Des attaques dirigées contre A. Kažegeldin proviennent également des responsables mêmes de la société, effrayée par la perspective de licenciements massifs suite à sa privatisation. Le ministre du Pétrole et du Gaz N. Balgimbaev obtient du président N. Nazarbaev, d’une part, la suppression de son ministère, en février 1997 [&lt;a class="spip_note" id="nh10" title="[10] Ce ministère réapparaît sous la forme du ministère de l'Energie et des (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb10" name="nh10"&gt;10&lt;/a&gt;] et d’autre part, la constitution, un mois plus tard, de la compagnie nationale KazahOjl qu’il dirige lui-même tout d’abord jusqu’en octobre [&lt;a class="spip_note" id="nh11" title="[11] N. Balgimbaev revient à la tête de KazahOjl d'octobre 1999 à février (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb11" name="nh11"&gt;11&lt;/a&gt;]. N. Balgimbaev propose à l’un des gendres de N.Nazarbaev, Timur Kulibaev, d’en devenir le vice-président.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le Kazakhstan était, à l’avènement de son indépendance, dépourvu de système de gestion du réseau de tubes. La dimension internationale que peut prendre le Kazakhstan dans le domaine des hydrocarbures en augmentant ses exportations, motive l’intervention de l’État avec la création de KazTransOjl (KTO). Celle-ci a pour mission la mise en place d’un nouveau système de transport du pétrole et la gestion des relations avec les États voisins producteurs d’or noir. KTO est une société par actions de type fermé, détenue à 100% par l’État, et dirigée entre 1997 et 1998 par N. Kapparov. En décembre 1998, N.Nazarbaev déclare que les tubes transportant les hydrocarbures resteraient sous contrôle étatique. Ce qui confirme la réticence des autorités à céder des parts dans les entreprises du secteur pétrolier.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La création de la compagnie nationale KMG A. Kažegeldin est contraint de démissionner en 1997, officiellement en raison de sa politique des privatisations. Celles-ci sont perçues, dans les années 1995-1997, comme une « braderie » de biens de l’État vendus à des personnes ayant des relations bien placées ou à des étrangers. Cependant la politique de vente au cas par cas se poursuivant sous son successeur N. Balgimbaev, la démission de A. Kažegeldin pourrait plutôt refléter des querelles entre les diverses élites. La nomination de N. Balgimbaev au poste de Premier ministre peut être alors aussi interprêtée comme une compensation à la faible représentativité de la région occidentale du pays, au sein du gouvernement. Outre le fait de remplacer son rival, N. Balgimbaev obtient un autre succès avec la création de la société par actions KazMunajGaz par la fusion des deux entreprises KazahOjl et Transport Nefti i gaz, celle-ci ayant été fondée en mai 2001. L’influence du secteur pétrolier s’accroit donc auprès de N. Nazarbaev, tandis que celle de A.Kažegeldin diminue jusqu’à son départ du gouvernement en octobre 1997. Le mandat international lancé contre lui en 1999 et le dévoilement de ses liens avec l’affaire du « Kazakhgate » l’éloigne de la sphère politique de son pays.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’hebdomadaire kazakhstanais Respublika s’interroge sur l’intérêt de la création de KMG, en cette année 2002, et sur la pertinence de la nomination au poste de président de Lâzat K. Kiinov, alors akim [&lt;a class="spip_note" id="nh12" title="[12] C'est en 1995 qu'est remplacé le terme chef de l'administration de la (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb12" name="nh12"&gt;12&lt;/a&gt;] de la région de Mangistau. Sept autres dirigeants sont nommés pour le seconder, l’un d’eux est T. Kulibaev, neveu de N. Nazarbaev, deux sont originaires d’Atyrau, l’un est d’origine russe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La gestion du secteur des hydrocarbures au Turkménistan&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le 23 novembre 1993, S. Niazov annonçait un programme à long terme pour le développement du secteur des hydrocarbures, qui comprenait la réorganisation administrative du secteur. En cela, le Turkménistan suivait le Kazakhstan qui avait lancé le sien en novembre 1992 [&lt;a class="spip_note" id="nh13" title="[13] Sagers Matthew J., Long-term program for oil and gas sector in (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb13" name="nh13"&gt;13&lt;/a&gt;]. Le programme turkmène comportait trois phases. La première prévoyait une augmentation de la production de pétrole dans la partie occidentale du pays, grâce aux sociétés mixtes déjà créées avec Bridas, et Eastpak et d’autres à fonder. Dans l’industrie du gaz, la question de l’évacuation était déjà posée. La deuxième phase portait sur la période 1998-2004 avec des explorations en mer Caspienne et dans les régions côtières ainsi que dans la partie centrale et orientale du pays. La dernière période allant de 2010 à 2020, envisageait la poursuite de l’exploitation de champs dans la partie centrale et orientale du pays et l’exploration de champs de gaz. La réorganisation administrative consistait en une liquidation des konzerns, créés en 1992 à partir d’organismes soviétiques. Ils sont remplacés par un ministère du Pétrole et du Gaz, dirigé par Nazar Suûnov, de 1993 à 1994. Le Turkménistan institue donc son propre ministère, un an avant le Kazakhstan, avec pour ambition majeure d’augmenter sa production de pétrole.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’entourage politique, familial et professionnel de Nazar Suûnov qui est un membre du clan des Yomut, illustre la définition du terme « clan » posée plus haut. Sur le plan politique, il bénéficiait du soutien des députés de la région de Balkan, du responsable de la région de Balkan de 1991 (ou 1992) à 1996, Redžepmamet Puhanov qui est un Yomut du nord, et de Hekim Išanov, vice-ministre du Pétrole et du Gaz en 1996 [&lt;a class="spip_note" id="nh14" title="[14] H. Išanov et R.Puhanov sont liés par des relations familiales puisqu'ils (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb14" name="nh14"&gt;14&lt;/a&gt;]. Considéré comme le chef du « clan de Balkan », il aurait placé dans l’industrie gazière un grand nombre de spécialistes faisant partie de sa famille, comme Oraz Klyčev [&lt;a class="spip_note" id="nh15" title="[15] Fils du président du Soviet suprême de la RSS de Turkménie A. Klyčev (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb15" name="nh15"&gt;15&lt;/a&gt;],Vice-président de la filiale de Gazprom au Turkménistan entre 1990 et 1992. Des trois clans que le président S. Niazov craignait, celui de N. Suûnov n’était pas le moindre. Ceci explique sans doute que dans le secteur de l’énergie, la division des responsabilités et la multiplication des postes étaient voulues par Niazov pour empêcher l’émergence de personnalités appartenant à des réseaux solides et dotées de revenus garantis [&lt;a class="spip_note" id="nh16" title="[16] S. Peyrouse, Turkménistan Un destin au carrefour des empires, Editions (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb16" name="nh16"&gt;16&lt;/a&gt;]. Ce « clan de Balkan », composé de Yomut, et qui a des visées sur les ressources énergétiques, se plaint du monopole d’Achgabat sur la manne gazière. Cette concurrence pour le contrôle des hydrocarbures pourrait se modifier et s’accentuer au fur et à mesure des nouvelles découvertes de gisements dont la localisation ne se limite plus à la partie occidentale du pays, à l’instar de celui de Ûžnij Iolotan-Osman, situé au sud-est, à 50 km de la ville de Mary.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après une timide vague de privatisations qui concernent le petit commerce, entre 1994 et 1996, intervient une nouvelle réorganisation du secteur des hydrocarbures sur décision de S. Niazov qui souhaitait une meilleure rationalisation. Dans cette perspective, le ministère du Pétrole et du Gaz est remplacé par le ministère de l’Industrie pétrolière et gazière et des Ressources minérales, chapeauté par Gočmurad Nazdžanov qui sera destitué en 1997. Toutes les entreprises productrices de gaz sont transférées au consortium Turkmengaz. Les entreprises chargées de la construction dans le secteur sont regroupées dans la corporation Turkmenneftegazstroj. Le transport par tubes est assuré par Turkmenneft’, créé alors sur la base de Balkanneftegaz qui existait avant l’indépendance. La société d’État Turkmenneftegaz est chargée de l’organisation de la production du gaz et du pétrole, de son raffinage, de la distribution des produits pétroliers, des paiements par clearing et des exportations. Ces entreprises ont le statut de ministère et leurs dirigeants sont nommés par le président du pays. Toutefois, cette restructuration du secteur ne conduit pas à l’émergence d’un équivalent de KMG : le contrôle de l’État sur le secteur est exercé directement par le président S. Niazov et aucun des ministres en charge du secteur des hydrocarbures n’a été en mesure de jouer un rôle moteur dans la construction d’institutions pétrolières et gazières.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les autres raisons qui ont poussé le gouvernement du Kazakhstan à créer une compagnie pétrolière nationale, ainsi que le choix du Turkménistan d’adopter une autre voie restent à explorer. Dans son étude sur les Compagnies pétrolières nationales, L.E. Grayson [&lt;a class="spip_note" id="nh17" title="[17] Grayson, Leslie E. (1981 ), National oil companies, Chichester [West (...)" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nb17" name="nh17"&gt;17&lt;/a&gt;] percevait, au tout début des années 1980, la volonté d’un pays producteur d’hydrocarbures de s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis des sociétés anglo-saxonnes. Elle notait, par ailleurs, que bien des objectifs que se fixaient de telles compagnies pouvaient être atteints par d’autres types de structures. D’autres pistes sont à suivre dans l’histoire même du développement de la production du pétrole qui diffère de celle du gaz. Des historiens de l’économie ont établi un lien entre d’une part la nature des ressources dont disposent certains pays et leur développement institutionnel d’autre part. Le Turkménistan, essentiellement producteur de gaz et le Kazakhstan, davantage orienté vers la production de pétrole, ne connaissent pas, comme il vient d’être montré, un développement institutionnel comparable dans le secteur des hydrocarbures.&lt;br /&gt;Dans la continuité de cette étude, et malgré les difficultés de terrain et d’accès à l’information, il serait également cohérent de comparer les niveaux de redistribution au Kazakhstan et au Turkménistan, ainsi que les mécanismes de cette redistribution, à savoir le circuit de l’argent entre les régions productrices d’hydrocarbures et le budget de l’État, les lois de finances et la fiscalité, ainsi que le rôle des chefs de l’administration des régions pétrolifères du Kazakhstan et du Turkménistan et leurs relations avec le pouvoir central.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;ooOoo&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Fiches pays&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Kazakhstan&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D’une superficie de 2 717 300 kilomètres carrés, soit environ cinq fois la celle de la France, le Kazakhstan a des frontières communes de 1 533 km avec la Chine à l’est, de 6 846 km avec la Fédération de Russie au nord, de 2 203 km avec l’Ouzbékistan au sud, et de 379 km avec le Turkménistan au sud ouest.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;58% des 15 399 437 kazakhstanais sont des urbains. Les Kazakhs composent 53,4% de la population, les Russes 30%, les Ukrainiens 3,7% et les Ouzbeks 2,5%, selon le recensement de 1999. L’indicateur de développement humain s’élevait à 0,794 en 2005, ce qui place le Kazakhstan au 73 ème rang dans le classement du PNUD, qui compte 177 pays.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les réserves prouvées de pétrole étaient de 39,8 milliards de barils, à la fin 2007 et celles pour le gaz étaient de 1 900 milliards de mètres cubes.&lt;br /&gt;La part des hydrocarbures dans les exportations du Kazakhstan était d’environ 50% en 2000-2001 (53% au 1er semestre 2002).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Turkménistan&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;LE Turkménistan se situe à l’est de la mer Caspienne et au nord de l’Iran avec lequel il a 992 km de frontière. Outre celle avec le Kazakhstan, le Turkménistan partage une frontière avec l’Ouzbékistan sur 1 621 km. Il est aussi voisin de l’Afghanistan qu’il jouxte sur 744 km. Sa superficie est de 488 100 kilomètres carrés.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sa population s’élève à 4 884 887 habitants dont 49 % étaient des urbains en 2008. Elle se compose de 85% de Turkmènes, de 5% d’Ouzbeks, et de 4% de Russes. L’indicateur de développement humain était de 0,713 en 2005, ce qui place le Turkménistan au 109ème rang sur 177, derrière le Kazakhstan.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si les chiffres des réserves prouvées en pétrole turkmène sont connues et se montent à 0,6 milliard de barils, ceux qui concernent le gaz font l’objet de spéculations car l’État turkmène se refuse à les dévoiler. Des estimations de réserves prouvées de gaz existent néanmoins et seraient de 2 670 milliards de mètres cubes, fin 2007.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La part des hydrocarbures dans les exportations du Turkménistan était d’environ 80% au début des années 2000.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Par Hélène Rousselot* sur &lt;a href="http://www.diploweb.com/"&gt;http://www.diploweb.com/&lt;/a&gt; , le 21 juin 2009 &lt;a href="http://www.diploweb.com/spip.php?page=imprimer&amp;amp;id_article=466"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;* Responsable « Asie Centrale » au Comité de rédaction de la revue en ligne Regard sur l’Est (www.regard-est.com). Documentaliste et traductrice de russe, Membre de l’association LRS (Littérature russe et d’expression russe)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 1" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh1" name="nb1"&gt;1&lt;/a&gt;] Un très bref aperçu historique de la formation de ces groupes est présenté ci-dessous. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 2" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh2" name="nb2"&gt;2&lt;/a&gt;] Les raisons de cette faible industrialisation restent à explorer. A titre d’exemple, citons S. Batyrov S et A. Abdyyev qui suggéraient en juillet 1990, dans un article du quotidien Turkmenskaâ Iskra, qu’un projet présenté par des Turkmènes pour la construction d’un complexe chimique (extraction d’éthane du gaz) aurait été bloqué pendant 6 ans. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 3" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh3" name="nb3"&gt;3&lt;/a&gt;] S. Peyrouse, Turkménistan Un destin au carrefour des empires, Editions Belin, La documentation Française. collection Asie plurielle, 2007. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 4" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh4" name="nb4"&gt;4&lt;/a&gt;] de juin 1988 à septembre 1989. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 5" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh5" name="nb5"&gt;5&lt;/a&gt;] Kadyr K. Bajkenov est vice-Président du Conseil des ministres de la RSS du Kazakhstan de 1987 à 1989, puis ministre de l’Energie et des Combustibles de 1993 à 1994. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 6" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh6" name="nb6"&gt;6&lt;/a&gt;] Batyrov S, Abdyyev A, Turkmenia not deriving proper economic benefit from its gas industry, SWB, 24/08/1990. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 7" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh7" name="nb7"&gt;7&lt;/a&gt;] Gazprom est le successeur du ministère soviétique de l’Industrie gazière. La décision de réunir les ministères des Industries pétrolière et gazière date de juin 1989. C’est un représentant des « pétroliers » qui avait été nommé à la tête de la nouvelle administration. Et c’est sous la pression de V. Tchernomyrdine, privé de son poste de Ministre de l’industrie du gaz de l’URSS, que les entreprises de son ancien ministère ont été réunies sous la forme du groupe Gazprom au mois d’août 1989. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 8" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh8" name="nb8"&gt;8&lt;/a&gt;] La population se composait d’environ 40% de Kazakhs et de 38% de Russes au recensement de 1989. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 9" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh9" name="nb9"&gt;9&lt;/a&gt;] Ukrainien kazakhophone né en Russie de mère kazakhe, il a effectué ses études supérieures au Kazakhstan. Il est nommé Premier ministre de la RSS du Kazakhstan en octobre 1991, c’est-à-dire environ trois mois avant la déclaration d’indépendance. Il reste en poste jusqu’en octobre 1994. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 10" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh10" name="nb10"&gt;10&lt;/a&gt;] Ce ministère réapparaît sous la forme du ministère de l’Energie et des Ressources minérales avec, à sa direction, Vladimir Škol’nik, en 2000. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 11" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh11" name="nb11"&gt;11&lt;/a&gt;] N. Balgimbaev revient à la tête de KazahOjl d’octobre 1999 à février 2002. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 12" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh12" name="nb12"&gt;12&lt;/a&gt;] C’est en 1995 qu’est remplacé le terme chef de l’administration de la région par « akim » au Kazakhstan. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 13" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh13" name="nb13"&gt;13&lt;/a&gt;] Sagers Matthew J., Long-term program for oil and gas sector in Kazakhstan, Post-Soviet Geography, janvier 1993, vol XXXIV, p. 66-69. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 14" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh14" name="nb14"&gt;14&lt;/a&gt;] H. Išanov et R.Puhanov sont liés par des relations familiales puisqu’ils ont épousé des cousines. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 15" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh15" name="nb15"&gt;15&lt;/a&gt;] Fils du président du Soviet suprême de la RSS de Turkménie A. Klyčev (entre 1963 et 1978). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 16" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh16" name="nb16"&gt;16&lt;/a&gt;] S. Peyrouse, Turkménistan Un destin au carrefour des empires, Editions Belin, La documentation Française collection Asie plurielle, 2007. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" title="Notes 17" href="http://www.diploweb.com/Hydrocarbures-au-Kazakhstan-et-au.html#nh17" name="nb17"&gt;17&lt;/a&gt;] Grayson, Leslie E. (1981 ), National oil companies, Chichester [West Sussex] ; New York : Wiley&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-2492097541939474133?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/2492097541939474133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/06/hydrocarbures-au-kazakhstan-et-au.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2492097541939474133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2492097541939474133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/06/hydrocarbures-au-kazakhstan-et-au.html' title='Hydrocarbures au Kazakhstan et au Turkménistan indépendants : la construction d’un secteur stratégique, 1991-2002'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-4701860229107900923</id><published>2009-02-15T00:46:00.000-08:00</published><updated>2009-09-13T08:18:34.481-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Serge Prévot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='IFG'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologie'/><title type='text'>La petite (renaissance de la) mer d'Aral</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sqysp8luV2I/AAAAAAAAB94/CkqCURTznqI/s1600-h/article_20090213072022.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380865491439867746" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 135px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sqysp8luV2I/AAAAAAAAB94/CkqCURTznqI/s320/article_20090213072022.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Kazakhstan est un pays enclavé, privé d'accès direct aux eaux internationales des océans et grandes mers. Il est cependant bordé de deux mers intérieures parmi les plus grandes du monde, les mers Caspienne et d'Aral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière est touchée par un problème environnemental majeur dont le traitement n'est pas simple, à la fois parce qu'elle est au centre d'enjeux géopolitiques et économiques de premier ordre et parce que le problème rencontré n'est pas des moindres puisqu’il est question de sa disparition...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'éclatement de l'URSS a donné lieu à une prise de conscience mondiale des catastrophes écologiques laissées au Kazakhstan, en héritage de soixante-dix années de gestion soviétique. Aussi, peu de temps après son indépendance en 1991, le Kazakhstan a recherché le soutien des grands organismes internationaux et le concours de ses voisins impliqués dans la gestion du bassin versant de l'Aral, afin de trouver les solutions qui permettent de rétablir les milieux naturels les plus atteints au plus près de leur état premier, soit celui précédant les années 1950.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les conséquences d’une gestion aléatoire des ressources&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dès les années 1950, les autorités centrales soviétiques ont lancé un vaste plan de développement agricole du Kazakhstan afin d’approvisionner en produits de base alimentaires et en coton son marché intérieur. Les terres bordant l'Amou Daria en Ouzbékistan et le Syr Daria au Kazakhstan ont fait l'objet de grands travaux d'irrigation destinés au développement des très «aquavores» cultures de coton et de riz. Ce dernier plan a très fortement affecté la mer d'Aral, dont la baisse du niveau a pu être constatée dès 1960, soit quatre ans à peine après le vote du plan. L'Aral, dont le niveau était initialement établi à 53 mètres, s'est progressivement vidé jusqu'à atteindre son plus bas niveau en 2001, à 30 mètres. Sa surface initiale était alors amputée des deux tiers et la salinité de l'eau multipliée par cinq, à 35g/litre. Les habitants du Port d'Aralsk situé au nord de la mer, ont vu celle-ci reculer de plus de 150 km, disparaître 28 des 30 espèces de poissons et avec elles, la plus importante source de revenus pour la région.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des changements climatiques sont apparus localement, avec des étés plus secs et des hivers plus doux. La pollution par les phosphates des cultures de coton a rendu l'eau douce de leurs puits impropre à sa consommation et favorisé le développement de maladies. Aux abords de l’Aral, la population est en particulier sévèrement touchée par des cancers. A la catastrophe écologique s'est ajoutée une catastrophe humaine. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;L’acharnement kazakh ne paye pas…&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La prise de conscience d'un danger pour l'Aral s'est développée dès 1969. Des scientifiques se sont alors penchés sur ce phénomène et ont cherché des solutions pour l'endiguer. Mais parallèlement, le plan d'irrigation s'est développé tel un rouleau compresseur et le point de non retour a certainement été franchi en novembre 1975, au moment où les eaux de l'Amou-Daria ont été détournées massivement à destination des nouvelles zones irriguées pour la culture du coton en Ouzbékistan. Malheureusement, aucune action concrète n'est entreprise et, en 1989, le niveau des eaux continuant son inexorable chute, la mer d'Aral est séparée en deux parties par une lagune. On parle pour la première fois de désastre écologique. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'indépendance a créé pour le pays une opportunité de prendre le destin de l’Aral en main. L'opinion mondiale a été alertée, donnant lieu à la mobilisation de l'Unesco, de la Banque mondiale et des Nations-Unies pour organiser une conférence réunissant une centaine de scientifiques. En 1993, est fondé l'International Fund for Aral Sea (IFAS), regroupant les pays d'Asie centrale impliqués dans la gestion des eaux du bassin versant de l'Aral. Il a constitué un réel levier de progrès vers un rétablissement de l'Aral, ne fut-il que partiel. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par chance, le relief du bassin de l’Aral permet d'envisager un sauvetage de la partie Nord de la mer (appelée Petite Aral par opposition à la Grande Aral au sud). En 1995, le Kazakhstan obtient de ses partenaires de l’IFAS la permission de réaliser sur son territoire une digue entre la Petite mer d'Aral au Nord et la Grande mer d'Aral au Sud.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les autorités kazakhstanaises se sont attelées à cette tache sans aides financières extérieures et ont réussi à finir une digue contenant les eaux du Nord alimentées par le Syr-Daria en 1996. Le niveau a crû rapidement de 3 mètres. Malheureusement cette digue céda en 1999 lors d’une tempête, brisant tous les efforts des Kazakhstanais. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;… mais aboutit à un projet solide&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il devint alors évident que seul un projet global pouvait permettre de contenir durablement les eaux de la Petite Aral. Ce projet est très conséquent car il ne peut pas se limiter à la seule construction du barrage séparant la Petite et la Grande Aral. Il comporte également un volet de réhabilitation du cours du Syr-Daria. L’opération a un coût total estimé à environ 300 millions de dollars.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La première phase a démarré en 2001. En plus de construire un ouvrage en béton de 13 km de long permettant de contenir durablement les eaux de la Petite Aral, cette phase a permis de réhabiliter des berges et des digues du Syr-Daria ainsi que deux ouvrages hydrauliques de régulation de son débit (Aklak et Aytek) aux profits de la mer d'Aral ainsi que des zones de cultures irriguées. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour cette phase, la Banque mondiale a consenti un prêt de 65 millions de dollars, auxquels s’ajoutent 21 millions de dollars des autorités kazakhes. Ces travaux sont terminés et montrent déjà leurs vertus. Les eaux de la partie Nord de la mer d'Aral sont montées de 12 m (à 42 m). Sa surface a augmentée de 30%. La salinité est redescendue à un niveau acceptable pour la réintroduction de la plupart des espèces de poissons disparues. La pêche se développe à nouveau dans ce secteur et on assiste à un renouveau climatique avec un effet de rosée et des pluies plus fréquentes, permettant localement une meilleure production agricole.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La seconde phase vient de démarrer. Elle a pour objectif principal de permettre au port d'Aralsk de redevenir actif, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui car, malgré les travaux de la première phase, la Petite Aral reste éloignée d'une vingtaine de kilomètres. Il est prévu dans cette phase de détourner plus au nord une partie des eaux du Syr-Daria par un canal débouchant dans le bassin d'Aralsk. Ces nouvelles eaux seront alors retenues par un second barrage déversant dans la Petite Aral. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les efforts consentis pour sauver la partie Nord de la mer d'Aral ont favorisé le retour de la vie dans cette zone. La population reprend peu à peu ses activités traditionnelles de pêche et de cultures. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;A l'Ouzbékistan de jouer&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La Grande d'Aral est partagée entre l'Ouzbékistan et le Kazakhstan. Elle est alimentée par l'Amou-Daria qui prend sa source en Afghanistan et traverse le Turkménistan puis l'Ouzbékistan. Son bilan volumétrique est fortement déficitaire, c'est-à-dire qu'il y a plus d'eau qui s'évapore à sa surface qu'il n'en arrive de l'Amou-Daria. Pour espérer voir revivre la Grande Aral un jour, il faudrait multiplier par cinq le débit actuel de l’Amou Daria. En plus d’une réhabilitation complète des zones irriguées qui affichent des pertes par fuites de l’ordre de 30 à 50% des eaux prélevées, seule une diminution radicale des surfaces de cultures irriguées de coton permettrait d’arriver à un tel résultat. Seulement, l’Ouzbékistan ne peut s’y résoudre sans risquer des conséquences lourdes sur le terrain économique et social, car une partie significative de sa richesse est issue de ce secteur d’activité. Si le sauvetage de la Petite Aral semble acquis, la fatalité de la mort de la Grande Aral pèse de plus en plus sur les épaules de l’Ouzbékistan. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Sources principales&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- «Comment revit la mer d’Aral ?», Conférence organisée par Marston Nicholson, Hôtel Crillon, 18 décembre 2008.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- « La disparition de la mer d’Aral : une catastrophe écologique causée par l’homme », La Documentation française, &lt;a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/heritage-sovietique/mer-aral.shtml"&gt;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/heritage-sovietique/mer-aral.shtml&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Philippe Rekacewicz et Salif Diop, «Gestion de l’eau: entre conflits et coopération», 14 janvier 2008, &lt;a href="http://blog.mondediplo.net/2008-01-14-Gestion-de-l-eau-entre-conflits-et-cooperation"&gt;http://blog.mondediplo.net/2008-01-14-Gestion-de-l-eau-entre-conflits-et-cooperation&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Signalé par la rédaction :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- René Lettole, La mer d’Aral, L’Harmattan, Paris, 2009, 318 p.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par Serge PREVOT, le 15/02/2009 sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-4701860229107900923?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/4701860229107900923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/02/la-petite-renaissance-de-la-mer-daral.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/4701860229107900923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/4701860229107900923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/02/la-petite-renaissance-de-la-mer-daral.html' title='La petite (renaissance de la) mer d&apos;Aral'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sqysp8luV2I/AAAAAAAAB94/CkqCURTznqI/s72-c/article_20090213072022.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-6102679114613961662</id><published>2008-11-01T00:32:00.000-07:00</published><updated>2009-09-13T00:44:13.015-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hélène Rousselot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EHESS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géopolitique'/><title type='text'>Les réactions en Asie centrale à la crise osséto-géorgienne : Vers un nouveau non-alignement ? (II)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/SqyieIquTYI/AAAAAAAAB9o/dUhqW8QWzT4/s1600-h/article_20081104084410.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380854293407354242" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/SqyieIquTYI/AAAAAAAAB9o/dUhqW8QWzT4/s320/article_20081104084410.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aucun des cinq Etats d'Asie centrale n'a jusqu'à présent reconnu l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud. Ils se sont «abrités» dans un premier temps derrière le Kazakhstan, en attendant la réunion des sommets de l'OCS et de l'OTSC fin août et début septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces sommets vont marquer un tournant dans les relations entre l'Asie centrale et ses voisins, en particulier la Russie. Des analystes centrasiatiques expriment d’ailleurs leur souhait de voir monter en puissance ces organisations régionales, tandis qu'une autre grande organisation, la Communauté économique eurasiatique (Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizie, Tadjikistan et Biélorussie), ne se fait guère entendre sur la crise géorgienne.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le journaliste indépendant Sergeï Arbenine, qui réside en Kirghizie, qualifie d'«hystérique» la réponse de «l'Occident» face à la réaction russe en Géorgie. D’après lui, c'est cette «hystérie» qui aurait poussé la Russie à réaffirmer ses liens économiques avec ses partenaires traditionnels que sont les pays centrasiatiques, dans le secteur énergétique notamment. Mais depuis plusieurs années déjà la Russie opère un rapprochement avec ces Etats. Elle porte un intérêt croissant aux hydrocarbures du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan et du Turkménistan depuis 2006 au moins (voire 2003 pour ce dernier). En outre, elle a signé avec ces trois pays, le 12 mai 2007, dans le port de Turkmenbachi sur la mer Caspienne, un accord prévoyant la modernisation et le doublement du gazoduc péricaspien, ainsi que des investissements russes dans l’exploitation de gisements d'hydrocarbures d’Asie centrale. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Pas de contrepartie politique aux accords économiques&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Suite à la crise géorgienne, la fin du mois d'août 2008 voit d'éminents représentants du pouvoir russe se rendre en Asie centrale. Chronologiquement, se succédent ainsi le Président russe Dmitri Medvedev au Tadjikistan le 29 août et au Kazakshtan le 22 septembre (sa troisième visite à N.Nazarbaev depuis le début 2008), le vice-premier ministre Viktor Zoubkov au Turkménistan le 30 août (pour signer une série d'accords économiques) et le Premier ministre Vladimir Poutine en Ouzbékistan les 1er et 2 septembre (notons que l'ex-président de la Russie y est précédé le 28 août par le général américain Martin Dempsey, qui dirige le Commandement Central du Pentagone, dans un but militaire: il est alors question de refaire stationner des troupes américaines en Ouzbékistan). Malgré ses promesses à Islam Karimov -contribution à la construction d'un gazoduc et fourniture d'équipements russes à l'armée ouzbèke-, Vladimir Poutine n’obtient pas un soutien public à la politique russe en Géorgie. En revanche, la pression de Moscou pourrait être plus forte sur la Kirghizie en raison des problèmes de sécurité alimentaire et énergétique auxquels celle-ci est confrontée et la rencontre qui se tient les 8 et 9 octobre entre D.Medvedev et K.Bakiev laisse entrevoir la possibilité d’une reconnaissance par Bichkek de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud, moyennant des investissements russes. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Néanmoins, à la fin de l'été 2008, la Russie échoue par deux fois à obtenir des pays d'Asie centrale la reconnaissance de ces indépendances: lors du sommet des chefs d'Etat de l'Organisation de Coopération de Shangaï (OCS), qui s’ouvre dans la capitale tadjike le 27 août et tombe à point nommé pour Moscou (qui prend à cette occasion la présidence annuelle de l'Organisation); puis lors du sommet de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), qui se tient le 5 septembre dans la capitale russe. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;A Douchanbé, les pays centrasiatiques confirment leur inflexibilité&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'OCS regroupe la Russie, la Chine, et quatre Etats d’Asie centrale ayant au moins une frontière commune avec l’une d’elles: le Kazakhstan, la Kirghizie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. A l'origine, l’OCS n’est pas une alliance militaire. Sa création en 1996 est motivée par le besoin de la Chine de libérer ses troupes stationnées le long du fleuve Amour, face à la Russie, pour les redéployer sur ses côtes, face à Taïwan. L'aspect «sécurité» de l'OCS n’apparaît qu'ensuite. Evoquant le fonctionnement de l'Organisation, qui ne prévoirait pas qu’un membre informe les autres de ses actions militaires, le journaliste Bruce Pannier[1] pose la question de savoir si la Russie a consulté les autres membres de l'OCS, avant ou pendant son action militaire en Géorgie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au cours du sommet, les membres de l'OCS soutiennent Moscou en coulisse. Ainsi, les présidents ouzbek et kazakh auraient assuré la Russie de leur appui, affirmant qu'elle a «tenté d'arrêter le sang», le premier condamnant la Géorgie, le second s'étonnant que «l'Occident» feigne d'ignorer les agressions géorgiennes[2]. Cela officiellement dit, ils entérinent les efforts de paix en Ossétie du sud et confirment leur attachement au principe d'intégrité territoriale des Etats, donc de la Géorgie. Ce soutien officiel à Tbilissi tient dans deux paragraphes de la déclaration finale de Douchanbé, approuvant les «dispositions du plan Medvedev-Sarkozy en 6 points du 12 août 2008». Sur la base de cette déclaration, qui reflète néanmoins la préoccupation des pays d'Asie centrale face à la crise en Géorgie, le président russe affirme que la position unique des membres de l'OCS aura un écho international. Echo qui tarde encore à se faire entendre...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La reconnaissance de l'indépendance des deux entités en Géorgie n’est donc pas obtenue lors de ce sommet, au grand dam de la Russie. Mais les conséquences de la crise pourraient faire évoluer le développement de l'OCS. En effet, le communiqué commun du sommet mentionne la création prochaine d'un groupe spécial, consacré aux questions de l'élargissement de l'Organisation, et précise que la collaboration avec l'Inde, l'Iran, la Mongolie et le Pakistan devrait prendre une nouvelle dimension. Communiqué que viennent renforcer les déclarations du président russe D.Medvedev, selon lesquelles «l'OCS est prête à collaborer avec ceux qui le souhaitent sincèrement». Un élargissement de l'OCS plus rapide que prévu est donc un scénario possible. Le journaliste et politologue Alexandre Kniazev prête même un avenir prometteur à cette organisation, allant jusqu'à affirmer qu'elle «a les potentialités suffisantes pour remplacer l'Onu et l'OSCE, inefficaces et incapables», oubliant au passage que l’OCS est loin de les égaler en nombre... De façon plus réaliste, le président kirghize se contente de souhaiter, lors du sommet, «une plus grande coopération de l'OCS avec les structures européennes, y compris l'UE dont l'intérêt pour la région croît», comme en témoigne le premier Forum ministériel Union européenne-Asie Centrale, consacré aux questions de sécurité, qui se tient à Paris le 18 septembre 2008.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vers un renforcement de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est la première fois dans l'histoire de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC)[3], dont les bases ont été jetées dès 1992 avec le traité de Tachkent, qu'un de ses membres mène des actions militaires hors de ses propres frontières. L'OTSC n'avait donc jamais eu, jusqu'à présent, à se prononcer sur ce type de situation. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Initialement prévu dans la capitale de la Kirghizie, qui préside actuellement l'Organisation, le sommet des chefs d'Etat de l'OTSC est déplacé à Moscou, en raison des événements, à la demande de la Russie. Celle-ci souhaite encore présenter une position commune à l’issue du sommet, et surtout obtenir la reconnaissance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie de la part de ses partenaires, même si sur ce point le sommet de l'OCS ne lui a pas laissé beaucoup d'espoir. Celui de l’OTSC ne lui procure pas davantage satisfaction. Cependant, à défaut d'une telle reconnaissance, la déclaration du Conseil de sécurité de l'OTSC, publiée le 5 septembre[4], contient une mise en garde claire et nette à l'égard de l'Alliance atlantique: «Les Etats membres de l'OTSC appellent les pays de l'Otan à mesurer les conséquences d'un élargissement de l'Alliance à l'Est et de l'installation de nouveaux détachements avancés de reconnaissance aux frontières des pays membres de l'OTSC».&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dès les premiers jours de la crise en Géorgie, le politologue kirghize Mourat Souiounbaev évoquait, ou souhaitait, un possible repositionnement de l'Organisation à l'occasion de ce sommet. Etablissant un parallèle entre l'Otan et l'OTSC, il déplorait «un monde où l'Otan est présent en Afghanistan, en Irak et en Iran» (sic), et envisageait une OTSC agissant elle aussi en dehors de sa zone d'influence, que ce soit en Afghanistan, en Iran ou dans le sud Caucase (c'est-à-dire aussi bien en Azerbaïdjan qu’en Géorgie, deux pays non membres de l'Organisation). Le directeur du groupe kazakh d'évaluation des risques Dosym Satpaev parvient à une conclusion très similaire, en supposant que Moscou pourrait, tôt ou tard, proposer de faire admettre l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie au sein de l'OTSC, ce qui permettrait de faire pénétrer des forces de paix de cette organisation dans le Caucase. L'OTSC pourrait alors, selon D.Satpaev, devenir un instrument permettant à la Russie de réaliser ses ambitions géopolitiques, ce qui ne manquerait pas de rappeler le Pacte de Varsovie. Soulignons que l'OTSC avait décidé, à la fin du mois de juillet, de se doter d'un groupement de troupes d'Asie centrale, conçu comme un «facteur politico-militaire destiné à contenir tout danger en provenance d'Afghanistan», selon les mots de son secrétaire général Nikolaï Bordiouja. Craignant une Russie appuyée par une OTSC forte, D.Satpaev appelle de ses vœux une montée en puissance de l'OCS, alternative dont les pays centrasiatiques auraient besoin, même si nombre des fonctions de cette dernière sont redondantes avec celles de l'OTSC. Mais avant que l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie n'entrent dans l'OTSC, tous les membres de l'Organisation doivent reconnaître ces deux entités comme des sujets de droit. Ce qui n'est pas le cas pour l'instant. A l'aune de la puissance réelle de l'OTSC en Asie centrale, la crainte de D.Satpaev est sans doute exagérée: selon une source russe[5], un groupement composé de troupes du Kazakhstan, de Kirghizie, du Tadjikistan et de la Russie ne compterait qu'environ 4.000 hommes. Les forces militaires de la Kirghizie et du Tadjikistan sont faibles et Bishkek, pas plus que Douchanbé, ne seraient capables de participer vraiment à ce groupement. Il est peu probable que l'Ouzbékistan le rejoigne. Seul le Kazakhstan pourrait donc vraisemblablement accueillir des troupes de l'OTSC. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces Etats d'Asie centrale semblent aujourd’hui «pris en tenaille» entre, d'une part, la Russie avec laquelle ils sont liés, notamment par des échanges économiques et pour l'évacuation de leurs hydrocarbures et, d'autre part, leurs propres politiques «multivectorielles», qui impliquent une ouverture vers les investisseurs européens, américains, indiens, japonais et chinois. Cette posture, qui paraît inconfortable aujourd'hui, mais dont ils ont su jouer habilement jusqu'à présent, leur permettra-t-elle de maintenir le cap de «nouveaux non-alignés»[6], méfiants à l'égard de la Chine et éloignés de l'UE, refusant autant un diktat russe que la présence de l'Otan?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[1] Bruce Pannier, RFE, 28 août 2008&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[2] Novaya Gazeta, 29 août 2008&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[3] L'Organisation du Traité de Sécurité Collective rassemble la Russie, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, la Kirghizie, le Tadjikistan, la Biéolorussie et l'Arménie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[4] Elle peut être consultée sur le site de la présidence russe: &lt;a href="http://www.kremlin.ru/text/docs/2008/09/206174.shtml"&gt;www.kremlin.ru/text/docs/2008/09/206174.shtml&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[5] ID vremya, 15 septembre 2008 &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[6] Le Turkménistan et l'Ouzbékistan sont membres du Mouvement des Non Alignés, tandis que le Kazakhstan et la Kirghizie n'en sont qu'observateurs. Rappelons que parmi les cinq principes fondant ce Mouvement, figurent le respect mutuel pour l'intégrité et la souveraineté, la non agression mutuelle et la non-interférence dans les affaires intérieures. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par Hélène ROUSSELOT, le 01/11/2008 sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;www.regard-est.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-6102679114613961662?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/6102679114613961662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/11/les-reactions-en-asie-centrale-la-crise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/6102679114613961662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/6102679114613961662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/11/les-reactions-en-asie-centrale-la-crise.html' title='Les réactions en Asie centrale à la crise osséto-géorgienne : Vers un nouveau non-alignement ? (II)'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/SqyieIquTYI/AAAAAAAAB9o/dUhqW8QWzT4/s72-c/article_20081104084410.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-2851323651257284490</id><published>2008-10-15T14:38:00.000-07:00</published><updated>2009-09-11T15:11:02.429-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hélène Rousselot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EHESS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géopolitique'/><title type='text'>Les réactions en Asie centrale à la crise osséto-géorgienneVers un nouveau non-alignement? (I)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Par Hélène ROUSSELOT Le 15/10/2008 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En Asie centrale, les toutes premières réactions à l’affaire géorgienne d’août 2008 –dite encore «guerre des cinq jours»-, ont davantage émané des commentateurs que des politiques. Ces derniers, embarrassés, ont préféré dans un premier temps opter pour le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats de la région, qui revendiquent d'être considérés séparément, dans leurs spécificités, et non pas comme un «tout homogène», ont cependant finalement réagi à cette crise de façon semblable, en se rangeant derrière le Kazakhstan. En ce qui concerne les conséquences sur les équilibres régionaux, la crise pourrait affaiblir encore davantage la CEI (Communauté des Etats Indépendants), mal en point depuis de nombreuses années, tout en donnant davantage d’ampleur à d’autres organisations. Ce dernier point fera l'objet d'un prochain article, à paraître le 1er novembre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Trois jours après l'entrée des chars russes à Tskhinvali au matin du 9 août, les médias officiels turkmènes n'ont toujours pas mentionné les faits. Achgabat, effrayé à l'idée de voir les habitants contaminés par des «images dangereuses», préfère le jeu absurde du «vide informationnel»[1], même si les antennes paraboliques (qui «gâchent le paysage urbain», selon les mots du président turkmène) permettent la réception de la télévision russe. En dépit du credo officiel justifiant ce vide, selon lequel les Turkmènes ne seraient pas concernés par l'étranger, un certain nombre d'entre eux reçoivent tout de même des informations. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un silence embarrassé&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En Ouzbékistan, il faut attendre le 16 août pour voir la parution, dans le quotidien Vetchernij Tachkent, d'un filet annonçant l'octroi «d'aide humanitaire à la population qui souffre du conflit armé en Ossétie du Sud», sans davantage de précision. L'agence nationale d'information UzA et celle du ministère des Affaires étrangères Jakhon se taisent également, préférant traiter du voyage du Président I.Karimov à Pékin, à l'occasion de l'ouverture des Jeux olympiques. Le site ferghana.ru relève néanmoins une exception: l'émission Axborot, qui retransmet chaque soir des images de la télévision russe ainsi que des éclairages d'autres médias étrangers; ce 12 août cependant, Axborot n'aborde les événements que du point de vue russe. Un article paraît le 27 août sur le site ouzbek Vesti.uz, signé du service de presse de l'Ambassade de la Fédération de Russie, déclarant la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud. L’attitude des médias ouzbeks au début de la crise géorgienne reflète l'indécision du pouvoir, qui alors ne sait pas qui soutenir. Profitant de son éloignement en Chine, I.Karimov aurait «attendu» les réactions de ses collègues de la CEI, et notamment la tenue en septembre des sommets de l'Organisation de Coopération de Shangai[2] et de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective[3].&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La Kirghizie fait preuve d’une semblable prudence et son Président K.Bakiev, qui préside également la CEI en 2008, se contente de charger son ministre des Affaires étrangères de consulter les autres membres de la Communauté. K.Bakiev garde le silence jusqu'au 13 août, date à laquelle il reçoit la visite de son homologue kazakh sur les bords du lac Issyk Koul. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’un des soutiens les plus clairs manifestés à l’égard de Moscou vient du sénateur tadjik Khodji A.Touradjonzod, qui déclare que «les Géorgiens ont commencé cette guerre avec le soutien et sur les instructions des Occidentaux». Notons à ce propos l'utilisation récurrente du terme «Occidentaux» ou «Occident» chez certains commentateurs pour désigner, d'un bloc et sans détail, les adversaires de la Russie dans cette crise, tandis qu’en France le terme de «nouvelle guerre froide» est rapidement récusé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un Kazakhstan qui joue sur tous les tableaux&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Kazakh N.Nazarbaev est le premier Président des pays de la CEI qui, dès sa rencontre avec Vladimir Poutine à Pékin, soutient ouvertement et catégoriquement l'action de la Russie en Ossétie du Sud. Cette prise de position rapide du Kazakhstan contraste avec l’attitude de l'Ouzbékistan, du Turkménistan, du Tadjikistan et de la Kirghizie, qui restent en retrait; elle s'explique notamment par les intérêts économiques de ce pays. Fort de sa rente pétrolière en constante augmentation, le Kazakhstan a commencé à investir à l'étranger, et notamment en Géorgie, où ses investissements s'élèveraient à au moins 2 milliards de dollars. Le Kazakshtan n’en annonce pas moins, le 24 septembre dernier, que sa compagnie nationale KazMunaïGaz renonce au projet de construction d'une raffinerie à Batoumi, et que sa filiale Kaztransgaz abandonne l'idée d'acquérir le Géorgien Tbilgaz pour 12,5 millions de dollars. Les autorités kazakhes nient toute dimension d'ordre politique dans ces décisions et avancent des raisons purement techniques ou financières. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A l'issue de sa rencontre informelle le 13 août 2008 avec K.Bakiev, N.Nazarbaev se fait le porte-parole de ses voisins en affirmant que «tous les Etats de la CEI s'opposent au séparatisme», et que «la réponse militaire à de tels conflits n'existe pas». Le président kirghize s'exprime alors publiquement, lui aussi, et se place sur le terrain des organisations auxquelles appartiennent les parties en conflit, en premier lieu la CEI. Il déplore que cette dernière n’ait pas les moyens d'éviter de telles situations dans la région. Tout en prédisant la fin prochaine de la Communauté, le président kazakh renchérit sur la nécessité, pour les ministres des Affaires étrangères, d'élaborer des mécanismes de prévention de crise. Début septembre, N.Nazarbaev propose ses services d'intermédiaire dans le règlement du conflit, proposition restée lettre morte à la mi-octobre... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est une posture subtile qu’adopte depuis plusieurs années le Kazakhstan, et qui lui permet autant de soutenir les interventions russes dans le Caucase que d’entretenir d'excellentes relations avec l'Otan. En témoigne un document déclassifié du ministère américain de la Défense, selon lequel le Kazakshtan aurait reçu en 2007 des équipements militaires du Pentagone pour un montant de 5,3 millions de dollars[4]. L'excellence de ces relations est aussi affichée par le ministre kazakh de la Défense Danial Akhmetov qui, à l'occasion de sa rencontre à la mi-septembre avec le secrétaire adjoint de l'Otan Claudio Bisogniero, déclare que «l'Alliance atlantique est une priorité de la politique étrangère du Kazakshtan». Reste à savoir si cette priorité poussera Astana à accorder à l'Otan ce qu'elle avait refusé à la Chine lors des exercices «Mission de paix 2007» de l'Organisation de Coopération de Shangaï, certes dans un contexte un peu différent, à savoir le passage des convois terrestres de l'Alliance sur son territoire, en direction de l'Afghanistan. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Parmi les analyses collectées sur cette crise, aucune ne fait référence aux relations entre l'Asie centrale et l'Otan lorsqu'elles font un parallèle entre la crise du Caucase d'août 2008 et une situation potentiellement comparable en Asie centrale. Il s’agit là d’une clé intéressante, notamment dans le cas du Kazakhstan qui, des cinq pays d'Asie centrale, est celui qui entretient le partenariat le plus actif avec l'Alliance atlantique. Quant aux médias russophones d'Asie centrale, ils expliquent la crise en se servant davantage du précédent que constitue le Kosovo que du recul des positions russes dans l'ex-URSS, notamment depuis le sommet de l'Otan de Bucarest en avril 2008. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Intégrité et frontières: une stabilité durable?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nombreux sont les spécialistes russophones de l'Asie centrale qui estiment que l'intégrité des Etats de cette région n'est pas menacée, contrairement à celle des pays du Caucase. Néanmoins, la «désapprobation silencieuse des actions russes» manifestée par les Etats centrasiatiques témoigne de leur inquiétude de voir la Russie intervenir dans leurs affaires intérieures, sous prétexte d’y défendre les citoyens d'origine russe. Selon le journaliste russe Arkadi Doubnov, la Russie n'y aurait pas intérêt, ceci pour des raisons économiques, en particulier en Kirghizie (où vivent 12,5% de Russes) et au Turkménistan (qui comptait 4% de Russes en 2003). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Selon la journaliste Sanobar Chermatova, la question du séparatisme ne serait pas à l'ordre du jour en Asie centrale. Les revendications sécessionnistes des régions septentrionales du Kazakhstan du début des années 1990 ne sont plus d'actualité, car la politique du Président N.Nazarbaev a modifié la donne. Quant aux Ouzbeks vivant dans le sud de la Kirghizie, leur situation ne serait pas comparable à celles des Ossètes et des Abkhazes, qui disposaient d'institutions et d'une armée distinctes de celles de la Géorgie, voire même d'une Constitution pour les premiers. Les Ouzbeks du sud de la Kirghizie ne seraient pas intéressés par le «modèle kosovar» d'indépendance, puisqu'ils jouissent de tous les droits et qu'ils sont représentés dans les organes du pouvoir. Même s’il ne faut pas oublier les émeutes d'Och en 1990 entre Ouzbeks et Kirghizes, qui s'opposaient alors sur des questions de partage foncier et d'attribution de logements, celles-ci n’ont toutefois pas conduit à des revendications séparatistes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le politologue kirghize Murat Souiounbaev n'écarte pas, lui, la possibilité de voir émerger en Asie centrale une situation identique à celle du Kosovo, en particulier au Tadjikistan et/ou en république du Karakalpakistan[5], qu’il met en parallèle avec l'Abkhazie et l'Ossétie du sud. Ce spécialiste ose l’hypothèse d’un processus d'indépendance «à la kosovare», initié par l'«Occident», en dépit de l'avis de la Russie, dans le but de déstabiliser l'Asie centrale et le Xinjiang, sans pour autant ignorer les risques encourus. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En revanche, selon le journaliste et politologue russe Alexandre Kniazev, le conflit entre Ossètes et Géorgiens pourrait entraîner une révision des frontières en Asie centrale. Cette opinion est partagée par le politologue kirghize Marat Kazakpaev. Celui-ci estime que l'exacerbation des questions de délimitation est plus probable que les tendances séparatistes, même si les frontières des républiques d'Asie centrale semblent plus stables que celle des pays du Caucase, de la Géorgie notamment, comme le soulignait d’ailleurs Vincent Fourniau en 2006[6]. Néanmoins, si M.Kazakpaev considère que la situation pourrait s'aggraver dans le Xinjiang, celle de la vallée de Ferghana ne lui inspire pas d'inquiétude. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Du point de vue géopolitique, le politologue azéri Vougar Seidov rappelle que la Géorgie est située à l'ouest de la mer Caspienne dont les rives orientales appartiennent à l'Asie centrale et portent le nom de Turkestan (il conviendrait d’ailleurs de s'attarder sur l'emploi de ce terme qui renvoie à l'administration d'une entité créée par l'Empire tsariste). Si la Géorgie est d'ores et déjà «acquise» à l'«Occident», le côté «turkestanais» de la mer Caspienne reste stratégique pour la Russie, qui a besoin des réserves en hydrocarbures kazakhes, turkmènes et ouzbeks. C'est pourquoi, selon V.Seidov, la clé pour restaurer l'intégrité de la Géorgie et, de façon plus globale, régler le conflit entre «Occident» et Russie, se trouve en Asie centrale. Celle-ci pourrait alors devenir, dans les dix-vingt prochaines années, un lieu d'affrontement entre les deux blocs. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[1] Les «Révolutions de couleur», pas plus que les événements d'Andijan en Ouzbékistan de mai 2005 ou le 11 septembre 2001, n'ont fait l'objet d'un traitement de la part des médias turkmènes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;[2] L'OCS regroupe la Russsie, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, la Kirghizie, le Tadjikistan et la Chine. La Mongolie, l'Inde, le Pakistan et l'Iran y ont le statut d'observateur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[3] L'OTCS regroupe l'Arménie, la Biélorussie, la Russie, le Kazakhstan, la Kirghizie, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[4] www.liter.kz, 15 septembre 2008 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[5] Région de l'Ouzbékistan qui s'était auto-proclamée indépendante dès la disparition de l'URSS et qui réclame l'intégration du nord de la région de Boukhara (Catherine Poujol, Ouzbékistan la croisée des chemins, Editions Belin, 2005) &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[6] Vincent Fourniau, «Qu'est-ce que l'Asie centrale?» in «Asie antérieure. Guerre à l'Iran?», Outre-Terre, n° 16, 2006. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-2851323651257284490?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/2851323651257284490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/09/les-reactions-en-asie-centrale-la-crise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2851323651257284490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2851323651257284490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2009/09/les-reactions-en-asie-centrale-la-crise.html' title='Les réactions en Asie centrale à la crise osséto-géorgienneVers un nouveau non-alignement? (I)'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-3370746518811884243</id><published>2008-10-12T15:58:00.000-07:00</published><updated>2010-03-24T16:03:59.355-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ESISC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Renaud François (Lcl)'/><title type='text'>Kazakhstan : Un Tsar est né</title><content type='html'>&lt;div class="Section1" align="justify"&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La désintégration de l’empire soviétique, en 1991, a ouvert une ère nouvelle en matière de relations internationales en Asie centrale. Les nouveaux États indépendants se sont subitement retrouvés confrontés à un double problème : affirmer haut et fort leur indépendance tout en maintenant des liens privilégiés avec les autres anciennes Républiques soviétiques. Deux voies s’offraient logiquement à eux. La première a consisté, pour certains, à chercher un contrepoids à la prééminence de Moscou, en approfondissant leurs relations avec la Chine, les États-Unis et l’Europe, ainsi qu’avec les principales puissances régionales. &lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Pour les autres, le chemin suivi s’est engagé en direction d’une coopération régionale renforcée, indépendante, autonome et, parfois, contraire aux intérêts des grandes puissances. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Selon la terminologie qui reflétait, dans les années 1920, à la fois la pratique des ethnologues soviétiques et la ligne politique des leaders moscovites, l’Asie centrale est composée du Kazakhstan, du Kirghizstan, de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan. Plus à l’ouest, le bassin de la mer Caspienne regroupe autour des trois Républiques transcaucasiennes - Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie -, le Kazakhstan, le Turkménistan et d’importantes portions des territoires iranien et russe. Ces deux zones sont géographiquement ancrées en plein coeur de l’Eurasie et la dernière décennie a clairement montré que d’autres acteurs, plus ou moins éloignés, ont une influence considérable sur la politique, l’économie et la sécurité de ces deux régions. Notamment l’Afghanistan, l’Inde, l’Iran, la Mongolie, le Pakistan et la Turquie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La vague d’indépendances du début des années 1990 a contribué à rendre les relations régionales beaucoup plus complexes que du temps du « &lt;i&gt;Grand Jeu &lt;/i&gt;» qui, au 19e siècle, opposait la Grande-Bretagne et la Russie dans la maîtrise du Caucase et de l’Asie centrale. A cette époque, Moscou et Londres régnaient en maîtres. Russes et Britanniques pouvaient alors se permettre, si ce n’est de contrôler étroitement les acteurs locaux, de les ignorer superbement. L’irruption de nombreux intervenants extérieurs à la région, la multiplication des sources de conflits d’intérêts et la formation temporaire d’alliances de circonstance n’ont, en rien, simplifié les choses. Bien que la Chine, les États-Unis, l’Europe et la Russie aient une influence substantielle sur les développements régionaux, ces pays ne peuvent plus, comme par le passé, dicter leur volonté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Depuis son indépendance, en 1991, et plus précisément depuis le début des années 2000, le Kazakhstan a entamé une profonde mutation qui constitue un cas d’espèce au sein des anciennes Républiques socialistes soviétiques. En un peu plus d’une décennie, ce pays peu industrialisé et essentiellement agricole, a effectué un formidable bond en avant. Il apparaît maintenant comme l’un des acteurs majeurs sur la scène centrasiatique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;En raison de sa position géographique privilégiée - à la fois en Asie centrale et rattaché au Bassin de la mer Caspienne -, de la taille de son territoire, de ses ressources énergétiques considérables, d’une relative stabilité politique et sociale, de sa décision, ferme et résolument maintenue, de l’ouverture à l’économie de marché et d’une diplomatie équilibrée et nuancée, le Kazakhstan s’est rapidement affirmé comme le leader naturel de cette deuxième voie. Retour sur une « &lt;i&gt;success story &lt;/i&gt;», unique en son genre pour un ancien pays du bloc soviétique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l3 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;1.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Une prudente diplomatie…&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Sous la férule de son président, Noursoultan Nazarbaïev, le seul dirigeant avec son homologue ouzbek, Islam Karimov, à être, sans interruption, en fonctions depuis 1990&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;, le Kazakhstan s’en est tenu à une politique étrangère « &lt;i&gt;tout azimut &lt;/i&gt;» visant à maintenir de bonnes relations politiques et économiques avec la Chine, les États-Unis, l’Union européenne, le Japon et la Russie ainsi qu’avec d’autres pays de premier plan. Noursoultan Nazarbaïev et son équipe ont constamment veillé à se tenir éloignés des sables mouvants et des mirages de la diplomatie centrasiatique qui ont conduit le Turkménistan de feu Saparmourad Niazov à un isolationnisme exacerbé et qui ont englué le grand rival voisin qu’est l’Ouzbékistan.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;En 2004, le ministre kazakh des Relations étrangères, Kasymzhomart Tokaïev, qualifiait cette « &lt;i&gt;politique équilibrée et multidimensionnelle &lt;/i&gt;» de « &lt;i&gt;nécessité objective&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; ». Une telle justification - « &lt;i&gt;limiter nos relations avec certains pays de la région reviendrait à saper nos intérêts nationaux &lt;/i&gt;» - aura, parfois, agacé Moscou (sur le plan de l’initiative transcaspienne) et irrité Washington (dans le domaine des relations avec Téhéran).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Cette politique, qui peut s’assimiler à un exercice d’équilibriste sur corde raide, s’est traduite, dans les faits, par un rôle important au sein des plus importants programmes multinationaux eurasiatiques. Malgré certaines frustrations, le gouvernement kazakh est resté un partenaire loyal de la Communauté des États indépendants (CEI) et il figure en bonne place au rang des pays fondateurs de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC). Les officiels kazakhs se sont toujours faits les avocats de la Communauté économique eurasiatique, en particulier dans le domaine de la gestion de l’eau et celui de la standardisation des politiques tarifaires et douanières. Désireux de prendre une part importante au sein de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), ils ont jalousement veillé à ce que cette entité ne se transforme pas en un outil ouvertement anti-américain. Ils se sont également, plus que tout autre pays de la région, engagés dans un dialogue poussé avec l’OTAN. Enfin, pour l’Union européenne, le Kazakhstan est un partenaire clé dans le domaine du partenariat stratégique en matière énergétique ainsi que dans celui des efforts d’intégration régionale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Ainsi auréolé d’un « &lt;i&gt;certificat de bonne conduite &lt;/i&gt;» en matière de coopération et de relations internationales ou régionales, le Kazakhstan s’affirme rapidement comme un futur géant qui entend tenir un rang de leader régional et d’acteur incontournable au niveau international. C’est dans cette optique qu’il développe sa vision, à moyen terme, d’une Asie centrale revigorée et sûre d’elle-même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;2.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;… &lt;b&gt;et un projet ambitieux&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Dès mars 1994, le président Nazarbaïev lance l’idée d’une Union eurasiatique. Mais ce plan ne reçoit aucun appui ou encouragement de la part des autres États nouvellement indépendants. Venant, à grand peine et parfois dans la douleur, de se débarrasser des pesanteurs du système soviétique, ils étaient, en effet, peu désireux de s’engager dans une union imprécise qui leur faisait craindre une nouvelle dépendance. En avril 2007, il relance cette idée avec pour objectifs la gestion commune des frontières et des ressources aquifères&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;L’idée est simple : il s’agit de démontrer que l’Asie centrale est capable de s’assumer par elle-même, sous peine de la voir, en redevenant le pré carré et le jouet de puissances extérieures, tenir un second rôle peu enviable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La réalisation de cette Union des États centrasiatiques représenterait assurément le point d’orgue des efforts d’Astana en vue du renforcement de l’autonomie régionale et de l’approfondissement du processus d’intégration locale. L’idée du président Nazarbaïev est la mise sur pied d’une union indépendante des autres organisations existantes comme l’OTSC ou comme l’OCS, et dont, ni la Chine, ni la Russie, ni aucune autre grande puissance ne seraient membres, même à titre d’observateurs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les experts kazakhs considèrent que l’intégration fait partie d’un processus naturel qui, par le passé, a été souvent ralenti ou paralysé alors que tout devrait pousser les pays d’Asie centrale à s’entendre. Depuis la chute de l’URSS, les pays centrasiatiques ont souvent éprouvé de nombreuses difficultés à coopérer. Ils ont tous, en commun, des litiges en matière de frontières, d’échanges commerciaux, de visas, de transports et de communications, d’immigration illégale et de ressources naturelles telles que le gaz et le pétrole. Malgré tout, le besoin de solidarité et de sécurité se montre le plus fort. C’est ainsi que les gouvernements centrasiatiques ont, en mai 2005, resserré les rangs derrière les autorités ouzbekes, après les évènements tragiques d’Andijan.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Pour qu’une telle union soit viable, ses partisans arguent du fait qu’elle devrait cibler les domaines suivants : le partage des ressources énergétiques et aquifères, l’amélioration du réseau régional de communications et de transports, la résolution des litiges frontaliers, un accord sur les tarifs commerciaux, la mise en place de mécanismes collectifs pour faire face aux menaces environnementales et aux catastrophes naturelles et le développement d’une véritable industrie régionale du tourisme&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;. Plus généralement, les partisans de cette union envisagent, &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt;, une union économique et douanière.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La crainte de voir l’instabilité des pays voisins se propager par delà les frontières – soit, directement, par l’afflux massif de réfugiés, soit, indirectement, par les atermoiements des investisseurs étrangers - incite les dirigeants kazakhs à favoriser l’intégration régionale. En dépit des récents efforts kazakhs pour diversifier les partenariats commerciaux, l’économie du Kazakhstan dépend encore pour beaucoup des capitaux et de la technologie de compagnies étrangères&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;. Pour de nombreux experts, la résolution des différends régionaux, une meilleure exploitation des ressources naturelles et la réaffirmation du rôle pivot de l’Asie centrale en matière de carrefour énergétique entre l’Europe et l’Asie passent par une plus grande coopération. Sur le plan sécuritaire, une collaboration renforcée est nécessaire pour contrecarrer les groupes criminels et le terrorisme transnational ainsi que pour tirer le meilleur profit des atouts économiques dont bénéficient le Kazakhstan et ses voisins.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;En réduisant les tensions interrégionales par la promotion d’une plus grande intégration économique, ces pays deviendront plus attractifs pour les capitaux étrangers&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt; et ils disposeront de plus de poids dans leurs relations avec les acteurs extérieurs. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l5 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;3.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Les atouts économiques …&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Grâce à ses richesses naturelles et à une politique avisée, le Kazakhstan possède l’économie la plus en pointe d’Asie centrale. Son PIB est supérieur au PIB combiné de tous les autres pays de la région et il est estimé, pour 2007, à plus de 113 milliards d’euros. L’administration encourage ses citoyens sur la diversification du commerce régional et international afin de réduire, autant que faire se peut, sa dépendance en matière de fournisseurs, de clients ou de marchés. Cette politique économique s’accompagne d’une vision ambitieuse. En 2005, le président Nazarbaïev déclarait aux participants d’une conférence internationale sur le thème « &lt;i&gt;Stratégie du Kazakhstan à l’horizon 2030&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt; » qu’il voyait en son pays « &lt;i&gt;un trait d’union, un intégrateur des liens économiques interrégionaux, le centre de gravité des investissements et des capitaux financiers et un centre d’attraction pour les plus grandes firmes mondiales qui souhaitent s’implanter sur le marché centrasiatique &lt;/i&gt;». Et il ajoutait que son pays pouvait parfaitement remplir sa fonction « &lt;i&gt;de lien, de pont économique transcontinental entre l’Europe et les zones Pacifique et Sud du continent asiatique &lt;/i&gt;».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Depuis 2006, le président Nazarbaïev ne cesse de répéter sa volonté de propulser le Kazakhstan parmi les 50 pays les plus développés au monde. En octobre 2007, il annonce son intention de mettre sur pied un « &lt;i&gt;axe de communications qui relierait Golfe persique et mer Baltique au moyen de voies ferrées, d’autoroutes, de pipelines, de gazoducs et de lignes de transport d’électricité&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt; ». Le 22 du même mois, lors d’une conférence à Washington, l’ambassadeur du Kazakhstan aux États-Unis, Erlan Idrissov, déclare que depuis l’indépendance, son pays « &lt;i&gt;n’a jamais considéré comme une malédiction son statut de pays enclavé &lt;/i&gt;» mais qu’au contraire il s’en est servi « &lt;i&gt;comme d’un atout maître pour pousser à l’intégration régionale &lt;/i&gt;». Et d’ajouter que son pays ne « &lt;i&gt;peut pas prospérer s’il n’est pas entouré de pays tout aussi prospères&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt; &lt;/i&gt;». En février 2008, Nazarbaïev réaffirme cette volonté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Pour lui le Kazakhstan est destiné à devenir une « &lt;i&gt;locomotive régionale pour le développement économique&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La formidable croissance économique du Kazakhstan durant la dernière décennie - après une période de convalescence consécutive à l’écroulement de l’empire soviétique et grâce au rebond du prix du pétrole - lui a permis de devenir le premier des anciens pays du bloc soviétique à se voir attribuer, par les agences internationales de cotation, une note positive en matière d’investissements et de solvabilité. Le boom macroéconomique a permis aux autorités, au début des années 2000, d’apurer les dettes contractées auprès du FMI. Si les formidables revenus des ressources énergétiques ont permis cette embellie, les autorités ont, cependant, sagement entamé de profondes réformes en matière de marchés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Réalisant qu’ils ne pouvaient pas éternellement compter sur les seules exportations d’hydrocarbures, les dirigeants kazakhs se sont résolument orientés vers une diversification des marchés, tant en matière de produits qu’en matière de partenaires. Un élément important de cette stratégie a été, en 2001, la création d’un fonds national, placé sous l’autorité directe du président Nazarbaïev et alimenté par les taxes d’exportations. Se chiffrant maintenant à plusieurs milliards d’euros, ce fonds est utilisé par les autorités gouvernementales pour financer des projets d’envergure socioéconomiques en-dehors du domaine énergétique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;… &lt;b&gt;et les atouts énergétiques&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les exportations de pétrole contribuent pour plus de la moitié aux revenus du Kazakhstan. Sur les 1,45 millions de barils/jour produits, 1,2 sont vendus à des acheteurs étrangers&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;. Selon les experts américains, le Kazakhstan possède les plus importantes réserves du bassin de la Caspienne&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;. Les estimations les évaluent au niveau de l’Algérie (9 milliards de barils) ou à celui de la Libye (40 milliards de barils). Ce qui rend ces ressources pétrolifères intéressantes pour la communauté internationale c’est qu’elles se situent au coeur du réseau des pipelines et gazoducs, actuels et futurs, qui traversent ou traverseront l’Eurasie. Les dirigeants kazakhs se sont toujours déclarés favorables à la diversification des voies d’exportations du pétrole et, dans un proche avenir, à celles du gaz. Cette approche tout azimut prévoit un trajet occidental en direction du sud Caucase et de la Turquie, un trajet oriental vers la Chine, via les autres Républiques centrasiatiques et un éventuel trajet méridional vers les marchés de l’Asie du sud via l’Iran. En avril 2007, le président Nazarbaïev expliquait cette approche pragmatique par des considérations économiques&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt;. En résumé, les exportations du Kazakhstan emprunteront la voie la plus lucrative, que celle-ci soit occidentale, russe, iranienne ou chinoise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les officiels kazakhs sont conscients des dangers que représentent des exportations exclusivement tournées vers les réseaux russes, comme c’est le cas actuellement. C’est pourquoi, forts de cet atout que constituent les pipelines et gazoducs du futur, ils ont obtenu, avec l’Ouzbékistan et le Turkménistan en mars dernier, du géant gazier russe Gazprom, des prix de vente considérablement revus à la hausse pour 2009.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Par ailleurs, il semble bien que, sur un plan tout aussi pragmatique, les autorités kazakhes aient décidé de reprendre peu à peu le contrôle des compagnies pétrolières et gazières opérant sur leur territoire. Le 9 juillet dernier, les autorités annoncent que la compagnie nationale, le géant &lt;i&gt;KazMunayGaz &lt;/i&gt;(KMG) a pris, à hauteur de 51%, le contrôle de &lt;i&gt;MangystauMunayGaz &lt;/i&gt;(MMG), de la compagnie indonésienne &lt;i&gt;Central Asia Petroleum&lt;/i&gt;, le plus gros producteur actuel au Kazakhstan&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l1 level1 lfo4"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;4.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Quelques ombres au tableau&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;a) Démocratie et droits de l’homme&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Le bilan flatteur du Kazakhstan sur le plan économique ne doit pas faire oublier que ce pays souffre d’un déficit démocratique inquiétant et que les droits de l’homme figurent au rang des oubliés du progrès. Avec les autres républiques d’Asie centrale, le Kazakhstan se classe, avec une constance qui ne se dément pas au fil des ans, parmi les plus mauvais élèves des palmarès mondiaux en la matière.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Aucun des scrutins organisés sous la présidence de Nazarbaïev n'a jamais été jugé libre et équitable par l'OSCE. En 2007, il a renforcé sa mainmise sur le pays en obtenant le droit de se maintenir au pouvoir à vie et en organisant des élections législatives au cours desquelles son parti a remporté la totalité des sièges. Même si un tel résultat a laissé sans voix les analystes politiques et plongé dans la perplexité les observateurs internationaux, ce qu’il démontre malgré tout, c’est la confiance que les Kazakhs&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt; accordent à leur président en tant que leader national. Ils lui sont gré, en 16 ans à la tête du pays, d’avoir habilement négocié le virage de l’indépendance, d’avoir maintenu l’unité du pays, tant territoriale que nationale, et d’avoir, jusqu’à présent, empêché le développement des mouvements nationalistes ou communautaristes&lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Balayant d’un revers de main les critiques qui se sont élevées à l’issue de ces élections législatives, Nazarbaïev estime qu’un tel résultat constitue « &lt;i&gt;une formidable opportunité pour l’adoption des lois nécessaires à l’accélération de la modernisation de la politique et de l’économie nationale&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt; ». Un conseiller politique de Noursoultan Nazarbaïev avait déclaré en juin dernier que le pays pourrait organiser des élections anticipées l'an prochain en autorisant une participation plus large des partis d'opposition. Le but était d'offrir des gages de pluralisme à l'Occident alors que le Kazakhstan s'apprête à prendre la présidence tournante de l’OSCE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Le 2 septembre dernier, Noursoultan Nazarbaïev a exclu fermement cette éventualité. « &lt;i&gt;Il n'y a aucune raison légale ou politique à l'organisation d'élections anticipées … celles-ci auront lieu, comme le prévoit la constitution, en 2012&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;18&lt;/sup&gt; », a-t-il déclaré lors d'une session parlementaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Bien que la loi garantisse la liberté de la presse, les médias indépendants sont menacés et poursuivis pour leur liberté de ton envers le président et le gouvernement. Les journalistes courent de sérieux risques. L’ONG &lt;i&gt;Human Rights Watch &lt;/i&gt;note que depuis 2002, six journalistes indépendants ont trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses et troublantes ou ont disparu sans laisser de traces. De nombreux sites Internet font l’objet de censure, de suspension d’activité ou de fermeture pure et simple.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;b&gt;b) La menace indépendantiste&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les dirigeants kazakhs ont conscience que la grande diversité ethnique de leur population vulnérabilise leur pays. En 1989, le dernier recensement de l’époque soviétique mentionnait 40% de Kazakhs contre 44,6% de nationaux d’origine slave (38% de Russes, 5,5% d’Ukrainiens et 1,1% de Biélorusses).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Le départ volontaire de nombreux slaves (selon le recensement de 2007, ils ne seraient plus que 30%), un taux de natalité soutenu parmi les Kazakhs (toujours selon le même recensement, ils seraient maintenant près de 60%), le retour au pays de nombreux immigrés, une politique linguistique tolérante et une économie florissante ont contribué à apaiser les tensions&lt;sup&gt;19&lt;/sup&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Aujourd’hui, les quatre millions de Russes (sur les six millions de 1989) contribuent pour une bonne part au développement économique du pays et ils profitent des nombreuses avancées socio-économiques. Beaucoup appartiennent à la classe moyenne émergente, au même titre que de jeunes entrepreneurs kazakhs qui se sont lancés avec succès dans les affaires grâce à une politique favorable du gouvernement. Aucune ethnie ne peut se prévaloir d’occuper une position prédominante dans aucune des classes sociales du Kazakhstan.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Malgré tout, quelques observateurs semblent redouter les velléités indépendantistes de certaines provinces du Nord, à forte majorité slave. Ces craintes ont d’ailleurs été récemment relancées en raison du conflit russo-géorgien&lt;sup&gt;20&lt;/sup&gt;. La justification russe pour son intervention en Géorgie - il s’agissait de porter secours à des citoyens russes menacés, c’est-à-dire à des Ossètes porteurs de passeports russes - a de quoi faire réfléchir les autorités kazakhes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Malgré le fait que la constitution du pays ne reconnaisse pas la double nationalité, une majorité écrasante des slaves des provinces du nord possède un passeport russe ou sont sur le point d’en obtenir un&lt;sup&gt;21&lt;/sup&gt;. Beaucoup se considèrent avant tout comme des citoyens russes et ils n’envisagent leur avenir et celui de leurs enfants qu’avec la Russie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l4 level1 lfo5"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;5.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Le couronnement de 2007&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;La décision de novembre 2007 de confier la future présidence 2010 de l’OSCE au Kazakhstan consacre l’importance croissante de ce pays en Eurasie&lt;sup&gt;22&lt;/sup&gt;. Tout en reconnaissant qu’il a encore des progrès à faire en matière de standards de démocratie et des droits de l’homme, de nombreux gouvernements occidentaux espèrent que cette présidence encouragera de nouveaux progrès et qu’elle donnera un coup de fouet à l’influence de l’OSCE au sein de l’ancien bloc soviétique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Pour les autorités kazakhes, cette future responsabilité au niveau international est la reconnaissance de leurs réformes économiques et politiques, de leur rôle de leaders au niveau centrasiatique et de leur contribution en tant que passerelle entre les anciennes Républiques soviétiques et d’autres pays membres de l’OSCE. Pour Noursoultan Nazarbaïev, cette distinction s’apparente à un couronnement de Tsar.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;C’est tout du moins l’impression qui se dégage des dernières déclarations des officiels kazakhs, le 22 juillet dernier, devant le congrès américain. Répondant aux critiques qui lui étaient adressées sur le processus de démocratisation dans son pays, Askar Tazhiyev, chargé d’affaires auprès de l’ambassade du Kazakhstan aux États-Unis et futur ambassadeur itinérant du Kazakhstan en charge du dossier de l’OSCE, a vertement répondu à ses détracteurs américains&lt;sup&gt;23&lt;/sup&gt;. Selon lui, il est « &lt;i&gt;particulièrement vexant d’entendre continuellement la mise en doute de la sincérité de son pays &lt;/i&gt;». Il a tenu à réaffirmer, devant son auditoire, que le Kazakhstan poursuivrait sa politique de modernisation selon « &lt;i&gt;son propre calendrier et en dehors de toutes pressions d’où qu’elles viennent &lt;/i&gt;».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Un peu à la manière des autorités chinoises qui s’étaient vues attribuer l’organisation des jeux Olympiques de 2008 grâce à des promesses de libéralisation et de démocratisation, les autorités kazakhes ont promis à la conférence de Madrid, en novembre 2007, en échange de l’attribution de la présidence de l’OSCE, d’adopter un certain nombre de réformes clés avant la fin 2008. Elles n’auront pas tardé à rappeler, à la face des dirigeants du monde occidental, qu’elles restaient maîtresses de leur agenda.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt; mso-list: l2 level1 lfo6"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;6.&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Conclusion&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Noursoultan Nazarbaïev a fait, au cours des 17 dernières années passées au pouvoir, preuve de pragmatisme, de flexibilité et d’intuition dans le délicat et difficile domaine des relations avec la Russie et les puissances occidentales. Il a, jusqu’à présent, réussi un brillant parcours économique. Il a habilement négocié le virage de la mise de valeur et de l’exploitation des vastes réserves d’hydrocarbures dont son pays regorge, sans pour autant s’attirer les foudres d’un Kremlin toujours prêt à jalousement rappeler qu’il a toujours considéré l’Asie centrale comme son terrain de manoeuvres favori.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;Les évènements des dernières semaines dans le Caucase du sud - conflit russo-géorgien – et toutes les conséquences qu’il laisse entrevoir, lui démontrent, s’il en était besoin, qu’il ne peut s’offrir le luxe de dévier d’un pouce de cette prudente stratégie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;i&gt;Par le lieutenant-colonel (e.r) Renaud FRANÇOIS&lt;br /&gt;Chercheur associé à l’ESISC&lt;br /&gt;Le 12 octobre 2008 sur&lt;span style="color:blue;"&gt; &lt;a href="http://www.esisc.eucopyright/"&gt;http://www.esisc.eucopyright/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Copyright© ESISC 2010&lt;br /&gt;Article en &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.esisc.eu/documents/pdf/fr/kazakhstan-un-tsar-est-ne-413.pdf"&gt;version pdf&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;1 Président du Conseil des ministres de la République socialiste soviétique kazakhe de 1984 à 1989 et premier secrétaire du Parti communiste kazakh de 1989 à 1991, il est élu président du Kazakhstan le 24 avril 1990.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt; &lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/business/articles/eav030304..shtml"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/business/articles/eav030304..shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;3 &lt;a href="http://www.cacianalyst.org/?q=node/4604"&gt;http://www.cacianalyst.org/?q=node/4604&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;4 &lt;a href="http://www.kisi.kz/site.html?id=1788"&gt;http://www.kisi.kz/site.html?id=1788&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;5&lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt; &lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/business/articles/eav040606..shtml"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/business/articles/eav040606..shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;6 &lt;a href="http://www.kisi.kz/site.html?id=5369"&gt;http://www.kisi.kz/site.html?id=5369&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;7 &lt;a href="http://www.akorda.kz/www/www_akorda_kz.nsf/sections?OpenForm&amp;amp;id_doc=DE8&amp;amp;lang=en"&gt;http://www.akorda.kz/www/www_akorda_kz.nsf/sections?OpenForm&amp;amp;id_doc=DE8&amp;amp;lang=en&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;8 &lt;a href="http://www.rferl.org/content/article/1078873.html"&gt;http://www.rferl.org/content/article/1078873.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;9 &lt;a href="http://www.carnegieendowment.org/files/ConferenceReport.pdf"&gt;http://www.carnegieendowment.org/files/ConferenceReport.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;10&lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt; &lt;a href="http://www.akorda.kz/www/www_akorda_kz.nsf/sections?OpenForm&amp;amp;id_doc=0793&amp;amp;lang=en"&gt;http://www.akorda.kz/www/www_akorda_kz.nsf/sections?OpenForm&amp;amp;id_doc=0793&amp;amp;lang=en&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;11 &lt;a href="http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Kazakhstan/Oil.html"&gt;http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Kazakhstan/Oil.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;12 &lt;a href="http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Kazakhstan/Background.html"&gt;http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Kazakhstan/Background.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;13 &lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav041807a..shtml"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav041807a..shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;14&lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt; &lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/business/articles/eav072208..shtml"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/business/articles/eav072208..shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;15 Officiellement, les habitants du Kazakhstan s'appellent en français des Kazakhs. Il est à noter que cette appellation recouvre en fait deux termes distincts : celui de « &lt;i&gt;Kazakh(e) &lt;/i&gt;» et celui de « &lt;i&gt;Kazakhstanais(e) &lt;/i&gt;», auxquels correspondent deux réalités différentes. Le terme de « &lt;i&gt;Kazakh(e) &lt;/i&gt;» désigne exclusivement les membres de l'ethnie « &lt;i&gt;Kazakhe &lt;/i&gt;». Le terme de « &lt;i&gt;Kazakhstanais &lt;/i&gt;» désigne tous les citoyens du Kazakhstan, quelle que soit leur appartenance ethnique.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;16 Le Kazakhstan abrite près d’une centaine d’ethnies sur son territoire.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;17 &lt;a href="http://hrw.org/englishwr2k8/docs/2008/01/31/kazakh17749.htm"&gt;http://hrw.org/englishwr2k8/docs/2008/01/31/kazakh17749.htm&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;18 &lt;a href="http://kazakhstan.neweurasia.net/2008/09/04/no-elections-president-says/#more-626"&gt;http://kazakhstan.neweurasia.net/2008/09/04/no-elections-president-says/#more-626&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;19&lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt; &lt;a href="http://www.kazakhembus.com/042007.html"&gt;http://www.kazakhembus.com/042007.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;20 &lt;a href="http://www.rferl.org/content/Article/1192632.html"&gt;http://www.rferl.org/content/Article/1192632.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;21 Avec la simplification récente des procédures de distribution des passeports russes - &lt;i&gt;sur simple demande, tout ancien citoyen soviétique peur s’en voir attribuer un &lt;/i&gt;- ce phénomène devrait rapidement s’amplifier.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;22 &lt;a href="http://www.osce.org/documents/mcs/2007/12/28637_fr.pdf"&gt;http://www.osce.org/documents/mcs/2007/12/28637_fr.pdf&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;23&lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt; &lt;a href="http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav072508.shtml"&gt;http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav072508.shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt; MARGIN-LEFT: 22.1pt; TEXT-INDENT: -21.55pt; MARGIN-RIGHT: 0cm; mso-margin-top-alt: 5.0pt"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-3370746518811884243?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/3370746518811884243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/kazakhstan-un-tsar-est-ne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/3370746518811884243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/3370746518811884243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2010/03/kazakhstan-un-tsar-est-ne.html' title='Kazakhstan : Un Tsar est né'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-2834028425938502346</id><published>2008-07-01T15:30:00.000-07:00</published><updated>2010-02-28T15:39:52.835-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Albert Fischler'/><title type='text'>Que boire au Kazakhstan ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S4r-RgtOO2I/AAAAAAAACiI/4SU2Zhtfg9E/s1600-h/article_20080703033051.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443442676421507938" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 133px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S4r-RgtOO2I/AAAAAAAACiI/4SU2Zhtfg9E/s320/article_20080703033051.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Située aux limites orientales du continent européen, la jeune République du Kazakhstan a un rapport ancestral avec les boissons traditionnelles que sont le lait et le vin. Aujourd'hui, ce pays s'approprie des habitudes nouvelles de boisson. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a plus de trois millénaires, sous l'influence des «sakas» (scythes orientaux), les peuples de la steppe étaient déjà de grands buveurs de lait sous la forme de koumys, cette boisson fermentée à base de lait de jument que le moine franciscain Guillaume de Rubrouck, en route au 13e siècle vers Karakorum, capitale de l'Empire mongol, comparait au «vin de la Rochelle»: «Il (le koumys ) est frais et pique la langue...», écrivait-il dans sa chronique. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les boissons traditionnelles au Kazakhstan &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Cette véritable boisson nationale accompagne tous les repas de fêtes et aurait la vertu de maintenir en bonne santé! La fabrication du koumys repose sur de multiples méthodes, variant selon les saisons, et l'on continue de respecter les coutumes et les recettes des anciens textes pour l'obtenir. Au printemps, le premier lait de la jument auquel on aura ajouté des ferments est versé dans un récipient traditionnel, en peau ou en bois, et deux à trois jours plus tard, le koumys est prêt! Ce premier koumys de l'année est servi aux invités qui viennent présenter leurs vœux aux hôtes de la maison pour «Naouryz» (22 mars), fête du renouveau aux origines zoroastriennes, et répandue dans toute l'Asie centrale. Cette cérémonie se nomme «Koumys Murindyk».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de quarante sortes de koumys, dit-on, sont répertoriées. Parmi elles, le jeune koumys, le «tai koumys», qui a deux à trois jours de fermentation, et le «berte koumys», très fermenté (quatre à cinq jours); le «sary koumys», consommé en automne, plus épais, est lui aussi paré de vertus médicinales. Il le fut d’ailleurs par Tolstoï lui-même!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quel que soit le koumys, celui-ci doit être fréquemment remué dans son récipient avec une louche spéciale afin de garder une texture assez fluide. Finalement, le koumys reste volontiers, pour les Kazakhs, le symbole d'une certaine fierté nationale. D'ailleurs, ne rappelle-t-on pas que, dans les temps anciens, rendant visite au Khan, les invités apportaient entre autres cadeaux des quantités importantes de koumys? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le «shoubat» est une autre boisson ancestrale. Ce breuvage traditionnel est le plus apprécié après le koumys. Il est obtenu à partir du lait de chamelle. Sa fabrication est plus simple et sa fermentation est appréciée après trois à cinq jours. L'ajout de lait de vache ou de brebis permet d'obtenir une boisson nommée le «katik», plus légère et aussi plus digeste, dit-on parfois. Toutes ces boissons sont consommées par rasades tout au long du repas.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais les peuples de la steppe vivant sur les piémonts des Tian Chan consomment aussi, depuis des siècles, des vins. Aussi, aujourd'hui encore, le Kazakhstan est producteur de vins recherchés en Asie centrale, comme le «bibigul» (le «rossignol»). Tous ces vins ont une teneur en alcool assez élevée, qui oscille entre 13 et 15 degrés. Quant au thé, évidemment, comme dans toute l'Asie, il est consommé en grandes quantités au Kazakhstan et la présence du samovar est répandue dans de nombreuses familles. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Consommation de boissons fortement alcoolisées sous l'influence européenne &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;C'est à partir du 19e siècle surtout que les peuples de la steppe, sous l'influence des habitudes venues de Russie, vont découvrir et s'adonner à la consommation de boissons fortes en alcool comme la vodka (40°) ou un type de «cognac» (42°). Comme en Géorgie en particulier, le Kazakhstan produit maintenant aussi en quantité d'autres vins et des «champagnes» très sucrés, conformément au goût local.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec l'absorption de boissons fortement alcoolisées qui accompagnent tout repas d'importance familiale, amicale voire protocolaire, tout un cérémonial autour de la boisson est scandé par un «Maître de cérémonie», en général l'hôte, nommé tamada au Kazakhstan, comme en Géorgie. Il organise et préside au déroulement de l'ensemble du repas. C'est lui qui désigne, après avoir prononcé son propre «toast», celui qui devra porter à son tour le sien. Ainsi, tous les convives prononceront le leur au moment choisi par le tamada. Entre les toasts, chacun peut se servir comme il le désire dans les nombreux plats disposés sur la table. Aux plats traditionnels à base de viande de cheval, de bœuf, de nouilles et de bouillon (le «bechbarmak» qui signifie les cinq doigts de la main en kazakh), s'ajoutent les beignets salés ou fourrés de viande ou de légumes («baoursaks», «samsas»), des fruits frais ou secs, des friandises diverses. Lors de mariages ou de rencontres exceptionnelles, le plat de «tête de mouton» suit un rituel très apprécié au Kazakhstan. Dans ce dernier cas, seules des personnes soigneusement choisies sont habilitées à découper cette pièce de viande devant l'ensemble des convives très attentifs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est important de noter qu'au Kazakhstan, et d'ailleurs dans toute l'Asie centrale de même que dans le Caucase, porter un toast n'est pas une brève formalité et les paroles prononcées à ce moment ne doivent pas être trop convenues. En effet, dans un pays -surtout dans les milieux ruraux- où l'on est habitué depuis des siècles aux joutes poétiques et musicales, appelées «aïtys», le toast est l'occasion attendue pour développer et mettre en évidence des qualités oratoires d'improvisation. Des paroles bien senties porteront sur les hôtes et leurs proches, sur la situation qui a permis de se rencontrer, ou bien même sur le vaste monde... Il faut rappeler, à ce propos, que compte tenu de la notoriété culturelle dont bénéficie la France encore aujourd'hui dans l'ensemble de l'Asie centrale, les convives français se doivent alors de faire assaut d'élégance et de profondeur culturelle. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, dernier conseil, vu le nombre important de toasts qui seront portés: l'absorption de tant d'alcool pourrait avoir des effets dévastateurs. En conséquence, s’ il faut boire son verre après le premier toast, il suffit de tremper ses lèvres dans le verre après les suivants. Les serveurs, pas dupes, feront semblant de remplir le verre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Une uniformisation de la consommation de boissons &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans les pays d'Asie centrale, et au Kazakhstan en particulier, ouverts aux influences mondiales depuis plus de dix-sept ans maintenant, les habitudes alimentaires du monde dit occidental modifient fortement les consommations traditionnelles sans toutefois les faire disparaître. Ainsi, la vogue des «eaux minérales» se répand, en particulier celle des eaux gazeuses. Il en va de même des bières de toutes sortes, y compris de fabrication kazakhe. Par ailleurs, les sodas et autres boissons très sucrées ont dorénavant un grand succès, surtout auprès des jeunes qui s'identifient ainsi à la jeunesse mondiale et se fondent dans des habitudes gustatives nouvelles liées à des modes vestimentaires et musicales. Longtemps sevrées, ces populations ont désormais, à leur tour, une réelle soif de consommation, et c'est ainsi qu'aujourd'hui de grands vins prestigieux, français notamment, sont recherchés par une minorité privilégiée que l'on peut rencontrer surtout à Almaty ou Astana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;«...Si tu n'as pas, une fois, bu à une source&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si tu n'as pas voulu traverser l'océan...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si tu n'es pas amoureux de cette vie jusqu'à la fin&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors tu n'es pas digne d'être appelé poète!»[1]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[1] Nourlan Orazaline, poète kazakh invité en France lors du «Printemps des Poètes», 2008.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Par Albert FISCHLER, Professeur honoraire le 1er juillet 2008 sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;Regard sur Est&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Photo : Berthold Kemptner&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-2834028425938502346?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/2834028425938502346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/07/que-boire-au-kazakhstan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2834028425938502346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2834028425938502346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/07/que-boire-au-kazakhstan.html' title='Que boire au Kazakhstan ?'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S4r-RgtOO2I/AAAAAAAACiI/4SU2Zhtfg9E/s72-c/article_20080703033051.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-4376796954294840741</id><published>2008-04-01T14:22:00.000-07:00</published><updated>2009-06-21T14:30:06.014-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Serge Prévot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='IFG'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géopolitique'/><title type='text'>L’influence turque faiblit en Asie centrale</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La dissolution de l'Union soviétique a fait vaciller les équilibres régionaux du début des années 1990 et a conduit les Etats d'Asie centrale turcophones à se mettre en quête de nouveaux partenariats. Dénués d'expérience dans les relations diplomatiques, ils ont trouvé en la Turquie un partenaire accessible, prêt à les aider à ouvrir les portes de la coopération internationale et à guider leurs premiers pas dans l'économie de marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, au début des années 1990, certains observateurs internationaux pensaient que seule l’idée d’accrocher les Etats d’Asie centrale à la Turquie devait permettre d’assurer la stabilité de cette région du globe, on constate cependant que cette stabilité existe, mais sans la Turquie. Cette dernière a-t-elle encore les moyens de s’imposer en leader naturel dans cette région? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les années 1990: une diplomatie turque innovante en Asie centrale&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les pays d'Asie centrale partagent avec la Turquie une histoire et une culture millénaire[1]. Le courant panturc en Turquie a naturellement saisi l’opportunité de la dislocation de l’URSS pour tenter de se rapprocher des républiques d'Asie centrale dans le but de constituer une communauté turcophone cohérente autour de la Turquie, s’imposant en intermédiaire incontournable entre Europe, Russie, Chine et monde Arabe. Cette initiative a recueilli un écho d’autant plus favorable de la population turque que le projet d’adhésion de la Turquie à la communauté économique européenne porté par les kémalistes a essuyé deux échecs successifs, le premier en 1987 lorsque le parlement européen conditionne l’intégration de la Turquie à la reconnaissance du génocide arménien et le second en 1989 par l’avis négatif provisoire sur l’ouverture des négociations d’adhésion prononcé par la Commission européenne. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dès lors, l’Etat turc a développé sa politique extérieure sur deux axes parallèles, l’un vers l’Europe et l’autre plus innovant vers l’Asie centrale. La Turquie a été l'un des premiers pays à reconnaître officiellement les indépendances des pays d’Asie centrale et a entrepris de donner corps à son projet de communauté turcophone. Elle a mis au point une diplomatie très audacieuse, d’assistance et d’ouverture économique, de formation des élites, de rapprochement culturel et en particulier linguistique. Ses promesses ont nourri l’espoir des pays centrasiatiques de pouvoir échapper à la confusion dans laquelle ils commençaient à s’enliser. Ils faisaient confiance en la capacité de la Turquie à les aider ainsi qu’à fédérer la région. Ainsi en mars 1992, le président Ouzbek, Islam Karimov, déclarait à son homologue turc «Un jour viendra où nous siègerons dans le même parlement ». &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur le plan économique, de nombreuses dispositions bilatérales ont été prises afin de faciliter les investissements turcs. Des banques et de nombreuses entreprises se sont créées sous forme de sociétés mixtes. Les investissements directs turcs sont la source de la création de plusieurs dizaines de milliers d'emplois en Asie centrale. Il est incontestable que de part et d’autre de la mer Caspienne, chacune des parties a tiré profit de ces collaborations. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais ces succès économiques ne masquent pas le manque de résultats par rapport aux espoirs suscités, en particulier sur le plan de la construction politique de l’espace panturc. Les seules avancées significatives furent réalisées lors des sommets turcophones organisés à partir de 1992 et relèvent des domaines culturel et linguistique. En particulier, les ministres de la Culture et de l’Education des pays turcophones s’accordèrent sur la création d’un alphabet latin de 34 lettres pour la transcription des langues turques. Cette mesure est qualifiée de réussite par les Turcs, puisque l'Azerbaïdjan l’adopta, puis le Turkménistan et l’Ouzbékistan après modifications. Cependant, le choix du Kazakhstan et du Kirghizstan de ne pas latiniser leur écriture dans les faits, constitue un obstacle sérieux à l’émergence d'un espace de communication turcophone homogène que l'élite panturque de Turquie appelle de ses vœux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Convaincue que la constitution d’un pôle régional turcophone reste encore possible, la Turquie poursuit ses efforts diplomatiques pour diffuser ses normes culturelles. Elle crée des écoles et des lycées en Asie centrale. En 1997, elle ouvre, au Kazakhstan, l’université turco-kazakhe Ahmet Yesevi pouvant accueillir 10.000 étudiants sur 300 ha. Elle détourne le satellite Türksat des populations turques d’Europe occidentale et l’oriente en direction de l’Asie centrale afin de diffuser ses programmes culturels. Plus que la marque d'un attachement particulier pour les peuples d'Asie centrale, la Turquie démontre par ses actions qu'elle considère que son avenir dépend principalement de cette région du globe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Premiers conflits politiques et commerciaux&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si la Turquie a beaucoup investi en Asie centrale, elle est loin d’avoir comblé les espoirs qu’elle y a fait naître au lendemain des indépendances. Dans ses premières visites officielles en Asie centrale, elle a affirmé ne pas vouloir s’imposer dans cette région afin de ne pas s'attirer les foudres de la Russie mais le président Turgut Özal déclara pourtant que « la Turquie allait faire son entrée dans le XXIème siècle en tant que puissance régionale». Outre la démonstration que l’ambition turque est bien panturque et hégémonique, cette phrase créa un réel malaise en Russie et ne manqua pas d'irriter ses nouveaux partenaires centrasiatiques, soucieux de préserver leur souveraineté fraîchement acquise[2]. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le troisième millénaire a vu naître les premiers conflits politiques et commerciaux qui ont sérieusement mis à l’épreuve la solidarité panturque. Un différend oppose Azéris et Turkmènes sur le partage des richesses de la mer Caspienne. De plus, la Turquie ayant accueilli des opposants au régime ouzbek, elle se voit accusée d’avoir voulu déstabiliser le régime ouzbek entraînant le retour précipité d’étudiants ouzbeks de Turquie. En outre la Turquie a demandé le maintien au sol d’avions de la compagnie Air Astana en Turquie en garantie du paiement d’une dette par le gouvernement kazakhe. En tout état de cause, ces nombreux exemples montrent l'inadéquation du modèle panturc[3] importé de Turquie à la réalité géopolitique régionale.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Astana, nouvelle capitale du monde turc ?Cependant les échanges commerciaux ont continué de progresser. La Turquie est devenue la seule puissance intermédiaire à s’être octroyé une place de choix au milieu des grandes puissances que sont la Russie, l’Europe et la Chine. Elle importe d’Asie centrale des matières premières et leur exporte en retour des produits manufacturés. On notera au passage la signature en 2005 avec le Kazakhstan d’un important contrat de fourniture d’équipements militaire d’un montant de 900 millions de dollars pour lequel certains veulent voir les fruits de la politique panturque. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le paysage économique de l’Asie centrale se modifie peu à peu avec, en figure de proue, le Kazakhstan qui se distingue particulièrement par son dynamisme. Avec un PIB à parité de pouvoir d’achat qui a atteint 11.000 $/hab. en 2007, il a dépassé celui de la Turquie de 9.000 $/hab. et fait donc glisser le centre d’influence économique du monde turc, d’Ankara vers Astana, ce qui n'est pas sans poser la question du positionnement géopolitique du Kazakhstan, à la croisée des mondes russe, chinois, européens et turc. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En 2007, le Kazakhstan a décidé d’exporter son gaz par la seule voie de la Russie. S'il devait prendre la même décision à propos de l'exportation de son pétrole dont la production devrait augmenter considérablement[4] (ce qui signifierait remettre l’ensemble de sa production énergétique aux mains de la Russie), Astana réduirait à néant tous les espoirs turcs de construction de l’espace panturc. A contrario, s’il devait choisir la voie alternative de la Turquie, en plus d’assurer la diversification de ses débouchés, le Kazakhstan pourrait conserver un rôle prépondérant sur la scène internationale. Dans ce dernier cas, l’opportunité s’offrirait au Kazakhstan de reprendre l’initiative sur le dossier panturc, en proposant un nouveau modèle de relation au sein du monde turc, au coté duquel le rôle de la Russie serait clairement identifié. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Jean Paul Roux – Histoire des Turcs – Fayard 2000&lt;br /&gt;[2] Bayram Balci – Les relations entre la Turquie et l’Asie centrale Turcophone. Cairn 2005&lt;br /&gt;[3] Patrick Karam – Asie Centrale. Le nouveau Grand Jeu – L’Harmattan 2002 – p. 143-152&lt;br /&gt;[4] Philippe Sébille-Lopez – Géopolitiques du pétrole – Armand Colin 2006 – p. 185-237&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par Serge PREVOT &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Publié sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;http://www.regard-est.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a class="dp" href="http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=836"&gt;Dossier : "Asie centrale - UE: une «belle» indifférence?"&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-4376796954294840741?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/4376796954294840741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/04/linfluence-turque-faiblit-en-asie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/4376796954294840741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/4376796954294840741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/04/linfluence-turque-faiblit-en-asie.html' title='L’influence turque faiblit en Asie centrale'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-8837093698353972596</id><published>2008-03-15T14:10:00.000-07:00</published><updated>2009-09-11T14:29:13.100-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hélène Rousselot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><title type='text'>Kachagan : une illustration de la gestion politique des hydrocarbures au Kazakhstan</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/SqrAobPcx3I/AAAAAAAAB80/a58_vVdwjiY/s1600-h/Vue+A%C3%A9rienne+Kashagan.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380324505587337074" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 214px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/SqrAobPcx3I/AAAAAAAAB80/a58_vVdwjiY/s320/Vue+A%C3%A9rienne+Kashagan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Par Samuel LUSSAC et Hélène ROUSSELOT Le 15/03/2008 &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le dernier retard de la mise en exploitation d'un des plus grands gisements d'hydrocarbures découverts ces trente dernières années a provoqué une crise durant l'été 2007 entre les autorités du Kazakhstan et les «Majors» chargées de sa future exploitation. Or, les gisements de la Caspienne, et de Kachagan en particulier, apparaissent de plus en plus comme une alternative à ceux du Moyen Orient après le 11 septembre, mais aussi en raison de l'épuisement des réserves en Azerbaïdjan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un immense défi technologique Kachagan est un gisement sous-marin, situé en mer Caspienne, au large d'Atyrau, dans le secteur kazakh. Il est connu, depuis les années 1970, des Soviétiques qui «avaient déjà procédé à une reconnaissance sismique du nord de la Caspienne. Ils y avaient décelé une structure longue de 80 km, large de 25 km, profonde de 4.000 à 5.000 mètres et recouverte d'une épaisse couche de sel. Aucun forage n'avait alors été entrepris»[1]. Ce n'est qu'à partir de 1993 qu'une vaste campagne d'exploitation est lancée par un consortium formé de sept firmes transnationales, ainsi que de la compagnie nationale kazakhe[2]. Cette campagne aboutit à la signature d'un accord de partage de production en novembre 1997, largement favorable aux compagnies pétrolières au détriment du Kazakhstan, comme c'était alors le cas pour bon nombre des accords de ce type signés dans le monde. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si l'évaluation de ces réserves va en s'accroissant (estimées entre 5 et 10 milliards de barils en 2001, elles passaient à 7-9 milliards de barils en juin 2002 et à 9-13 milliards de barils en 2007), les difficultés liées aux conditions géologiques, géographiques et climatiques font de ce projet un défi sans précédent: la teneur en soufre y est exceptionnellement élevée, la faible profondeur des eaux a requis la conception de nouveaux matériels pour le forage, le niveau de la mer varie selon les années et des brise-glaces spéciaux doivent intervenir durant quatre mois de l'année.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Rivalités entre «Majors» et choix de l'opérateur&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au mois d'août 1998, le gouvernement vend ses parts à l'Américain Phillips Petroleum et au Japonais Inpex pour 500 millions de dollars. Cette même année, les neuf sociétés forment le consortium OKIOC. Celui-ci devient AGIP KCO en 2001 et se dote alors d'un opérateur[3]. Le choix se porte, par défaut, sur Eni, l'Italien apparaissant comme un compromis, dans un contexte de rivalités entre sociétés pétrolières, ExxonMobil, Shell et Total se disputant ce rôle d'opérateur. BP et Statoil se retirent du consortium en 2002. Au printemps 2007, les parts dans le consortium étaient réparties ainsi: Eni, Total, ExxonMobil et Shell détenaient chacune 18,52%, ConocoPhillips[4] 9,26%, Inpex et la compagnie nationale kazakhe KazMounaïGaz 8,33% chacune. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Du point de vue technologique, le choix d’ENI apparaît quelque peu surprenant. En effet, tout en étant une firme reconnue sur le marché de l’énergie, ENI ne fait pas pour autant partie des Majors comme BP, Chevron Texaco ou ExxonMobil. Elle ne maîtrise pas les dernières technologies de pointe dans l’exploitation des gisements offshore à très grande profondeur[5]. Ceci explique, en partie seulement, les retards d’exploitation de Kachagan aujourd’hui: s’il est certain que les conditions inédites rendent difficile l’exploitation, il semble en l’occurrence qu’ENI soit moins en mesure de répondre aux défis technologiques posés par Kachagan que, par exemple, Total. Grâce à son expérience sur le gisement de Lacq, la firme française maîtrise en effet l'exploitation de champs dont la teneur en hydrogène sulfuré est très élevée[6]. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourquoi, donc, le Kazakhstan a-t-il choisi ENI comme opérateur en 2001? Ici, le facteur géopolitique semble prendre le pas sur la raison économique. Dès la découverte du gisement, se pose la question de l’évacuation de ces ressources considérables. Trois possibilités se font jour: l’utilisation des pipelines russes, le raccordement à l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) dont la construction a été grandement motivée par la découverte du gisement de Kachagan et l’utilisation du système de swap iranien[7]. Dans le cadre de sa politique étrangère multi-vectorielle, le Kazakhstan ne souhaite pas s’engager en faveur de telle ou telle solution, et ainsi en faveur de telle ou telle grande puissance étatique. Le choix d’un opérateur se trouve donc considérablement réduit: une firme russe comme Lukoil favoriserait le raccordement aux oléoducs sous contrôle russe et les compagnies américaines seraient susceptibles de militer pour le BTC et refuseraient de toute façon toute évacuation via l’Iran. Dès lors, troisième possibilité, le choix d’une firme européenne paraît plutôt logique, celle-ci n’ayant pas d’a priori sur la ou les voies d’exportation des ressources pétrolières. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un observateur kazakhstanais faisait remarquer en 2001 que la domination des compagnies européennes dans ce consortium était une bonne chose pour le Kazakhstan car celles-ci auraient une approche plus rationnelle des tracés des voies d'évacuation du pétrole de la Caspienne que les Américaines, dont les choix sont dictés par la politique anti-Iran. En outre, une firme européenne dispose des moyens financiers nécessaires à un tel projet, notamment grâce aux fonds prodigués par l’UE à travers le programme TACIS. Le choix d’ENI s’impose donc tout naturellement à N.Nazarbaev en vertu de la ligne politique qu’il donne à l’Etat kazakh.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Atermoiements à répétition et crise de l'été 2007&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En décembre 2001, les travaux, comme le raccordement au Caspian Pipeline Consortium (CPC), allaient pouvoir commencer, avec un début d'exploitation estimé en 2005. C'était sans compter avec les reports de 2004, 2005 et de juillet 2007. Au moment où éclate la dernière crise, le coût des retards accumulés, et dus en partie aux questions de sécurité, atteignait 136 milliards de dollars. Les autorités kazakhstanaises répondent à l'annonce de ce troisième report, par la menace de priver ENI de son statut d'opérateur. Parmi les autres «fautes» reprochées à ENI, figurent des règles douanières non respectées, des nuisances écologiques et des risques d'incendie sur le site. Le 6 août 2007, commencent des négociations entre les parties mais aucun compromis n'est trouvé début septembre. Astana évoque une annulation du contrat signé en 1997, réclame 10 milliards de dollars en guise de compensations ainsi qu'une augmentation des parts du Kazakhstan dans le profit oil de 10 à 40%. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les raisons de la colère&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si les points de désaccord entre Astana et Agip KCO mènent à une crise sérieuse cet été 2007, c'est que les raisons du mécontentement de l'Etat kazakh sont nombreuses. Parmi elles, le souhait des autorités kazakhstanaises de contrôler les dépenses, ce que ne prévoyait pas l'accord de partage de production. La hausse des coûts de la mise en exploitation du gisement remet en cause les futurs revenus que le Kazakhstan peut en tirer puisque, selon cet accord, ce sont les investisseurs qui rentrent d'abord «dans leurs frais». Par ailleurs, ce retard compromet la politique de N.Nazarbaev qui veut faire du Kazakhstan l'un des dix plus gros exportateurs de pétrole avec une production de 140-150 millions de tonnes de pétrole à l'horizon 2015. Le gisement de Kachagan est censé en produire presque la moitié. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'éclatement de cette crise à l'été 2007 peut aussi s'expliquer par des facteurs internes comme la question de la sous-utilisation de la main d'œuvre et des sous-traitants kazakhstanais. Ce point, déjà soulevé en 2004, a été un des reproches adressées à ENI: les autorités kazakhstanaises veulent en effet diversifier les secteurs de l'économie, rendre les entreprises nationales compétitives grâce à des transferts de technologie et à leur participation aux projets internationaux. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par ailleurs, les deux dernières crises ayant correspondu à une période électorale (présidentielle en décembre 2005 et législatives en août 2007), la gestion des relations avec les compagnies étrangères a évidement un caractère électoraliste. Le retard annoncé durant l’été 2007 jetait en effet une ombre sur les promesses concernant l'amélioration du secteur social. Du reste, la révision des contrats portant sur l'exploitation des matières premières est un thème du Programme du parti social-démocrate qui réclame une hausse des pensions des retraités conditionnée, elle aussi, à l'augmentation des revenus tirés des hydrocarbures. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cependant, la crise autour du gisement de Kachagan ne saurait s’expliquer que par la politique intérieure de l’Etat kazakh. En effet, cette crise est aussi révélatrice des enjeux de l'énergie aujourd'hui. L’éclatement de la crise autour du gisement de Kachagan est bien évidemment lié à la flambée des prix du pétrole. Alors que l'accord de partage de production avait été négocié au moment où le prix du baril de pétrole oscillait entre 10 et 20 dollars, l’explosion du prix de ce dernier laisse entrevoir de nouveaux profits pour les firmes transnationales. Il est donc logique que le Kazakhstan cherche aussi à engranger des revenus supplémentaires. Mais cela nécessite la remise en cause de l'accord, ce qui n’est pas chose facile, et ce encore plus quand l’exploitation de ce gisement apparaît chaque jour plus difficile.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Une bonne opération pour Astana&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est donc après de longs mois de négociations qu’a été conclu un compromis le 14 janvier 2008, consistant en un amendement de l'accord. D’un point de vue financier, la taxe sur les exportations mise en place en 2004 sera remplacée par une taxe sur la production. Une telle mesure va profiter nettement au Kazakhstan puisque ce ne sont plus les volumes de pétrole exporté qui vont être taxés mais les volumes exploités. Une telle taxe appliquée à Kachagan est très intéressante pour l’Etat. Le vice-ministre des Finances ne s’y est d’ailleurs pas trompé en déclarant récemment que cet impôt allait «accroître sensiblement les revenus budgétaires» du Kazakhstan. D’autre part, le consortium Agip KCO va devoir indemniser le Kazakhstan pour les retards pris dans l’exploitation du champ. Et si, pour le moment, cette indemnisation s’élève à 3,2 milliards d’euros sur la base du calcul d’un baril à 65 dollars, il ne fait aucun doute que celle-ci atteindra les 5 milliards de dollars en vertu d’un baril autour de 90 dollars. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au niveau politique, la crise s’est conclue par l’accroissement de la part de la compagnie kazakhe KazMunaiGaz dans le consortium Agip KCO, qui passe de 8,33% à 16,8%, en échange du versement de 1,8 milliard de dollars. Compte tenu de l’indemnisation versée par les firmes pétrolières transnationales au Kazakhstan, l’Etat kazakh a donc réalisé une opération blanche afin de peser plus au sein d’Agip KCO. Par ailleurs, la crise autour du gisement de Kachagan s’est soldée par la marginalisation de l’opérateur principal ENI dont la position était déjà fragilisée depuis son entrée dans la BTC Pipeline Company en 2002 et surtout depuis son rapprochement en juin 2007 avec Gazprom sur le projet de gazoduc South Stream. Dès lors, ENI n’apparaissait plus comme garante de la politique étrangère multi-vectorielle promue par l’Etat kazakh. Il n’est donc pas étonnant que la résolution de la crise se soit traduite, entre autres, par la décision de mettre en place une gestion collégiale de l’opération de Kachagan. C’est là un véritable camouflet pour ENI qui était seul opérateur depuis 2001. C’est aussi une déception pour la firme d’origine américaine ExxonMobil qui, en vertu de son «indépendance» (elle ne fait pas partie de la BTC Pipeline Company) et de son statut, espérait reprendre l’opération du gisement. Mais Astana n’a pas voulu confier le contrôle de 70% de la production pétrolière kazakhe (Chevron est déjà l’opérateur du gisement de Tenguiz) à des compagnies d’origine américaine. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La crise autour du gisement de Kachagan s’est donc conclue en six mois, marquant une nouvelle étape du retour de l’Etat kazakh dans la gestion de ses affaires pétrolières. Cette crise met aussi en exergue les limites de la politique multi-vectorielle du Kazakhstan. Si le choix d’ENI comme opérateur du gisement de Kachagan était cohérent d’un point de vue géopolitique, il n’est pas sûr qu’il l’ait été au niveau économique. Et ce problème risque de se répéter autour de la question de l’exportation des ressources énergétiques kazakhes. Alors qu’Astana semble avoir opté pour une «division de l’exportation», le gaz passant par les tubes russes et le pétrole par le BTC, il n’est pas sûr qu’une telle solution soit viable sur le long terme. Le Kazakhstan risque de devoir rapidement choisir entre une Russie, partenaire historique, et des Etats sud-caucasiens encouragés par l’Occident et voulant accroître toujours plus leurs relations avec leur grand voisin centre-asiatique. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[1] Sénat, Rapport d’information n°320, mai 2001, téléchargeable sur &lt;a href="http://senat.fr/rap/r00-320/r00-3208.html"&gt;http://senat.fr/rap/r00-320/r00-3208.html&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[2] Les sept firmes transnationales sont Eni-Agip (Italie), BG Group (Grande Bretagne), Mobil (Etats-Unis), Shell (Pays-Bas), Total (France), BP (Grande-Bretagne) et Statoil (Norvège).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[3] Le terme «opérateur» désigne dans le vocabulaire propre à l’industrie pétrolière une compagnie pétrolière, choisie par ses pairs ainsi que par l’Etat détenteur des ressources, chargée de la mise en exploitation d’un gisement pétrolier. L’opérateur devra donc assumer le leadership (avec le degré de responsabilité inhérent) dans la mise en production du gisement et dans la coordination des différents travaux des acteurs publics et privés impliqués dans l’exploitation de ce gisement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[4] Conoco Inc. et Phillips Petroleum fusionnent en 2002.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[5] OTC, «How do you follow an act like Kashagan», OTC Show Daily, 5 février 2007. Voir aussi le site d’Offshore Technology: &lt;a href="http://www.offshore-technology.com/projects/kashagan/"&gt;www.offshore-technology.com/projects/kashagan/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[6] Total, «Les voies possibles pour garantir les approvisionnements», Energies, n°12, automne 2007, pp.12-24.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[7] Selon ce système, le pétrole caspien est envoyé dans les raffineries du nord de l’Iran, notamment à Neka et, en échange, l’Iran livre du pétrole iranien de quantité et de qualité égales aux tankers dans les ports du golfe Persique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-8837093698353972596?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/8837093698353972596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/03/kachagan-une-illustration-de-la-gestion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/8837093698353972596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/8837093698353972596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2008/03/kachagan-une-illustration-de-la-gestion.html' title='Kachagan : une illustration de la gestion politique des hydrocarbures au Kazakhstan'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/SqrAobPcx3I/AAAAAAAAB80/a58_vVdwjiY/s72-c/Vue+A%C3%A9rienne+Kashagan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1060380121208305206.post-2661359956325220628</id><published>2007-11-15T12:23:00.000-08:00</published><updated>2010-03-03T14:31:23.169-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adrien Fauve'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aménagement Territoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sciences Po'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géopolitique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><title type='text'>Astana, nouvelle capitale du Kazakhstan : entre mythe et réalités</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S4128rvHxUI/AAAAAAAACis/lu6lLQ3lHOQ/s1600-h/imgarticle_20071114034403.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5444138309465392450" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 135px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S4128rvHxUI/AAAAAAAACis/lu6lLQ3lHOQ/s320/imgarticle_20071114034403.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La capitale du Kazakhstan, transférée à Akmola en 1997, à 1.300 kilomètres au nord d’Almaty a été rebaptisée Astana. C'est la capitale la plus récente au monde, Pyinmana mise à part[1]. Déplacer la capitale d’un Etat est une décision majeure. Des exemples historiques (Madrid, Saint-Pétersbourg, Brasilia) témoignent de la volonté de réforme qui caractérise ces projets. L’initiative apparaît comme un cas unique dans l’espace post-soviétique. Dix ans se sont écoulés depuis, c’est l’occasion d’en dresser un bilan politique, économique et social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site d’Astana a changé de nom à plusieurs reprises au cours du 20e siècle. D’abord fondée sous le nom d’Akmolinsk en 1830, la localité acquiert en 1862 le statut de ville pour devenir en 1961 «la cité des terres vierges» – en russe Tselinograd – en conséquence de la politique volontariste de mise en valeur agricole, menée sous l’impulsion de N.Khrouchtchev. Tselinograd est donc ainsi devenue une ville à l’activité agro-industrielle. Après l’indépendance, au russe Tselinograd, on préféra le kazakh Akmola. Enfin, on choisit le nom d’Astana (1998), pour se départir du passé russo-soviétique et confirmer la vocation centralisatrice de la ville[2].&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le nom d’Akmola est polysémique. «Tombe blanche», le terme peut aussi avoir le sens de «colline blanche». Il signifie également «tumulus» ou «forteresse», et enfin «abondance blanche». L’expression traduirait la quantité de produits laitiers présents sur le site, en raison des très nombreux troupeaux transhumant dans les steppes alentour. La version finalement retenue fut «lieu blanc sacré». Elle met en avant le caractère symbolique du site.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Akmolinsk, Tselinograd, Akmola, Astana. Cette pluralité de noms est comme le reflet de tournants historiques: conquête, colonisation et russification mises en œuvre par la Russie tsariste, prolongées par le pouvoir soviétique. La période qui s’ouvre avec la chute de l’Union soviétique puis avec le déplacement de la capitale semble également recouvrir une rupture socio-politique. Mais les réformes qui ont rendu aux localités leur nom kazakh, prétendu «d'origine», sont aussi le reflet des processus de réaffirmation identitaire. Ces modifications entrent dans le cadre d’une «kazakhisation» qui se traduit par une politique de promotion de la langue kazakhe, l’exaltation d’un passé légitimant la préséance des Kazakhs dans l’appareil d’Etat ou la résurgence de mythes fondateurs évoquant une sorte d’âge d’or dans l’histoire de la nation.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;«Un nouvel Etat, une nouvelle capitale», à l’espace urbain hétéroclite&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Astana est située au croisement de deux grands axes ferroviaires[3]. Ce qui la relie aux bassins industriels de l’Oural et de Sibérie occidentale. La ville présente en outre un espace urbain hétéroclite. On y trouve de l’habitat russe traditionnel (izba), des complexes d’habitation de type soviétique (barres de cinq étages) dont certains sont rénovés, et des bâtiments neufs, au profil presque post-moderne, associant verre, marbre, acier et béton. Ces matériaux souvent onéreux (mais de résistance et de qualité très moyennes) sont utilisés pour les façades et les pignons, mais les arrière-cours réservent parfois des surprises. La mauvaise qualité de certaines réalisations et la concentration des moyens en façade sur rue ne sont pas sans rappeler les fameux villages «Potemkine», conçus pour présenter au souverain russe les provinces rurales sous leur meilleur jour.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le paysage d’Astana est également celui d’une ville de pouvoir: bâtiments officiels neufs, confinant parfois au gigantisme et à la démesure, mise en scène d’une idéologie nationale, plan caractéristique d’une symbolique politique, tout concorde pour faire d’Astana la vitrine d’un nouveau Kazakhstan. «Un nouvel Etat, une nouvelle capitale», ainsi s’incarne l’ambition de renouveau.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Volonté de ré-appropriation politique et identitaire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais si le déplacement de la capitale est voulu comme le symbole d’un nouveau départ pour le Kazakhstan indépendant, cet épisode –en dépit des apparences– révèle aussi un héritage pétrovien et soviétique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Projet pharaonique, défi à la nature que constitue l’érection d’une capitale sur des marais et sous un climat hostile, ordonnancement rationnel, volonté de réforme et de rupture historique, administration réorganisée et «modernisée», choix fondé sur la géostratégie, critique et raillerie des contemporains: les termes incitant à filer l’analogie entre Noursoultan Nazarbaev et Pierre le Grand, Astana et Saint-Pétersbourg ne manquent pas.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le transfert relève d’autre part d’une politique de grands projets, censés moderniser les infrastructures du pays et alimenter l’économie nationale. Il mobilise les forces vives dans le cadre d’une campagne promotionnelle optimiste et enthousiaste.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autre élément: Astana, était autrefois le centre de la région dite des Terres vierges. Le choix d’y localiser le nouveau centre névralgique du pays relève en un sens d’une volonté de ré-appropriation: le peuplement de cette partie du territoire national présentait jusqu’alors une majorité de populations «européennes» ou «slaves» (Russes, Ukrainiens etc.). Les velléités sécessionnistes qui ont agité ces provinces, au lendemain de l’éclatement de l’URSS, apparaissent comme une menace pour l’intégrité territoriale du pays. Dans cette perspective, il y a rupture dans la continuité. Les nouveaux colons d’aujourd’hui ne sont en effet plus les agriculteurs des années 1950 et 1960, venus des provinces «européennes» de l’Union soviétique ou du Caucase, mais bien des fonctionnaires, kazakhs pour la plupart.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Centralité, eurasisme et développement&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le cœur de la version officielle se résume à trois idées maîtresses: la centralité, l’eurasisme et la stratégie de développement «Kazakhstan 2030».&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En effet, selon la rhétorique du pouvoir, la centralité du site et la particularité de sa situation seraient en parfaite concordance avec la vocation eurasiatique de la nation prônée par le pouvoir. Astana est également censée jouer un rôle primordial dans la stratégie de développement du pays, en particulier pour son insertion dans le marché mondial.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La ville se trouve à peu près au centre du pays, mais sa centralité (au sens des flux migratoires ou de capitaux par exemple) est relativement réduite, tant la ville d’Almaty demeure le poumon économique du pays.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette situation prétendument centrale serait la clé de voûte de l’émergence économique du pays et l’affirmation d’une position privilégiée du Kazakhstan sur le continent eurasiatique. Le Kazakhstan serait alors un pont entre Orient et Occident, par lequel transiteraient tous les échanges, une plate-forme de circulation, faisant renaître l’imagerie séculaire de la route de la soie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien que ces éléments aient été mis en avant dans un souci de souligner un tournant historique, on peut y voir la prégnance d’un héritage de la période soviétique: diffusion de discours enthousiastes, mobilisation de l’économie autour de grands projets, idéologie presque messianique, cristallisation de l’épisode autour de la figure du Président, architecte de l’indépendance et instigateur du projet.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Un investissement de plus de 1,5 milliard de dollars à l'horizon 2030&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur le plan économique, si la nouvelle capitale du Kazakhstan a été en partie érigée à l’aide de capitaux étrangers (Saud Ben Laden Group, organisation japonaise de coopération) et grâce aux revenus pétroliers, elle est aussi prise en charge par le budget national. Une zone économique spéciale (ZES, sorte de zone franche) y attire les investisseurs étrangers et accélère le développement des nouveaux quartiers d’affaires. Mais la flambée des prix, due à l’arrivée croissante d’une population active dans ce nouveau bassin d’emploi, en particulier dans le secteur du bâtiment et des services (publics ou privés), est à l’origine de problèmes sociaux, de logement en particulier. Alors que les bâtiments construits sont de moyen ou de haut standing et que la main-d’œuvre afflue des provinces et des pays limitrophes (Ouzbékistan, Kirghizistan), les autorités ne savent comment évaluer et contrôler la population présente sur place (environ 600.000 habitants).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Edifier la capitale à Tselinograd-Akmola (et non ex-nihilo) a permis de réduire les dépenses, dans une période de difficultés financières. Mais le sol de la steppe y est plutôt instable et les constructions nécessitent des fondations très spécifiques. En raison de la rudesse de l’hiver, la construction doit se jouer de températures très basses par un système d’isolation, notamment pour le séchage du béton. Ce qui coûte cher. Au total, les autorités prévoient qu’Astana représentera en 2030 un investissement de 1,62 milliard de dollars.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Notons que le développement d’Astana permet celui de sa région, en crise depuis l’indépendance. Cependant, cette politique d’aménagement est biaisée car Astana est un pôle de consommation plutôt que de production: elle reçoit une aide étatique considérable et disproportionnée au regard de l’ensemble du pays. Le problème de la redistribution spatiale des richesses nationales se pose donc. Or, un des arguments du transfert était celui d’une politique d’aménagement utile pour tous. Le titre du programme «L’essor d’Astana, c’est l’essor du Kazakhstan» le rappelle. Mais Astana ne produit pas autant de richesses que sa rivale Almaty où se trouve encore la population la plus qualifiée, en particulier dans le secteur tertiaire. Ce qui invite à considérer Astana comme une capitale pour l’instant incomplète, au rayonnement régional, alors qu’Almaty peut être perçue comme un pôle structurant, jouissant d’une influence internationale, notamment à l’échelle de l’Asie centrale post-soviétique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Présenté comme «l’incarnation de la conception eurasiatique du Président», le déplacement du centre administratif de la République est un temps fort de l’histoire récente du pays. Cet épisode apparaît comme le point d’orgue du processus d’affirmation de souveraineté et d’indépendance politique du Kazakhstan, mais ne saurait occulter tout héritage datant des périodes impériale et soviétique, ces «anciens régimes». Il s’inscrit donc entre le mythe de la de rupture et une réalité faite de continuités.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[1] Nouvelle capitale de la Birmanie depuis 2005.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[2] Astana signifie en effet «capitale» en langue kazakhe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[3] La ville se situe à l’intersection de la ligne Petropavlovsk – Almaty via Karaganda qui contourne à l’Ouest le lac Balkhach et de celle qui relie Barnaoul à Oufa, deux villes russes situées sur la ligne du Transsibérien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le 15/11/2007 sur &lt;a href="http://www.regard-est.com/"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Regard sur Est&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;par Adrien FAUVE, allocataire de recherche au CERI (CNRS – Sciences Po)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Source Photo : Astana, source : advantour.com &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1060380121208305206-2661359956325220628?l=eurokazresearch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/feeds/2661359956325220628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2007/11/astana-nouvelle-capitale-du-kazakhstan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2661359956325220628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1060380121208305206/posts/default/2661359956325220628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eurokazresearch.blogspot.com/2007/11/astana-nouvelle-capitale-du-kazakhstan.html' title='Astana, nouvelle capitale du Kazakhstan : entre mythe et réalités'/><author><name>Eurokaz.org</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08020960593927784353</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/Sj4xJkyiiTI/AAAAAAAABPc/E8A0gF-kx1M/S220/logo+5+copie.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_W9UTiNPnLW8/S4128rvHxUI/AAAAAAAACis/lu6lLQ3lHOQ/s72-c/imgarticle_20071114034403.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
